L'économie Canadienne ne devrait pas être perturbée par les malheurs des marchés à risque et devrait atteindre de nouveaux sommets, selon un nouveau rapport de marchés mondiaux CIBC



    Le TSX atteindra 16 200 points d'ici la fin de 2008

    TORONTO, le 6 sept. /CNW/ - CIBC (CM aux bourses de Toronto et de New
York) - Bien qu'on n'ait pas fini de lire des mauvaises nouvelles en
provenance des marchés du crédit américains, Marchés mondiaux CIBC prévoit que
la Bourse de Toronto reprendra des forces après la tourmente qu'ont connue les
marchés pour atteindre un record de 15 000 points au cours des six prochains
mois et grimper à 16 200 points d'ici la fin de 2008.
    "L'effondrement des marchés des prêts hypothécaires à risque élevé
observé aux Etats-Unis n'est qu'un coup temporaire et non fatal porté au
marché haussier des actions canadiennes", a déclaré Jeff Rubin, stratège en
chef et économiste en chef de Marchés mondiaux CIBC. "Même au pire, le
dégagement observé à la Bourse de Toronto n'a pas été plus dramatique que lors
de la correction de l'été dernier, et l'indice a déjà regagné 50 % de ces
pertes, car les investisseurs ont rapidement acheté les actions à rabais.
L'implosion des marchés à risque élevé aux Etats-Unis, à l'instar de
l'effondrement de la gestion capitale à long terme en 1998, ouvrira la voie
vers de nouveaux sommets pour le marché boursier ainsi que pour l'économie."
    Bien que le rapport souligne qu'il faudra encore renégocier, dans des
conditions difficiles, des hypothèques à risque élevé totalisant environ
700 milliards de dollars américains d'ici la fin de l'an prochain, M. Rubin
est d'avis que le marché a déjà essuyé le pire du déclin. "Même si le
pourcentage de comptes en souffrance est déjà à 15 %, et même si 20 % des
hypothèques n'étaient pas remboursées, il est maintenant probable que les
marchés financiers aient implicitement assumé des résultats beaucoup plus
dramatiques, ce qui créerait plus tard des occasions d'arbitrage."
    Il s'attend également à ce que la réserve fédérale américaine réagisse
aux craintes observées sur le marché du crédit en apportant deux réductions
d'un quart de point au taux d'intérêt débiteur au cours du prochain trimestre.
"L'inquiétude qui touche les liquidités du marché du crédit, plutôt que la
valeur du marché boursier, sera le véritable élément qui motivera ces
réductions, mais celles-ci aideront à rétablir la confiance sur les marchés."
    Alors que le président des Etats-Unis a déjà annoncé que le Federal
Housing Administration assurera certaines hypothèques à risque élevé en
souffrance, les institutions financières seront encouragées à continuer à
prêter sur le marché américain à risque élevé. Les frais de financement des
hypothèques refinancées seront ainsi réduits, car la qualité du crédit en sera
améliorée. Le rapport souligne que l'initiative de la Federal Housing
Administration sera probablement bonifiée, car la pression politique augmente
auprès de l'administration Bush et du Congrès pour qu'ils renflouent les
emprunteurs sur hypothèque.
    Comme le rendement de l'économie canadienne surpasse les prévisions de la
Banque du Canada pour le premier semestre, Marchés mondiaux CIBC ne s'attend
pas à ce que la Banque effectue les mêmes réductions que la Banque fédérale
américaine et annule sa hausse des taux de juillet. Cependant, les inquiétudes
relatives aux liquidités, particulièrement sur le marché des papiers
commerciaux adossés à des créances, feront en sorte que la Banque du Canada ne
prendra pas position et qu'elle mettra en suspens tout plan de resserrement à
venir. Les prix du pétrole approchant des sommets records et la Banque
fédérale ayant effectué deux réductions de taux, le dollar canadien devrait
reprendre de la vigueur et atteindre la parité avec le billet vert d'ici la
fin de l'année.
    Bien qu'il existe un risque que l'effondrement du marché américain des
hypothèques à risque élevé emporte avec lui la croissance de l'économie nord-
