Le syndicat exhorte l'employeur à revenir à la table de négociation - Les travailleurs de l'information du Journal de Montréal manifestent pour dénoncer les abus de Quebecor dans les médias québécois



    MONTREAL, le 4 févr. /CNW Telbec/ - L'entreprise dirigée par Pierre K.
Péladeau abuse de sa position dominante dans le marché de la presse écrite,
des magazines et de la télévision pour faire pression sur les travailleuses et
les travailleurs de l'information, qu'ils soient syndiqués ou non, salariés ou
pigistes, ce que dénonce le Syndicat des travailleurs de l'information du
Journal de Montréal.
    "Le lock-out décrété au Journal de Montréal le 24 janvier en est un
exemple éloquent, a expliqué Raynald Leblanc, président du STIJM. Utilisant
les multiples médias dont il détient la propriété pour remplir les pages de
son journal, Quebecor détruit le fragile équilibre dans le rapport de forces
entre les parties impliquées. Il prend du même coup en otage les journalistes
pigistes des autres publications de Quebecor, qui peuvent ainsi se retrouver à
faire le travail des journalistes lock-outés malgré eux."
    Les pigistes des différentes publications de Quebecor Media, dont les
magazines de TVA Publications et les journaux culturels, dont ICI, goûtent ces
jours-ci à la médecine de Quebecor, qui tente de leur imposer un contrat
immoral. Pierre K. Péladeau demande à ses pigistes de lui céder leurs droits
d'auteur, mais aussi leurs droits moraux pour la planète entière et à
perpétuité. Un contrat indécent qui serait illégal notamment en France.
    Il stipule que le pigiste "s'engage à céder, et cède exclusivement à
l'éditeur, et ce, sans limitation de durée ou de territoire, tous les droits
d'auteur qu'il détient sur l'oeuvre, incluant sans limitation, tous les droits
de publication, de diffusion ou de reproduction de l'oeuvre sur tout support
et par tous moyens ou procédés que ce soit.
    "Le collaborateur renonce aux droits moraux qu'il détient sur l'oeuvre,
tant au bénéfice de l'éditeur qu'au bénéfice de tout ayant droits de
l'éditeur." Quebecor va même jusqu'à demander aux signataires de garder secret
ce contrat.
    "Nous déplorons l'attitude de Quebecor qui abuse de ses pouvoirs et qui
du même coup muselle les journalistes, chiens de garde de la démocratie", a
poursuivi Raynald Leblanc. Nous saluons les pigistes qui ont refusé de signer
le contrat de cession de droit qu'a voulu leur imposer un employeur qui est
sans respect pour leur travail et ce, même s'ils risquent de se mettre à dos
toutes les publications.
    Le combat que les 253 travailleurs de l'information du Journal de
Montréal mènent contre Pierre K. Péladeau et Quebecor est aussi le combat des
centaines de pigistes dont se sert l'empire pour mener ses conflits.

    Retour à la négociation

    Le STIJM, affilié à la Fédération nationale des communications (CSN),
demande à l'employeur qu'il reprenne le chemin de la négociation afin de
conclure une convention collective satisfaisante pour les deux parties, dans
le respect de celles et de ceux qui ont fait du quotidien de la rue Frontenac
le numéro 1 au Québec tout en maintenant les conditions qui assurent la
qualité de l'information.
    Le STIJM entend maintenir la pression sur la direction de l'entreprise
afin qu'elle renoue avec la négociation dans les meilleurs délais. Les
représentants patronaux ont en effet quitté la table de négociation le 22
janvier, avant de décréter le lock-out deux jours plus tard.




Renseignements :

Renseignements: Louis-Serge Houle, Information-CSN, (514) 792-0795;
Source: Syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal
(CSN)


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