Les comités de francisation de la FTQ font le point - "C'est le Québec qui donne l'exemple partout dans le monde sur la francisation des milieux de travail et des entreprises" - Louise Beaudoin



    MONTREAL, le 30 mars /CNW Telbec/ - Du Pontiac à Lanaudière, de Gatineau
à l'Assomption, de CAE à Bombadier, Honeywell ou Smurfitstone, près d'une
centaine de membres des comités de francisation de la Fédération des
travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) ont témoigné aujourd'hui des
avancées, mais également de la fragilité ou de la régression dans certaines
entreprises et dans certaines régions, de la francisation des milieux de
travail et des entreprises.

    Les travailleurs québécois et ceux de la FTQ donnent l'exemple

    L'ex-ministre Louise Beaudoin, aujourd'hui professeure à l'UQAM, a
profité de ces témoignages pour livrer un exposé sur l'état des lieux du
français dans le monde et ici même au Québec. "C'est le Québec et les
travailleurs québécois, particulièrement de la FTQ, qui donnent l'exemple
partout dans le monde sur la francisation des milieux de travail et des
entreprises", fait valoir Mme Beaudoin, citant l'exemple d'une entreprise
américaine installée aux Yvelines, en France, où les travailleurs aux prises
avec des manuels et un environnement de travail anglais ont exigé la
francisation de leur milieu de travail.

    Aucun mot sur la culture ou la langue en 33 jours de campagne électorale

    Rappelant que les Catalans avaient importé mot pour mot la loi 101,
Louise Beaudoin y voit la démonstration, notamment avec le développement de
Barcelone, qu'on peut être à la fois être prospères et modernes dans notre
langue. Mais elle évoque également des motifs d'inquiétude, dont celui du taux
d'attraction.
    "Il y a encore 54 % de transfert linguistique de la langue d'usage des
personnes immigrantes (celle parlée à la maison) vers l'anglais",
s'inquiète-t-elle, tout en s'étonnant que "pendant une campagne électorale de
33 jours, on n'ait pas parlé de la langue ou de la culture".

    La langue française comme ciment civique du Québec

    Pour Louise Beaudoin, la langue française devrait être le ciment civique
du Québec, le vecteur de la cohésion sociale, sans quoi on tombe dans le
folklore et la fossilisation, une allusion à peine voilée à la situation de
certaines régions évoquée par des participants à cette journée FTQ des comités
de francisation.

    Le français comme langue internationale

    La professeure de l'UQAM a dit souhaiter que l'enjeu de la diversité
linguistique et culturelle devienne aussi important que celui de
l'environnement, de Kyoto. "Il y a une relation entre vivre en français au
Québec et le français comme langue internationale. Quand on défend le
français, on défend toutes les langues", a conclu Louise Beaudoin.

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Renseignements :

Renseignements: Isabelle Gareau, (514) 953-0142; Louis Cauchy, (514)
235-3996; Source: FTQ


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