Les anti-amiante sortent l'artillerie lourde



    MONTREAL, le 23 oct. /CNW Telbec/ - A la veille de la conférence
internationale visant à décider des substances toxiques devant être ajoutées à
la liste des matières dangereuses (PIC) incluses à la Convention de Rotterdam,
qui se tiendra à Rome la semaine prochaine, on assiste à une montée aux
barricades savamment orchestrée de la part des anti-amiante. Le mouvement pour
faire pression sur le Canada afin qu'il modifie sa position visant à ce que le
chrysotile ne soit pas inclus à la liste PIC de la Convention, a commencé en
Europe sous l'égide du mouvement Ban Asbestos, il y a quelques mois, s'est
poursuivi avec la publication il y a quelques jours d'un texte vitriolique
paru dans le Journal de l'Association médicale canadienne et aujourd'hui ça
culmine avec la pétition des gens de la santé publique.
    Comme l'a déclaré le président de l'Institut du chrysotile, Clément
Godbout : "L'Institut prend acte de cette campagne virulente et déplore
qu'elle serve davantage à nourrir des perceptions et de l'émotivité au lieu de
se fonder sur les abondantes nouvelles preuves scientifiques. Personne ne
contestera le fait que le chrysotile, comme des centaines d'autres produits,
comporte un certain niveau de risque pour la santé. Cependant, son utilisation
sécuritaire est non seulement possible, mais elle s'appuie sur des études
scientifiques récentes, dont trop souvent les autres produits et fibres de
remplacement n'ont pas été l'objet. Toutes nos propositions visant à discuter
de ces études scientifiques sont restées lettres mortes, comme s'il était de
meilleur ton d'exiger le bannissement total sur la foi de données en lien avec
des utilisations passées, tel le flocage et l'usage d'amphiboles, plutôt que
de se fonder sur les avancées scientifiques et technologiques ainsi que sur
les méthodes contemporaines d'utilisation."
    L'Institut du chrysotile, qui participera comme observateur à la
rencontre sur la Convention de Rotterdam, souhaite que les débats sur la
question d'inclure ou non le chrysotile se fassent de façon sereine et
ouverte. Il considère qu'ils doivent prendre en considération les nouvelles
études scientifiques, qui mesurent la différence en termes de dangerosité
entre les différents types d'amiante et analysent les impacts sur la santé
humaine par la mise en place d'approches mesurées et responsables de
l'utilisation du chrysotile, basées sur les plus récents développements
technologiques et en tenant compte des méthodes d'utilisation sécuritaires, le
tout dans le but d'en arriver à la meilleure décision possible.
    "Dans un autre ordre d'idées, il ne faut pas oublier que le chrysotile
non seulement fournit des emplois et soutient l'économie de deux régions au
Québec, ce qui, dans le contexte d'une récession économique appréhendée, n'est
pas rien, mais il permet aussi à des pays émergents de réaliser de façon
responsable pour leurs populations d'indispensables infrastructures sanitaires
(conduites d'eau, d'égouts) et autres (maisons, routes, etc.) à coût
abordable. Ainsi l'inclure dans la Convention de Rotterdam, ce qui équivaut à
le bannir, est donc un pensez-y et ne peut être prise à la légère, car elle
aura de nombreux impacts économiques, sociaux et pour le développement", a
conclu M. Godbout.

    A propos de l'Institut

    Créé en 1984 à l'initiative des gouvernements du Canada et du Québec, de
l'industrie canadienne du chrysotile et des syndicats de travailleurs
concernés, l'Institut du chrysotile a pour but de promouvoir et de favoriser
la mise en oeuvre de la politique canadienne et québécoise en matière d'usage
contrôlé et sécuritaire du chrysotile et d'encourager, partout où le
chrysotile est utilisé, la mise en place de conditions conformes aux exigences
de la Convention no 162 de l'Organisation internationale du travail (OIT) sur
la sécurité dans l'utilisation.
    Centre d'information et de référence sur l'usage sécuritaire du
chrysotile en termes de santé-sécurité du travail, de santé publique et
d'environnement, l'Institut organise des séminaires, des conférences, des
sessions de formation et des missions d'experts. Il publie des bulletins
d'information et participe à de nombreux forums internationaux.

    ((*)) The biopersistence of Canadian chrysotile asbestos following
    inhalation; Inhalation Toxicology, 15 : 1247-1274, 2003, Authors :
    D.M. Bernstein; R. Rogers; P. Smith.




Renseignements :

Renseignements: Clément Godbout, (514) 877-9797, (514) 236-9677; Source:
Institut du chrysotile

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INSTITUT DU CHRYSOTILE

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