Les commissaires de la Commission de vérité et de réconciliation annoncent leur décision de démissionner



    OTTAWA, le 30 janv. /CNW Telbec/ - Les commissaires Claudette
Dumont-Smith et Jane Morley ont annoncé aujourd'hui leur intention de
démissionner de leur poste de commissaire de la Commission de vérité et de
réconciliation relative aux pensionnats indiens (CVR) le 1er juin 2009.
    "Nous avons été très honorées d'avoir été choisies comme commissaires.
Nous chérirons cette expérience exceptionnelle et inoubliable pendant le reste
de notre vie. Nous regrettons personnellement de ne pas continuer à assumer
notre rôle de commissaire pendant toute la durée de notre mandat de cinq ans.
Toutefois, nous sommes convaincues que l'heure est venue pour nous de nous
retirer et de laisser d'autres personnes remplir cette mission exigeante mais
gratifiante", ont affirmé les commissaires dans une déclaration commune
(ci-jointe).
    "Ce qui importe désormais c'est que toutes les personnes qui participent
aux travaux de la Commission se consacrent sans délai à remettre le processus
de vérité et de réconciliation sur la bonne voie", ont-elles ajouté.

    La CVR a été créée à la suite de l'approbation par les tribunaux de la
Convention de règlement relative aux pensionnats indiens négociée par les
avocats des anciens élèves, les avocats des Eglises, le gouvernement du
Canada, l'Assemblée des Premières Nations et d'autres organisations
autochtones.
    La Commission a pour mandat de documenter les témoignages des survivants,
de leurs familles, de leurs communautés et de toute personne touchée par les
séquelles des pensionnats indiens.

    
       Déclaration commune de Claudette Dumont-Smith et de Jane Morley,
         commissaires de la Commission de vérité et de réconciliation

    Nous annonçons aujourd'hui avec tristesse notre intention de démissionner
    de notre poste de commissaire de la Commission de vérité et de
    réconciliation relative aux pensionnats indiens le 1er juin 2009.

    Nous avons été très honorées d'avoir été choisies comme commissaires.
    Nous avons accepté de relever ce défi parce que nous croyions que nos
    compétences et nos expériences respectives allaient contribuer au succès
    d'un processus très important pour les survivants des pensionnats
    indiens, pour les Autochtones en général et pour l'ensemble du Canada.

    Nous sommes toutefois arrivées à la conclusion que la meilleure façon
    d'assurer le succès de la Commission de vérité et de réconciliation est
    de nommer de nouveaux commissaires.

    En tant que commissaires, nous avons dû faire face à de nombreuses
    difficultés au cours des six derniers mois. Quoi qu'il en soit, nous
    chérirons cette expérience exceptionnelle et inoubliable pendant le reste
    de notre vie. Nous regrettons personnellement de ne pas continuer à
    assumer notre rôle de commissaire pendant toute la durée de notre mandat
    de cinq ans. Toutefois, nous sommes convaincues que l'heure est venue
    pour nous de nous retirer et de laisser d'autres personnes remplir cette
    mission exigeante mais gratifiante.

    La Commission de vérité et de réconciliation du Canada n'est pas le
    premier processus du genre à connaître un début difficile. Les
    difficultés que nous avons rencontrées ne sont pas rares; de nombreux
    autres processus de vérité et de réconciliation partout dans le monde,
    sinon tous, ont connu les mêmes difficultés. Au lieu de voir ce qui est
    arrivé à l'étape initiale des travaux de la Commission comme une raison
    de douter de son succès à long terme, nous croyons que ces événements
    devraient être vus comme une occasion d'apprendre des difficultés
    rencontrées afin de bâtir un processus plus solide dans l'avenir.

    Bien que nous ne partagions pas l'avis que monsieur le juge Harry LaForme
    a exprimé lorsqu'il a démissionné de son poste de président de la
    Commission de vérité et de réconciliation, nous estimons qu'il ne serait
    d'aucune utilité pour le processus de vérité et de réconciliation, auquel
    nous demeurons profondément attachées, de revoir les déclarations faites
    par le juge au moment de sa démission. Nous sommes convaincues d'avoir
    rempli en tout temps nos fonctions de commissaires avec diligence et
    intégrité. De plus, nous tenons à faire savoir que quels que soient les
    différends que nous ayons pu avoir avec monsieur le juge LaForme, nous
    avons tous, à notre avis, accordé la même importance à la réconciliation
    entre les Autochtones et les non-Autochtones au Canada.

    Ce qui importe désormais c'est que toutes les personnes qui participent
    aux travaux de la Commission se consacrent sans délai à remettre le
    processus de vérité et de réconciliation sur la bonne voie.

    La Commission de vérité et de réconciliation est unique parce qu'elle est
    la première à avoir été créée dans un pays développé, et la première à se
    pencher sur des sévices subis par des enfants confiés à l'Etat et à
    d'autres organisations pendant plus d'un siècle. Ce processus doit
    absolument être mené à bien - pour les survivants, pour leurs familles,
    pour leurs communautés, ainsi que pour tous les Canadiens.

    Heureusement, la solidité du processus ne dépend pas que des
    commissaires. Nous le savons parce que nous avons été témoins du pouvoir
    transmis par les survivants et les autres personnes qui ont raconté les
    expériences vécues dans les pensionnats indiens. Nous avons vu à quel
    point cette divulgation de la vérité peut mobiliser les Canadiens non
    autochtones. Nous croyons qu'au fil du temps, cette mobilisation
    transformera les relations qui ont été profondément brisées par les
    conséquences d'une politique gouvernementale mise en place pour
    "débarrasser les enfants de leur identité d'Indiens".

    Nous nous apprêtons à transférer nos responsabilités aux nouveaux
    commissaires et nous leur offrons toute l'aide que nous pouvons leur
    donner, tant pendant la période de transition qu'au cours des cinq
    prochaines années du mandat de la Commission. Nous leur souhaitons
    également beaucoup de succès tout au long de cette tâche extraordinaire
    qui consiste à entendre les témoignages des personnes qui ont vécu dans
    les pensionnats indiens et, par l'écoute et la consignation de ces
    témoignages, à favoriser la réconciliation entre les Autochtones et les
    non-Autochtones du Canada.

    Migwech - Merci - Thank you!

    Commissaire Jane Morley
    Commissaire Claudette Dumont-Smith
    




Renseignements :

Renseignements: Kimberly Phillips, Relations avec les médias, Commission
de vérité et de réconciliation, (613) 219-5872

Profil de l'entreprise

COMMISSION DE VERITE ET DE RECONCILIATION

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