Les cataclysmes au Japon freinent les ventes mondiales de véhicules alors que la demande en poids lourds s'accélère : rapport d'Études économiques Scotia

TORONTO, le 6 juin 2011 /CNW/ - Selon le dernier rapport sur le marché mondial de l'automobile publié aujourd'hui par Études économiques Scotia, le secteur automobile et l'économie mondiale subissent toujours les contrecoups du tremblement de terre et du tsunami qui ont frappé le Japon. En effet, les ventes mondiales de véhicules ont ralenti en mai et ont été à peu près égales aux ventes réalisées il y a un an, ce qui représente un important ralentissement comparativement à l'augmentation de 6 % enregistrée au cours des quatre mois précédents. En outre, le repli de la production mondiale de véhicules s'est aggravé en mai, refroidissant encore plus l'activité économique mondiale. Cependant, le nombre de véhicules assemblés ayant atteint un creux, il affichera une augmentation séquentielle à deux chiffres au troisième trimestre, encourageant ainsi la croissance économique.

« Aux États-Unis, les ventes de véhicules se sont effondrées et n'ont atteint que 12 millions d'unités annualisées en mai, ce qui s'explique par une pénurie de modèles japonais chez les concessionnaires », remarque Carlos Gomes, économiste principal et spécialiste du secteur de l'automobile, Études économiques Scotia. « Au cours des quatre mois précédents, les achats s'étaient constamment maintenus au-dessus de la barre des 13 millions d'unités. Excluant les marques japonaises, les ventes continuent de progresser et ont gagné 7 % comparativement aux chiffres de l'année précédente, du fait surtout de l'augmentation de plus de 10 % des ventes des marques sud-coréennes. »

On note dans le rapport qu'on s'attend à ce que ce ralentissement des ventes soit temporaire puisque le secteur a accéléré son programme de production du troisième trimestre de 18 % comparativement à il y a un an. Ce sont les usines canadiennes qui tireront le meilleur parti de cette augmentation de la production entre juillet et septembre, celle-ci devant bondir de 21 % en glissement annuel comparativement à un maigre gain de 3 % au premier semestre de 2011.

« Les ventes de véhicules ont aussi ralenti au Canada le mois dernier : la moyenne annualisée en mars et avril s'établissait à 1,67 million d'unités et s'est repliée à 1,40 million d'unités », poursuit M. Gomes. « En fait, les volumes enregistrés au mois de mai ont été les plus faibles depuis 1997 et, tout comme aux États-Unis, la majeure partie de ce repli est due aux constructeurs japonais. Une pénurie de véhicules continuera de ralentir les ventes pendant l'été, mais on s'attend à une reprise dès que les concessionnaires auront reconstitué leurs stocks, plus tard cette année. »

Demande accrue en transport et meilleure rentabilité accélèrent la reprise du côté des poids lourds

La demande en véhicules poids lourds a grimpé en flèche partout en Amérique du Nord depuis le creux du début de 2010. Leur production a atteint un volume jamais atteint depuis quatre ans et enregistrera d'autres gains puisque le secteur du camionnage n'en est qu'au début d'un cycle de remplacement des parcs. De plus, malgré le ralentissement de la croissance économique aux États-Unis au cours des derniers mois, les principaux indicateurs du marché nord-américain du camionnage sont passés au vert et suggèrent d'autres gains à deux chiffres pour l'an prochain.

Les trois plus grands constructeurs mondiaux de poids lourd prévoient maintenant produire quelque 300 000 véhicules en Amérique du Nord cette année, niveau à peu près comparable à la production annuelle de la dernière décennie et en hausse par rapport à la faible production de 202 000 véhicules en 2010. Cependant, même si la production augmente, la demande est tout de même plus forte que l'offre et porte le carnet de commandes du secteur à son niveau le plus élevé depuis la fin 2006.

« L'augmentation accélérée de la production de poids lourds reflète une avalanche de nouvelles commandes par les propriétaires de parcs de camions qui tentent de répondre à la demande en transport en mettant leurs parcs à niveau et en achetant un plus grand nombre de véhicules », explique M. Gomes. « Il s'agit d'un important revirement par rapport aux dernières années et à la récession mondiale de 2007-2009, années au cours desquelles le secteur du camionnage a connu un grave repli et plus de 6 000 entreprises, souvent petites, ont fait faillite. On estime que la rationalisation du secteur a réduit la capacité nord-américaine en camionnage de quelque 13 % »

La production nord-américaine de camions ayant chuté au cours des dernières années, le secteur est aujourd'hui confronté à des contraintes relatives à sa capacité, et les constructeurs de poids lourds ont entrepris de l'augmenter. Dans une grande usine de New River Valley, en Virginie, 700 travailleurs ont été rappelés pour soutenir la production. Le principal constructeur de camions au monde agrandit ses usines au Mexique. Au Canada, un constructeur a accéléré l'assemblage de camions à son usine de Sainte-Thérèse, au Québec, qui produisait en moyenne 470 camions par mois l'an dernier et qui en produira maintenant plus de 600.

Aux prises avec la diminution de ses parts du marché, un constructeur américain de camions décidera d'ici cet été s'il ouvrira de nouveau son usine d'assemblage de poids lourds à Chatham, en Ontario. En effet, la dégringolade de la demande de camions commerciaux l'avait poussé à mettre fin à la production à cette usine en juin 2009. Même si l'usine de Chatham reprend ses activités, la part du Canada dans l'assemblage de poids lourds en Amérique du Nord aura dramatiquement chuté au cours des dernières années. La production canadienne de poids lourds est en effet passée de 74 000 unités en 2006 à 5 600 véhicules seulement en 2010. Par conséquent, le Canada ne compte plus que pour 2 % du total des poids lourds assemblés en Amérique du Nord, alors que sa part était de 10 % aussi récemment qu'en 2008.

« La production de pneus bénéficiera grandement de la reprise de la demande en poids lourds », conclut M. Gomes. « Un important fabricant de pneus exploite trois usines en Nouvelle-Écosse; celle de Waterville produit notamment des pneus pour camions commerciaux. L'entreprise a embauché récemment 75 nouveaux employés pour ses secteurs technique et de la fabrication, a construit un nouvel édifice et acheté de l'équipement pour accélérer sa production d'un pneu qui se vend très bien. »

Études économiques Scotia propose à sa clientèle une analyse approfondie des facteurs qui façonnent les perspectives du Canada et de l'économie mondiale, notamment l'évolution macroéconomique, les tendances des marchés de change et des capitaux, le rendement des produits de base et de l'industrie ainsi que les enjeux relatifs aux politiques monétaires, fiscales et gouvernementales.

SOURCE Banque Scotia - Rapports Economiques

Renseignements :

Carlos Gomes, Études économiques Scotia, 416-866-4735, carlos_gomes@scotiacapital.com; Patty Stathokostas, Relations avec les médias, Banque Scotia, 416-866-3625, patty_stathokostas@scotiacapital.com

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