Le taux d'occupation se maintient à 90 % dans les marchés de l'immobilier commercial d'un océan à l'autre, mais la tendance survivra-t-elle à une nouvelle crise économique?

Le rapport Emerging Trends publié par PwC et ULI affronte l'incertitude dans le marché canadien de l'immobilier

MONTRÉAL, le 1er nov. 2011 /CNW/ - En 2012, la reprise du marché canadien de l'immobilier pourrait s'essouffler, la croissance des bénéfices étant plus modeste que prévue. C'est ce que révèle l'édition de 2012 du rapport prévisionnel Emerging Trends in Real Estate, publié par PwC et le Urban Land Institute (ULI), et dont la parution au Canada a lieu aujourd'hui.

Comme l'affirme Claude Gilbert, leader des services au secteur immobilier de PwC Montréal, « Les consommateurs canadiens qui, encouragés par les faibles taux d'intérêt, se sont lancés dans une fureur de dépenses et d'achats immobiliers, pourraient voir s'émousser leur belle assurance. Par ailleurs, la croissance de l'emploi a ralenti en réaction aux échos sur les problèmes de dette souveraine en Europe et aux États-Unis. Pressentant un ralentissement économique, les répondants à notre enquête sont enclins à adopter une attitude de 'prudence éclairée' dans leurs investissements en 2012. »

Le rapport Emerging Trends in Real Estate 2012 marque la 33e édition de cette enquête. Il s'appuie sur les opinions de 950 experts du secteur immobilier, dont des investisseurs, des promoteurs, des prêteurs, des courtiers et des consultants établis au Canada, aux États-Unis et en Amérique latine.

Bien que le rapport prévoie une croissance nulle ou faible en 2012, un grand nombre des Canadiens interrogés estiment que « nous sommes plus à l'abri des secousses et moins dépendants des États-Unis que jamais ».

Les répondants canadiens s'inquiètent de la croissance globale de l'emploi et soulignent des tendances semblables à celles qui freinent l'emploi aux États-Unis. Le marché de l'emploi semble « extrêmement calme, sans aucune perspective de sursaut », ce qui pourrait facilement « dégonfler le marché».

Les taux d'occupation de 90 % et plus persistent dans la plupart des marchés commerciaux d'un océan à l'autre. Mais du côté des investissements, les opportunités sont minces pour les capitaux en réserve; l'association avec des promoteurs locaux pourrait être le seul moyen pour les investisseurs de pénétrer le marché fermé de l'espace commercial en 2012.

À présent, le problème majeur pour les banques et les grands fonds de pension de l'État consiste à savoir où investir ces capitaux face à un marché intérieur restreint. «  Certaines des plus grosses acquisitions du secteur financier proviennent d'investissements à l'extérieur du Canada, dans des marchés moins réglementés, notamment aux États-Unis », souligne M. Gilbert.

Le rapport indique que le Canada continue d'attirer un flux d'immigrants qui alimentera l'essor des villes ouvertes 24 heures comme Toronto et Vancouver et contribuera à entretenir l'avantage économique du pays. « Mais le nombre de gratte-ciels résidentiels qui bourgeonnent dans les grandes villes, en particulier à Toronto et à Montréal, est une source croissante de préoccupation. Les acheteurs de Vancouver et de Toronto ont tendance à être composés d'investisseurs asiatiques et de spéculateurs, qui louent leurs unités. »

Cependant, les répondants à l'enquête sont nombreux à prétendre que le développement soutenu de condos peut se poursuivre, compte tenu de l'urbanisation, des tendances au « retour en ville » et du large bassin d'immigrants locataires. Les taux minimes d'inoccupation dans le secteur résidentiel corroborent cette opinion.

L'édition 2012 du rapport Emerging Trends énonce ses « Meilleurs conseils » sur l'investissement, le développement et le type de propriété :

Investissement

  • Conservez vos trophées. Gérez étroitement les flux de trésorerie, faites preuve d'ingéniosité dans la gestion des propriétés pour limiter les coûts tout en retenant les locataires et songez à moderniser vos immeubles avec des technologies éco-énergétiques afin d'en assurer la compétitivité à long terme.
  • Achetez ou conservez des terrains intercalaires. Les politiques d'intensification continueront de propulser la valeur des terrains dans les villes portes d'entréepériphériques : ceux qui sont à vendre valent de l'or. Mais les prix qui peuvent paraître « fous » aujourd'hui pourraient apparaître comme desêtre les aubaines de demain. Les tendances au retour en ville l'emportent sur l'attrait des banlieues et des régions périphériquesurbaines éloignées.
  • Ne prenez pas de risques. Les opportunités de récolter de solides gains d'investissement sont rares et l'économie entre dans une phase de croissance plus lente. S'ils veulent améliorer leurs chances, les investisseurs pourraient s'associer avec des promoteurs pour acquérir des immeubles résidentiels sous-performants de catégorie B- ou C et en augmenter les revenus nets d'exploitation.

