Le vérificateur général doit examiner le PPP du campus universitaire de Lévis et celui de Saint-Jérôme



    TROIS-RIVIERES, QC, le 25 mai /CNW Telbec/ - Annoncé à 25 millions de
dollars le développement, en partenariat public-privé, du campus de Lévis de
l'Université du Québec à Rimouski (UQAR) coûtera au moins 80,5 millions. C'est
un des constats que fait l'Institut de recherche en économie contemporaine
(IREC) dans une étude rendue publique aujourd'hui. Le document de l'IREC
soulève aussi d'autres questions. L'enquête révèle qu'au moins deux des
contrats du développement du campus de Lévis, totalisant 500 000 $, ont été
accordés sans appel d'offres, sur simple recommandation du promoteur privé, le
Groupe AMT.

    Appel au vérificateur général

    La présidente du Conseil provincial du secteur universitaire (CPSU),
Carole Neill, est préoccupée. "Le réseau universitaire au grand complet a été
ébranlé par les déboires immobiliers de l'UQAM. Aussi, dans les circonstances,
nous estimons que le vérificateur général du Québec devrait examiner en
détails ces récents PPP, tout comme il l'a fait à l'UQAM. N'attendons pas de
nous réveiller avec une catastrophe entre les mains. De notre côté, nous
comptons bien lui transmettre une copie de l'étude de l'IREC."

    Un clone du PPP de Lévis

    Le développement du campus de Lévis pourrait bien ne pas être un cas
d'espèce. En septembre 2008, l'Université du Québec en Outaouais (UQO) a
entrepris la construction de son centre à Saint-Jérôme. Calqué sur le
partenariat public-privé (PPP) de Lévis, le développement de l'UQO au nord de
Montréal a été confié au même promoteur, le Groupe commercial AMT.

    Très inquiets

    "Nous sommes très inquiets, poursuit Carole Neill. Nous vivons
présentement un dérapage dans le monde universitaire. La course aux clientèles
est devenue plus folle que jamais", s'indigne-t-elle.
    "La formule de financement à l'étudiant, la course effrénée aux
clientèles - c'est comme cela qu'on appelle les étudiants maintenant - et le
sous-financement, a mené les universités à se déployer de manière anarchique
dans plus de 80 points de service au Québec." Elle ajoute qu'il est "assez
ironique de constater, par exemple, que l'UQAR compte autant d'étudiants à
Lévis en banlieue de Québec qu'à Rimouski, que l'Université de Sherbrooke a
son campus à Longueuil, que l'UQO aura le sien à Saint-Jérôme, que trois
universités dispensent des cours à Saint-Georges-de-Beauce..." Pour Carole
Neill, les universités recourent aux PPP surtout pour augmenter leur clientèle
et, ce faisant, leur financement. "Mais, c'est un leurre, considère-t-elle, en
fait, les universités sont engagées dans un faux-fuyant."

    Comptant près de 105 000 membres au Québec, le SCFP représente quelque 15
000 membres dans le secteur de l'éducation, dont 8000 dans les universités
regroupés au sein du CPSU, principalement des employés de soutien. Présent
dans plusieurs autres secteurs d'activités, comme la santé et les services
sociaux, les municipalités, l'hydroélectricité, les transports urbain et
aérien, les communications, les sociétés d'Etat et organismes publics
québécois, le SCFP est aussi le plus important syndicat affilié de la FTQ.




Renseignements :

Renseignements: Carole Neill, présidente CPSU, cell. (819) 701-7555;
Robert Bellerose, Information SCFP, cell. (514) 247-9266; SOURCE: SYNDICAT
CANADIEN DE LA FONCTION PUBLIQUE (FTQ)

Profil de l'entreprise

Syndicat canadien de la fonction publique (FTQ)

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