Le Syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal (CSN) écrit au premier ministre Charest - Achat des Canadiens: Aider financièrement Quebecor serait "immoral", estime le STIJM-CSN



    MONTREAL, le 12 juin /CNW Telbec/ - Le Syndicat des travailleurs de
l'information du Journal de Montréal (STIJM-CSN) a écrit au premier ministre
Jean Charest lui demandant de ne pas soutenir financièrement Quebecor dans une
transaction visant à acquérir le Club de hockey Canadiens de Montréal.
    "Nous croyons qu'il serait immoral que l'argent des contribuables
québécois soutienne une compagnie qui traite ses employés de manière aussi
cavalière", écrit-on au premier ministre. Le ministre des Finances, Raymond
Bachand a déclaré cette semaine qu'il pourrait offrir une aide de quelque 100
millions de dollars à tout groupe d'acquéreurs composé majoritairement
d'intérêts québécois.
    Le STIJM estime "qu'il serait inopportun que l'Etat, qui représente le
bien commun et l'intérêt public, vienne en aide à une entreprise qui s'est
distinguée ces dernières années par ses longs conflits de travail, souvent
marqués par des lock-out, comme se fut le cas chez Vidéotron, au Journal de
Québec, et maintenant au Journal de Montréal et au Réveil de Saguenay. (...)
Si elle a les moyens financiers d'acheter le Canadien, le Centre Bell et le
Groupe Gillett, Quebecor a les moyens de mettre fin au lock-out qu'elle a
déclenché au Journal de Montréal le 24 janvier dernier et qui a jeté à la rue
253 travailleurs. Malgré les accommodements et les tentatives de rapprochement
faites encore tout récemment par notre syndicat, la haute direction de
Quebecor refuse de reprendre les négociations", précise la missive.
    Au cours des 14 dernières années, soit depuis que Pierre Karl Péladeau
siège à la direction de Quebecor, l'empire des communications a mis 14
syndicats en lock-out, un palmarès peu enviable qui qualifie l'entreprise
comme l'un des plus mauvais employeurs au Québec.
    Le syndicat souhaite que l'Etat québécois ne se montre pas complice de
Quebecor en cautionnant, par une aide financière, les agissements d'une
entreprise qui génère autant de conflits de travail et qui cherche à
transférer des emplois à l'extérieur du Québec.
    Dans cette lettre, le syndicat exprime aussi son inquiétude au premier
ministre sur "l'ampleur que prend Quebecor au Québec, avec ses activités
convergentes dans les médias, la musique, les livres, le commerce de détail,
la câblodistribution, bientôt la téléphonie et peut-être le hockey". Il est de
la responsabilité du gouvernement "de faire en sorte que cette entreprise
n'occupe pas un espace public excessif pendant que le plus important quotidien
québécois se retrouve sans ses artisans (et leur code de déontologie) pour
assurer la diffusion d'une information neutre, de qualité et qui ne soit pas à
la remorque d'intérêts commerciaux."
    La lettre signée par le président du STIJM, Raynald Leblanc, est
également adressée au ministre des Finances, au ministre du Travail, David
Whissell, au chef de l'opposition officielle, Pauline Marois, au président de
la Caisse de dépôt et placement du Québec, Michael Sabia, au pdg de la SGR,
Pierre Shedleur, au président de Investissement Québec, Jacques Daoust, au
député de Québec solidaire, Amir Khadir, au pdg du Fonds de solidarité de la
FTQ, Yvon Bolduc, au président de la FTQ, Michel Arsenault, et à la présidente
de la CSN, Claudette Carbonneau.




Renseignements :

Renseignements: Louis-Serge Houle, Information-CSN, (514) 792-0795;
Source: Syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal
(CSN)


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