L'éducation des Canadiens autochtones profiterait à l'économie canadienne



    OTTAWA, le 26 nov. /CNW Telbec/ - Si les jeunes Autochtones étaient aussi
nombreux à terminer leurs études secondaires et universitaires que les autres
jeunes Canadiens, l'économie nationale pourrait réaliser une plus-value de
l'ordre de plusieurs milliards de dollars.
    Parallèlement, l'augmentation du nombre de diplômés du secondaire se
traduirait par un accroissement de la main-d'oeuvre et une amélioration de la
productivité.
    Voici quelques résultats d'une étude publiée aujourd'hui par le Centre
d'étude des niveaux de vie, situé à Ottawa.
    En 2001, environ 52,2 % des Canadiens autochtones âgés de 15 ans ou plus
avaient obtenu un diplôme d'études secondaires, par rapport à presque 70 % des
Canadiens non autochtones.
    Si les Canadiens autochtones réduisaient cet écart, leurs collectivités,
tout comme eux-mêmes, en tireraient grandement avantage.
    Or, étant donné que les diplômés du secondaire trouvent plus facilement
un emploi, obtiennent des salaires plus élevés et atteignent une meilleure
productivité que les non diplômés, tout le Canada y trouverait également son
compte. Le produit intérieur brut pourrait grimper de 31 milliards de dollars
(dollars de 2001) entre 2001 et 2017 si la moitié de l'écart au chapitre du
rendement scolaire était comblé et 62 milliards de dollars si l'écart était
entièrement comblé d'ici 2017. Pour l'année 2017 seulement, l'augmentation du
produit intérieur brut serait de l'ordre de 4.2 milliards de dollars et
8.3 milliards de dollars respectivement.
    L'étude analyse le lien entre le rendement scolaire et des indicateurs
économiques tel que le taux de participation de la main-d'oeuvre, l'emploi, la
productivité et la croissance de la production.
    "C'est un fait notoire, les Canadiens autochtones se classent derrière
tous les autres Canadiens pour ce qui est de l'obtention d'un diplôme d'études
secondaires et universitaires" précise le directeur exécutif du Centre,
M. Andrew Sharpe.
    "Ce qui change la donne, c'est que pour la première fois le coût
économique, en d'autres termes l'apport éventuel, a été calculé."
    "La plus modeste amélioration du rendement scolaire revêt une importance
considérable", ajoute M. Sharpe.
    Le développement de politiques spécifiques visant à augmenter le
rendement scolaire des autochtones au Canada dépasse la portée de l'étude.
Toutefois, le rendement des investissements dans l'éducation ne fait aucun
doute. "L'éducation est non seulement l'un des outils les plus accessibles
dont dispose toute société pour venir en aide à ses populations désavantagés,
mais il offre aussi la meilleure possibilité de croissance et d'avantages sur
le plan économique" ajoute M. Sharpe.
    De fait, investir dans l'avenir des jeunes autochtones est l'une des
rares politiques publiques qui n'implique pas de compromis entre équité et
efficacité.

    Faits saillants du rapport :

    - Selon le meilleur scénario de réussite, les trois écarts entre les
Canadiens autochtones et les Canadiens non autochtones, soit au chapitre du
rendement scolaire, du taux d'emploi et du revenu d'emploi, pourraient bien
disparaître d'ici 2017. Une fois ces écarts comblés, l'apport éventuel des
Canadiens autochtones au produit intérieur brut atteindrait jusqu'à
160 milliards de dollars (dollars de 2001) entre 2001 et 2017. Pour l'année
2017 seulement, l'augmentation du produit intérieur brut serait de l'ordre de
21.5 milliards de dollars (dollars de 2001).

    - Plus le taux d'obtention de diplômes d'études secondaires et
universitaires est bas, plus le taux de participation de la main-d'oeuvre est
faible. Si en 2001 le profil scolaire des Canadiens autochtones avait été le
même que celui des Canadiens non autochtones, leur taux de participation
aurait atteint 67,7 % plutôt que 61,4 %, comme on a pu l'observer. Le taux de
participation des Canadiens non autochtones était quant à lui de 66,6 % en
2001.

    - Les Canadiens autochtones, si leur taux de réussite scolaire
s'améliorait, contribuerait jusqu'à 7,39 % de la croissance totale de la
population active d'ici 2017. Selon le rapport, les Canadiens autochtones
pourraient bien représenter près de 30 % de l'accroissement naturel de la
population au Canada entre 2001 et 2017. (L'accroissement naturel de la
population résulte de l'excédent des naissances sur les décès.)

    - L'écart entre les Canadiens autochtones et les autres Canadiens au
chapitre de l'éducation se creuse davantage au niveau universitaire. Entre
1996 et 2001, la proportion de Canadiens autochtones diplômés a augmenté,
passant de 7,8 % à 8,9 %. Au cours de la même période, la proportion de
Canadiens non autochtones diplômés est passée de 20,0 % à 21,8 %. Bien que
davantage de Canadiens autochtones ont achevé une formation universitaire,
l'écart entre les deux groupes s'est accentué.

    - L'écart entre les Canadiens autochtones et les autres Canadiens au
chapitre du revenu d'emploi provient, en partie, des faibles perspectives
d'emploi, et non du manque d'intérêt pour le marché du travail.

    - Selon le meilleur scénario de réussite, l'apport éventuel des Canadiens
autochtones au taux de croissance de la productivité du travail serait jusqu'à
0,037 point de pourcentage par année. La simple élimination de l'écart sur le
plan du rendement scolaire pourrait représenter une hausse annuelle du taux de
productivité du travail pouvant atteindre 0,016 %.

    - Le rapport montre un lien entre d'une part l'amélioration du rendement
scolaire, et d'autre part l'amélioration de la santé et la qualité de vie et
la baisse du taux de criminalité. Le rapport indique aussi qu'une population
autochtone mieux éduquée aurait des effets positifs pour le gouvernement au
niveau budgétaire. Par exemple, les dépenses affectées aux centres
correctionnels et aux programmes sociaux diminueraient tandis que les recettes
gouvernementales augmenteraient en raison de revenus d'emploi plus élevés pour
les autochtones.

    Le Centre d'étude des niveaux de vie est un organisme de recherche
national, indépendant et sans but lucratif. Il tente d'améliorer la
compréhension des tendances et des facteurs déterminants de la productivité,
des niveaux de vie et du bien-être économique et social, au moyen de la
recherche.

    Le rapport complet et un résumé sont disponibles au www.csls.ca.




Renseignements :

Renseignements: Si vous souhaitez rencontrer l'auteur, veuillez
communiquer avec Andrew Sharpe, (613) 233-8891, (andrew.sharpe@csls.ca);
Martha Plaine, (613) 728-4754, (mlplaine@yahoo.ca)

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