Les croissances modestes reflètent la fragilité de l'économie, selon les économistes de Desjardins

Les marchés financiers réagissent de façon modérée aux inquiétudes

LÉVIS, le 20 juin 2011 /CNW Telbec/ - Selon les Études économiques du Mouvement Desjardins, les indicateurs économiques donnent des signaux de faiblesse dans plusieurs pays industrialisés, notamment aux États-Unis. Il ne faut pas y voir une nouvelle tendance, mais plutôt les effets combinés de plusieurs facteurs temporaires coïncidents. « La croissance en seconde moitié d'année devrait se raffermir et se poursuivre en 2012, sans toutefois être exceptionnelle », a déclaré le vice-président et économiste en chef de Desjardins, M. François Dupuis.

Le Canada cité en exemple
La reprise est terminée au Canada et le pays est entré dans une nouvelle phase d'expansion. Malgré une position relativement enviable, l'économie canadienne devra jongler avec plusieurs défis : la fin graduelle des plans de relance des gouvernements, les restrictions budgétaires et une devise dont la valeur élevée nuit encore aux exportations. Des augmentations de taux d'intérêt en seconde moitié d'année auront un effet négatif sur le marché immobilier et sur la consommation. Les entreprises devraient toutefois poursuivre leurs investissements. « La croissance économique pour 2011 a été révisée à la baisse de 3,0 % à 2,9 % en raison d'une faiblesse temporaire au printemps, alors que celle pour 2012 est maintenue à 2,7 % », souligne pour sa part le directeur et économiste en chef adjoint de Desjardins, M. Yves St-Maurice.

Les provinces de l'Ouest et Terre-Neuve-et-Labrador sont actuellement avantagées par les prix élevés du pétrole. La Colombie-Britannique pourrait être favorisée en fin d'année et en 2012 par les efforts de reconstruction au Japon. L'Ontario profitera du retour du secteur automobile, même si, à court terme, la province souffrira de problèmes d'approvisionnement en provenance des usines japonaises. La construction résidentielle n'a pas vraiment ralenti pour l'instant, mais cela ne saurait tarder. La consommation manque un peu de vigueur, perturbée, entre autres, par la hausse des prix de l'essence. En moyenne, le PIB réel de l'Ontario devrait augmenter de 2,8 % en 2011 et de 2,5 % en 2012, une performance similaire à celle du Canada.

Les dépenses des ménages ont été plus malmenées au Québec que dans la plupart des régions du Canada en début d'année, probablement en raison de la hausse de 1 % de la taxe de vente en janvier. Par contre, la situation favorable du marché du travail aide à maintenir la confiance des consommateurs. Le Québec se distingue de l'Ontario et du reste du Canada surtout par la faiblesse de ses exportations. Cette situation se reflète sur les croissances prévues au Québec en 2011 et en 2012, établies respectivement à 2,2 % et à 2,3 %.

Les événements au Japon brouillent les pistes
La croissance économique mondiale tournera autour de 4,0 % pour 2011 et 2012, loin des 4,7 % enregistrés en 2010. Il existe toujours une dichotomie importante entre la performance des pays industrialisés et celle des pays émergents. Alors que les premiers se dirigent vers une croissance économique de 1,9 % en 2011 et de 2,5 % en 2012, la performance des seconds sera plutôt de 5,9 % pour ces deux mêmes années. Les dégâts causés par le tremblement de terre et le tsunami du 11 mars dernier au Japon et les problèmes subis à plusieurs centrales nucléaires ont eu des répercussions sur l'économie mondiale. Plusieurs pays industrialisés verront donc leur économie ralentie au printemps par les effets collatéraux de ces événements récents. En revanche, ces effets seront temporaires. Les efforts de reconstruction se répercuteront positivement à l'échelle mondiale au deuxième semestre.

La croissance des États-Unis a été révisée à la baisse de 2,7 % à 2,5 % pour 2011 et est maintenue à 3,0 % pour 2012. La consommation devra se raffermir et les effets temporaires liés au Japon devront s'estomper rapidement. « Les problèmes structurels de l'économie américaine, auxquels on doit ajouter l'endettement public qui suscite l'inquiétude des agences de notation, ne peuvent se régler sans coût sur la croissance économique », a ajouté M. Dupuis.

Les banques centrales sont peu pressées de réagir
Malgré une résurgence de l'inflation, la plupart des autorités monétaires semblent considérer l'importance des nombreux risques à l'échelle planétaire. Les principales banques centrales épousent un comportement prudent, et les prochaines hausses de taux directeurs au Canada et au Royaume-Uni pourraient ne survenir qu'à la fin de l'été. La Banque centrale européenne est plus déterminée et elle devrait récidiver avec une autre hausse de taux en juillet. Quant à la Réserve fédérale, il faudra attendre l'an prochain avant de la voir relever ses taux.

La stabilisation prévue des prix du pétrole autour de 100 $ US le baril pour 2011 devrait enlever un peu de pression sur l'inflation au cours des prochains mois. « Le retour d'une croissance plus soutenue en seconde moitié d'année favorisera les marchés boursiers, qui devraient afficher des rendements annuels de près de 10 % au Canada et de 15 % aux États-Unis en 2011 », a conclu M. Dupuis.

Pour plus de renseignements, consultez la plus récente étude à l'adresse suivante : www.desjardins.com/fr/a_propos/etudes_economiques/previsions/financieres_trimestrielles/.

À propos du Mouvement Desjardins
Avec un actif de plus de 184 milliards de dollars, le Mouvement Desjardins est le premier groupe financier coopératif du Canada et le sixième dans le monde. S'appuyant sur la force de son réseau de caisses au Québec et en Ontario, ainsi que sur l'apport de ses filiales dont plusieurs sont actives à l'échelle canadienne, il offre toute la gamme des produits et services financiers à ses 5,8 millions de membres et clients. Le Mouvement Desjardins, c'est aussi le regroupement d'expertises en Gestion du patrimoine et Assurance de personnes, en Assurance de dommages, en Services aux particuliers ainsi qu'en Services aux entreprises.  L'un des plus importants employeurs au pays et lauréat 2010 du Programme des 10 cultures d'entreprise les plus admirées au CanadaMC, il mise sur la compétence de ses 42 500 employés et l'engagement de près de 6 000 dirigeants élus. En 2010, le Mouvement Desjardins a été consacré l'institution bancaire de l'année au Canada par la revue britannique The Banker. Pour en savoir plus, consultez le site www.desjardins.com.

SOURCE LE MOUVEMENT DES CAISSES DESJARDINS

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François Dupuis                                                      Yves St-Maurice
Vice-président et économiste en chef                     Directeur et économiste en chef adjoint
514 281-7322 ou 1 866 866-7000, poste 7322      514 281-7009 ou 1 866 866-7000, poste 7009

 

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