Le tour de passe-passe du ministère ne contribue guère à améliorer l'application des normes d'emploi, selon le SEFPO

TORONTO, le 26 sept. 2012 /CNW/ - L'annonce de la semaine dernière dans laquelle le ministère du Travail a précisé son intention de renforcer la Loi sur les normes d'emploi en embauchant 18 agents supplémentaires a été discrètement suivie quelques jours plus tard d'une décision de mettre à pied 19 employés qui faisaient un travail d'enquête.

Le 17 septembre, le ministère a annoncé en fanfare médiatique considérable qu'il a embauché 18 agents supplémentaires dans le but de « protéger » les travailleurs vulnérables contre les employeurs prédateurs qui ne respectent pas les normes minimales de salaires, heures de travail, congés payés et autres règlements en vertu la Loi.

Trois jours plus tard, le 20 septembre, 18 agents des normes d'emploi, connus comme ESO1, se sont retrouvés sans emploi, victimes de l'assaut du gouvernement McGuinty aux services publics comme faisant partie de son programme des mesures d'austérité. Dix-sept des 19 agents avaient 20 ans ou plus de service au gouvernement provincial.

« Cette initiative a toutes les caractéristiques de la façon dont le gouvernement McGuinty veut tromper le public et cacher la vérité de l'avenir des services publics en Ontario, » a déclaré Warren (Smokey) Thomas, président du Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario. « Le ministère a déclaré qu'il s'agissait d'un geste « proactif » de sa part pour protéger les travailleurs vulnérables; je dirais qu'il n'a pas fait avancer d'un seul pouce la protection des droits des employés en milieu de travail. »

Les fonctions des agents des normes d'emploi comprennent les enquêtes sur les plaintes des travailleurs, dont beaucoup sont de nouveaux Canadiens qui proviennent de groupes minoritaires, lorsque leurs employeurs ne respectent pas les exigences de la Loi. Chacun des agents mis à pied faisait en moyenne 25 enquêtes à n'importe quel moment donné.  En vertu des règlements de la Loi sur les normes d'emploi, ils ont été obligés de régler une affaire dans les 40 jours ou de transmettre le dossier à un agent supérieur, connu comme ESO2.

« À travers tout le jargon utilisé pas le cabinet du ministre, ce que nous voyons vraiment, c'est la façon dont le gouvernement essaie d'éliminer ce premier niveau d'enquête et de faire passer les dossiers à d'autres agents qui sont déjà surchargés de travail, » a déclaré Thomas. « Peu importe la façon dont le ministère veut faire tourner cela, la question importante à la fin de la journée, c'est qu'il ne fait rien pour améliorer les conditions de travail des milliers de travailleurs marginalisés qui ont déjà de la peine à supporter des employeurs malhonnêtes et sans scrupules. »

SOURCE : Ontario Public Service Employees Union (OPSEU)

Renseignements :

Len Elliot, président du Comité de relations avec les employés (SEFPO), ministère du Travail, cellulaire : (519) 857-4000


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