L'effondrement de 100 G$ du marché hypothécaire à haut risque aux Etats-Unis aura peu d'impact au Canada, selon une étude de Marchés mondiaux CIBC



    La Bourse de Toronto devrait surpasser l'indice S&P 500

    TORONTO, le 3 avril /CNW/ - Banque CIBC (CM aux bourses de Toronto et de
New York) - Les prix à la hausse dans les secteurs de l'énergie et des métaux
de base à l'échelle mondiale feront plus que compenser les répercussions de
l'effondrement du marché de l'habitation et du marché hypothécaire à haut
risque aux Etats-Unis et amèneront la Bourse de Toronto à surpasser l'indice
S&P 500 cette année, conclut la plus récente étude Canadian Portfolio Strategy
Outlook Report de Marchés mondiaux CIBC.
    "Bien que nous nous attendions à ce que le marché de l'habitation et le
marché hypothécaire à haut risque des Etats-Unis connaissent d'autres
difficultés, peu d'éléments, voire aucun, ne laissent croire que ces effets
s'étendront aux marchés financiers", affirme Jeff Rubin, économiste en chef et
stratège en chef, Marchés mondiaux CIBC. "Les écarts relatifs aux obligations
de sociétés demeurent serrés peu importe la référence utilisée, alors que la
volatilité des options sur le S&P 500 n'est qu'un pâle reflet de la crise de
panique déclenchée l'an dernier à la suite du resserrement de la Réserve
fédérale américaine."
    L'étude souligne qu'en raison de ses assises dans les secteurs des
ressources et de l'énergie, la Bourse de Toronto est beaucoup plus influencée
par la croissance mondiale que par le rendement économique canadien ou
nord-américain. Les hausses récentes des prix de l'énergie et des métaux de
base ont amélioré les perspectives de la Bourse de Toronto.
    "Conjugué à une forte augmentation des prix de l'uranium et au
raffermissement des prix du gaz naturel, le retour du baril de pétrole à 70 $
US aura pour effet de propulser le secteur de l'énergie de la Bourse de
Toronto à des sommets inégalés", prévoit M. Rubin. "Stimulé par son exposition
aux ressources mondiales et étant moins exposée au marché hypothécaire à haut
risque, la Bourse de Toronto devrait, à notre avis, surpasser l'indice S&P 500
cette année."
    Bien que la Bourse de Toronto soit loin d'être à l'abri d'un effondrement
du marché hypothécaire à haut risque, l'indice S&P 500 est, selon l'étude,
beaucoup plus directement exposé. On y précise que le secteur des services
financiers canadien est nettement moins exposé au marché hypothécaire à haut
risque que ses homologues américains. Le marché hypothécaire à haut risque
représente en effet moins de cinq pour cent des nouveaux prêts au Canada,
alors qu'aux Etats-Unis, cette proportion grimpe à plus de 20 pour cent.
    De la même façon, les actions du secteur des biens de consommation sont
plus à risque aux Etats-Unis qu'au Canada de subir des dommages collatéraux
liés au marché de l'habitation. Bien que l'étude souligne que le consommateur
canadien pourrait quand même subir certains contrecoups, de telles actions,
dont celles du groupe médiatique intérieur, ne représentent que 8 pour cent de
la capitalisation de la Bourse de Toronto, contre 20 pour cent de l'indice S&P
500. Marchés mondiaux CIBC s'attend également à ce que la Réserve fédérale
américaine réduise les taux d'intérêt pour endiguer tout risque de propagation
à l'extérieur du marché de l'habitation, particulièrement pour neutraliser
toute incidence sur les dépenses à la consommation.
    Selon M. Rubin, l'onde de choc créée par le marché hypothécaire à haut
risque a "fort peu de chances de ressembler, même de loin, à la crise de
l'épargne et des prêts survenue à la fin des années 80, ou encore à
l'éclatement de la bulle Internet. Selon nos projections, le taux de
défaillance devrait atteindre 30 pour cent, en raison de la hausse marquée des
comptes en souffrance liés aux hypothèques à haut risque. Nous nous sommes
basés sur un taux de récupération de comptes en souffrance de 50 pour cent
seulement, en prévoyant une diminution continue des prix des propriétés. Il y
a peu de risques que les pertes ne dépassent les 100 G$."
    La crise de l'épargne et des prêts avait entraîné des pertes de 270 G$,
alors que les pertes découlant de l'éclatement de la bulle Internet ont
atteint 5 T$, les deux montants étant exprimés en dollars courants.
    Selon l'étude, la Bourse de Toronto a déjà récupéré une bonne partie du
terrain perdu en février à la suite des angoisses provoquées par la bourse
chinoise et des craintes initiales par rapport au marché hypothécaire à haut
risque américain. L'attitude neutre adoptée de nouveau par la Réserve fédérale
américaine lors de sa réunion de mars a suffi à stimuler l'indice composé TSX,
qui a frisé le sommet atteint au début de 2007. Selon M. Rubin, la Bourse de
Toronto devrait surpasser ces résultats au prochain trimestre. Il conserve une
surpondération en actions à hauteur de 10 points de pourcentage dans son
portefeuille et estime que sa cible de 14 250 pour la Bourse de Toronto d'ici
la fin de l'année devrait générer un rendement global de près de 13 pour cent.
    Le portefeuille de M. Rubin demeure surpondéré en titres du secteur de
l'énergie à hauteur de 3,5 points de pourcentage. Il mentionne que les
nouvelles tensions en Iran, les élections prochaines au Nigéria, ainsi que les
avis météorologiques voulant que la saison des ouragans soit plus active dans
le Golfe du Mexique cette année devraient faire grimper assidûment les prix du
brut, qui pourraient dépasser 75 $ US le baril d'ici le quatrième trimestre de
cette année.
    Il s'attend à ce que les titres du secteur des métaux de base établissent
de nouveaux records cette année, étayés par le raffermissement des prix du
cuivre et du nickel, et les actions aurifères paraissent sous-évaluées par
rapport aux perspectives haussières pour les métaux précieux. Marchés mondiaux
CIBC conserve également une forte pondération de titres d'institutions
financières, particulièrement de banques. Selon l'étude, les banques
canadiennes continuent à distancer leurs homologues américaines et sont bien
placées pour tirer parti de toute réduction des taux d'intérêts
nord-américains au second semestre.
    Vous pouvez consulter l'étude intégrale de Marchés mondiaux CIBC à :
http://research.cibcwm.com/economic_public/download/psapr07.pdf.

    Marchés mondiaux CIBC, division des services bancaires de gros et de
services aux entreprises de la Banque CIBC, offre une gamme complète de
produits de crédit intégré et de marchés des capitaux, de services bancaires
d'investissement et de services de banque d'affaires à des clients des marchés
financiers clés en Amérique du Nord et partout dans le monde. Nous proposons
également des solutions novatrices et des services consultatifs dans un vaste
éventail de secteurs et nous fournissons des études de premier ordre à notre
clientèle d'investisseurs constituée de sociétés, de gouvernements et
d'institutions.




Renseignements :

Renseignements: Jeff Rubin, économiste en chef et stratège en chef,
directeur général, Marchés mondiaux CIBC, au (416) 594-7357,
jeff.rubin@cibc.ca, ou avec Kevin Dove, Communications et affaires publiques
CIBC, au (416) 980-8835, kevin.dove@cibc.ca


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