américaine, M. Rubin voit peu d'indices de contagion sur le consommateur
américain. "Le mécanisme de contagion vers le consommateur américain se fait
par une hausse du taux d'épargne des particuliers, qui languit actuellement
près d'un plancher record, soit sous 1 %. Si le taux d'épargne devait monter,
ne serait-ce qu'à deux ou à trois pour cent, les dépenses des consommateurs
stagneraient et, avec elles, l'économie américaine. Cependant, à part
certaines révisions historiques, le taux d'épargne des particuliers n'a pas
bougé depuis que les prix des maisons ont chuté. Jusqu'à ce que ces derniers
remontent, les dépenses de consommation ne courent pas de grands risques."
    Le rapport note également que, même si les indices sont minces quant à la
contagion sur la véritable économie, à l'exception des effets directs sur la
construction domiciliaire, les indices de contagion sur les marchés du crédit,
autres que la chute des valeurs immobilières aux Etats-Unis, sont nombreux.
Les papiers commerciaux adossés à des créances en sont victimes tout comme
l'est la progression de l'écart des prêts interbancaires. L'onde de choc qu'a
subi le marché des hypothèques à risque élevé aux Etats-Unis a également
touché les écarts pour les entreprises, qui ont augmenté considérablement. Le
rapport souligne en effet que les taux élevés de défauts de paiement sur le
marché à risque élevé ont été un catalyseur pour une révision systémique des
prix du risque sur les marchés mondiaux.
    En raison de la récente correction du marché, la banque réglera avec
précision son portefeuille de titres en retirant un point entier de
pourcentage de pondération du secteur des télécommunications pour placer un
demi-point dans le secteur des métaux de base très vendus et un demi-point
dans le secteur financier non bancaire.
    "Le financement mondial pour les acquisitions par emprunt par des
sociétés de financement par capitaux propres a fait une chute spectaculaire,
et son importance décroissante sur les marchés financiers devrait désormais
nuire à des secteurs de la Bourse de Toronto comme les télécommunications et
les médias, qui se sont beaucoup fiés à ces fonds pour financer leurs
activités de fusion", a ajouté M. Rubin.
    "Au même moment, les titres des métaux de base, ayant perdu quelque 25 %
dans le récent dégagement, semblent survendus. Nous ajoutons un demi-point de
pourcentage de pondération à notre participation dans les titres de métaux en
supposant que la croissance économique mondiale demeurera vigoureuse. "
    Il a également ajouté un demi-point de pourcentage de pondération au
secteur financier non bancaire qui, selon lui, semble de plus en plus
attrayant sur le marché actuel. M. Rubin est d'avis que les sociétés
d'assurance canadiennes, dont les activités à l'étranger sont nombreuses,
devraient également tirer parti de la forte croissance économique tandis que
les FPI devraient bénéficier de la vigueur du marché des propriétés
commerciales au Canada.

    Vous pouvez consulter l'étude intégrale de Marchés mondiaux CIBC à :
http://research.cibcwm.com/economic_public/download/pssep07.pdf.

    Marchés mondiaux CIBC, division des services bancaires de gros et de
services aux entreprises de la Banque CIBC, offre une gamme complète de
produits de crédit intégré et de marchés des capitaux, de services bancaires
d'investissement et de services de banque d'affaires à des clients des marchés
financiers clés en Amérique du Nord et partout dans le monde. Nous proposons
également des solutions novatrices et des services consultatifs dans un vaste
éventail de secteurs et nous fournissons des études de premier ordre à notre
clientèle d'investisseurs constituée de sociétés, de gouvernements et
d'institutions.





Renseignements :

Renseignements: Jeff Rubin, stratège en chef et économiste en chef, 
Marchés mondiaux CIBC, au (416) 594-7357, jeff.rubin@cibc.ca; ou avec Kevin 
Dove, Communications et affaires publiques CIBC, au (416) 980-8835, 
kevin.dove@cibc.ca


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