Développement

  • Soyez plus vigilants. La vague de construction de condos dans les grandes villes semble irrépressible, mais il pourrait être temps de faire preuve de prudence. La vague d'investisseurs pourrait s'écraserLes flux d'investissement pourraient se tarir et les prix s'essouffler.
  • Soyez sélectifs. En dehors des condos ou des tours de bureaux bien situées dans de grandes villes commeà Vancouver ou à Montréal, les autres secteurs offrent peu d'opportunités. On constate un regain d'intérêt pour les immeubles à usage mixte dans tous les principaux marchés, à mesure que les promoteurs d'espaces commerciaux et de condosde détail développent les terrains intercalaires en tandem.marge des projets de condos. Il paraît logique de construire de nouveaux appartements locatifs là où la construction de condos est anémique.  Les nouveaux hôtels sontralentit. L'aménagement hôtelier est une voie sans issue.

Secteurs de propriété

  • À acheter ou conserver :

    • Appartements. Les flux constants d'immigration continueront d'alimenter la demande.
    • Bureaux de catégorie A. Ceux situés au centre des grandes villes sont irremplaçables.
    • Centres commerciaux régionaux et centres d'achat construits autour d'un supermarché. Dans les quartiers de banlieue prisés où l'entrée de nouveaux joueurs est restreinte, ces propriétés continueront d'exceller.
    • Propriétés industrielles à Toronto. Ce marché offre des opportunités de conversion d'entrepôts à plafonds bas bien situés en grandes surfaces.
    • Hôtels. Ce n'est pas le moment de vendre.

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À propos du rapport Emerging Trends in Real Estate
Menée conjointement par PwC et Urban Land Institute depuis maintenant 33 ans, l'enquête Emerging Trends in Real Estate s'appuie sur des entrevues auprès de plus de 950 experts du secteur immobilier, dont elle résume les points de vue sur l'investissement, le développement, le financement, les marchés de capitaux, les secteurs de propriété, les régions métropolitaines et d'autres questions immobilières au Canada, aux États-Unis et en Amérique latine. Pour plus d'information et pour télécharger le rapport Emerging Trends in Real Estate 2012, veuillez consulter le site www.pwc.com/ca/emergingtrends. On peut aussi obtenir un exemplaire du rapport auprès des personnes-ressources mentionnées dans ce communiqué.

À propos de PwC
Les cabinets PwC fournissent des services de certification, des services fiscaux et des services-conseils spécialisés dans divers secteurs d'activité, dans le but d'apporter une plus grande valeur ajoutée à leurs clients. Dans les 154 pays où sont réparties les sociétés membres du réseau PwC, plus de 161 000 personnes mettent en commun leurs idées, leur expérience et leurs solutions pour présenter une perspective nouvelle et donner des conseils pratiques. Dans ses bureaux au Canada, PricewaterhouseCoopers LLP/s.r.l./s.e.n.c.r.l.(http://www.pwc.com/ca/fra) et ses entités apparentées comptent plus de 5 700 associés et employés. Pour plus d'information, consultez le site www.pwc.com.

« PwC » est la marque sous laquelle les cabinets membres de PricewaterhouseCoopers International Limited (PwCIL) exercent leurs activités et offrent leurs services. Ensemble, ils forment le réseau PwC. Chaque cabinet du réseau est une entité juridique distincte et n'est pas un mandataire de PwCIL ni d'aucun autre cabinet membre. PwCIL n'offre aucun service à des clients. PwCIL n'est pas responsable des actes ou omissions de ses cabinets membres et ne peut exercer aucun contrôle sur leur jugement professionnel ni les lier de quelque manière que ce soit.

Note aux rédacteurs : La société PricewaterhouseCoopers a adopté la nouvelle désignation « PwC » à l'automne 2010. « PwC » s'écrit avec un « P » et un « C » majuscules. Le logo de la société, qui représente les initiales PwC en lettres minuscules, est la seule exception à cette règle d'écriture.

À propos du Urban Land Institute
Le Urban Land Institute (www.uli.org) est un institut d'information et de recherche à but non lucratif financé par ses membres. Il a pour mission d'orienter la réflexion et l'action pour l'utilisation responsable des terres, et de soutenir et créer des collectivités prospères partout dans le monde. Fondé en 1936, l'Institut compte plus de 40 000 membres représentant tous les secteurs d'activité liés à l'utilisation et à l'aménagement des terres. Au Canada, le Urban Land Institute est une organisation active et en croissance, qui compte déjà près de 900 membres. Un premier conseil de district canadien a été établi à Toronto en 2005, et un deuxième existe en Colombie-Britannique. ULI Toronto compte plus de 500 membres.

« PwC » s'entend de PricewaterhouseCoopers LLP/s.r.l./s.e.n.c.r.l., société à responsabilité limitée de l'Ontario, membre de PricewaterhouseCoopers International Limited, chaque société membre étant une entité distincte sur le plan juridique.

SOURCE PwC

Renseignements :

Olivia Boucherie
Tél. : 514 205-5335
Courriel : olivia.boucherie@ca.pwc.com

OU :
Alexandra Rybak, Urban Land Institute (ULI)
Tél. : 647 258-0017
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