Le vérificateur général Jacques Bergeron souhaite répondre aux allégations

MONTRÉAL, le 23 févr. /CNW Telbec/ - En réaction aux propos tenus lors et en marge de l'assemblée publique du Conseil municipal de la Ville de Montréal tenue plus tôt cette semaine, le vérificateur général tient à rétablir les faits concernant sa décision de ne pas donner suite à l'invitation du maire de Montréal, M. Gérald Tremblay, de se présenter devant le Conseil municipal pour s'expliquer sur le rapport du Comité de vérification.

Pour le vérificateur général, il est normal que certaines personnes se questionnent sur son refus de donner suite à l'invitation du maire de s'expliquer devant les élus relativement au rapport du Comité de vérification.

« Je suis profondément déchiré entre le désir de rétablir les faits pour défendre ma réputation et celles de mes proches qui subissent malheureusement les contrecoups des derniers événements et celui d'éviter de cautionner de quelque manière que ce soit les gestes illégaux dont la fonction que j'occupe a été la cible depuis maintenant un an. »

« Plusieurs auront vu comme moi, dans cette invitation, une manœuvre pour un lynchage public devant un tribunal dont certains des acteurs avaient déjà conclu à ma culpabilité », a indiqué M. Bergeron.

De façon non équivoque, il a déclaré « Je nie catégoriquement les allégations reprises dans la motion adoptée par le Conseil qui conclut à ma culpabilité. Je fournirai volontiers en temps et lieu toutes les explications à une instance neutre et objective qui n'aura d'autres objectifs que de comprendre les faits et d'apprécier la situation dans son ensemble sans que ne soient divulgués les détails de vérifications en cours, » a-t-il mentionné.

Fait no. 1

Dès la découverte de l'intrusion illégale dont le Bureau du vérificateur général a été la cible, le vérificateur général a lui-même choisi de contacter et rencontrer, le 31 janvier 2011, le maire pour l'en informer et lui demander sa collaboration. Le vérificateur général est donc outré d'être taxé aujourd'hui de quelques proximités que ce soit avec l'un ou l'autre des partis politiques en présence au conseil.

Fait no. 2

Au lendemain de ce premier contact avec le maire, le vérificateur général est convoqué par ce dernier à une rencontre à son bureau. Le maire est accompagné de M. André Harel, président du Comité de vérification, qui informe le vérificateur général de certaines récriminations à son endroit. M. Harel énonce en vrac des récriminations sommaires, non appuyées et sans être en mesure de répondre à quelque question que ce soit. D'ailleurs, à ce jour, les détails qui soutiennent ces récriminations n'ont toujours pas encore été communiqués au vérificateur général.

N'eut été de cette découverte, la question qui se pose est quand le vérificateur général en aurait-il été informé?

Fait no. 3

Le rapport du Comité de vérification a abondamment circulé dans les médias au cours de la semaine dernière. Ce n'est que jeudi, le 17 février, qu'on a daigné lui faire parvenir une copie. Ce document de deux pages ne contenait ni annexe ni élément de preuve ou circonstance qui auraient permis de savoir précisément et exhaustivement ce à quoi on faisait référence.

Toutefois, à la lumière des informations obtenues dans les différents médias, M. Bergeron réaffirme au Conseil et à la population de Montréal que ces récriminations sont non fondées. « Elles découlent d'une analyse parcellaire et fragmentée d'une enquête illégale et disproportionnée à un point tel qu'il s'agit manifestement d'une vendetta contre le vérificateur général et contre la fonction que j'occupe. »

Le vérificateur général tient à rassurer la population à l'effet que ses décisions ont toujours été guidées par des motifs de saine administration de ses budgets et en aucun temps depuis le début de son mandat, il n'a tiré un avantage personnel de ses fonctions.

Fait no. 4

Il apparaît maintenant évident que la procédure employée est carrément illégale.

« Nous avons devant nous des éléments pris hors contexte, morcelés, recueillis et interprétés de manière à soutenir une conclusion souhaitée. On a manifestement fonctionné à l'envers, comme pour justifier l'intrusion en cours. »

Fait no. 5

Comme pour l'invitation de me présenter à la dernière séance du conseil, la motion adoptée par le Conseil à la séance du 22 février courant, vise exclusivement à soumettre au ministère le « rapport » du Comité de vérification qui découle d'une enquête illégale. En aucun temps, cette motion ne vise à saisir le ministère des faits et gestes des auteurs de cette intrusion sans précédent, rapportés dans le rapport spécial de 51 pages du vérificateur général auquel la motion ne fait même pas référence.

De surcroît, elle préjuge de la culpabilité de M. Bergeron tout en demandant au ministère de décider des suites à donner.

Fait no. 6

Le vérificateur général a donné instructions la semaine dernière de transmettre des mises en demeure aux cinq personnes connues ayant participé à cette vaste cueillette illégale d'informations. Cette procédure du vérificateur général n'avait d'autres objectifs que de récupérer tous documents et informations obtenus illégalement ainsi que la liste de toutes les personnes qui en ont pris connaissance ou obtenues des copies de ces documents ou informations.

En aucun temps, il faut interpréter cette mesure légale et toutes les autres qui pourraient suivre comme une tentative pour bâillonner qui que ce soit dans ce dossier. « Il est important que je prenne toutes les mesures pour protéger l'intégrité de la fonction de vérification générale, celle du Bureau du vérificateur général de Montréal et ma réputation personnelle » a-t-il tenu à ajouter.

« En attente de ce rendez-vous avec une instance neutre et objective, j'aimerais rassurer les contribuables montréalais dont je surveille les intérêts sur une base quotidienne ainsi que tous les élus du Conseil municipal, de ma bonne foi, de mon honnêteté et de mon dévouement à remplir le mandat qui m'est confié », a conclu le vérificateur général M. Jacques Bergeron.

À propos de la fonction « vérificateur général »

Le vérificateur général a le mandat de vérifier les comptes et les affaires de la municipalité ainsi que des organismes sous son contrôle. En vertu de la Loi des cités et villes, il relève du Conseil municipal de Montréal et il bénéficie d'une garantie d'indépendance institutionnelle et administrative qui lui est propre.


SOURCE ENIGMA COMMUNICATIONS INC.

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