Le syndicat est bien décidé à contester les mises à pied au Musée des beaux-arts du Canada



    OTTAWA, le 3 sept. /CNW Telbec/ - Le syndicat représentant le personnel
du Musée des beaux-arts du Canada entend contester les mises à pied annoncées
cette semaine. L'Alliance de la Fonction publique du Canada est
particulièrement outrée de la façon cavalière avec laquelle le Musée a
licencié 12 travailleuses et travailleurs. L'AFPC représente plus de 166 000
travailleuses et travailleurs au Canada provenant principalement de la
fonction publique fédérale.
    "La direction du Musée a manifesté un manque de respect flagrant envers
ses employés et la convention collective cette semaine, a déploré Maria
Fitzpatrick, vice-présidente exécutive régionale de l'AFPC pour la région de
la capitale nationale. Elle a remercié ses travailleurs sans raison valable,
en les escortant à l'extérieur de l'immeuble après avoir changé les serrures
de leurs bureaux."
    Selon la vice-présidente Fitzpatrick, les mises à pied et la manière dont
elles ont été effectuées contreviennent manifestement à la convention
collective. L'AFPC déposera des griefs et prendra d'autres mesures pour
dénoncer ces mises à pied qui ne sont, en fait, qu'une "solution temporaire"
pour masquer les graves problèmes de gestion qui rongent le Musée des
beaux-arts depuis fort longtemps.
    Durant une réunion avec le personnel concerné ce matin, un représentant
des Ressources humaines du musée a déclaré que toutes les mises à pied étaient
nécessaires à la suite d'une "analyse de rentabilité". Enjoint par les
employés de fournir plus de détails au sujet de cette "analyse de
rentabilité", le représentant de l'employeur a quitté la réunion.
    Philippe Carpentier, président de la section locale de l'AFPC au Musée
des beaux-arts, est d'avis que ces mises à pied réduiront considérablement la
qualité des services offerts au public au musée. Les personnes mises à pied
travaillaient à la gestion des documents et comme guides; certaines d'entre
elles comptaient plus de 20 ans de service.
    "Les gens qui visitent le musée auront un prix élevé à payer pour ces
mises à pied, a déclaré M. Carpentier. Tous les guides professionnels ont été
congédiés. Le Musée ne pourra plus offrir de programmes éducatifs de qualité."
    Il ajoute que le syndicat s'opposera au projet de privatisation des
emplois à la librairie du Musée, ce qui entraînerait non seulement la perte de
bons emplois du secteur public, mais aussi la perte de revenus pour le Musée.
Selon M. Carpentier, la convention collective du MBAC interdit à l'employeur
de confier à une tierce partie le travail normalement exécuté par des membres
de l'unité de négociation.
    La convention collective en vigueur entre l'AFPC et le Musée des
beaux-arts du Canada viendra à expiration en juin 2010. Maria Fitzpatrick et
Philippe Carpentier ont souligné qu'ils se préparaient pour la prochaine ronde
de négociations et qu'ils étaient déterminés à faire inclure une nouvelle
clause de non-licenciement dans la convention collective.





Renseignements :

Renseignements: Pour organiser une entrevue avec les médias, veuillez
communiquer avec Alain Cossette, aux Communications, AFPC, en composant le
(613) 293-9210


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