Le STIJM-CSN dépose une plainte à la Commission des relations du travail - Des scabs au Journal de Montréal



    MONTREAL, le 31 mars /CNW Telbec/ - Le Syndicat des travailleurs de
l'information du Journal de Montréal (STIJM-CSN) a déposé ce matin une plainte
à la Commission des relations du travail pour contester l'utilisation de
briseurs de grève au Journal de Montréal. "Bien que Quebecor Media ait raffiné
sa méthode depuis le conflit au Journal de Québec, nous avons réuni plusieurs
faits démontrant qu'elle a eu recours à des scabs pour produire
quotidiennement le Journal, contrevenant ainsi au Code du travail", a déclaré
le président du STIJM-CSN, Raynald Leblanc.
    Dans sa requête à la CRT, le syndicat demande à la commission d'émettre
une ordonnance enjoignant l'employeur à cesser de publier dans le Journal tout
texte et toute photo provenant de l'agence QMI et des publications et sites
Internet de 7 jours, 7jours.ca, 24 heures, 24heures.ca, Ici, canoe.ca,
argent.ca ainsi que des hebdos régionaux appartenant à Quebecor. La plainte
vise aussi des textes ou des photos en provenance du Journal de Québec
traitant d'événements qui se produisent hors de son territoire, comme le
prévoit la convention collective du STIJM. Elle porte également sur la
publication de caricatures de YGreck.ca et les photos provenant de
photographes à leur compte ou à l'emploi d'autres employeurs. Concernant le
travail des collaborateurs externes, le syndicat demande à la commission de
faire en sorte que le Journal s'en tienne à la situation qui prévalait avant
le début de la négociation, conformément au Code du travail et à sa convention
collective.
    "En recourant quotidiennement à des scabs, Quebecor n'est pas
qu'illégale, a dénoncé Raynald Leblanc. Son attitude est totalement immorale
et méprisante à l'endroit des 253 artisans du Journal qu'elle a jetés sur le
trottoir le 24 janvier, mais aussi à l'égard de ses lecteurs et des
annonceurs. Nous souhaitons faire la preuve de nos allégations au plus tôt
pour rétablir le rapport de force et retourner à la table de négociation. La
publication de ce journal en contravention avec les dispositions anti-briseurs
de grève fait perdurer le conflit. Il faut que ça cesse !"
    Pour le STIJM, il est tout simplement impossible de produire un quotidien
de l'envergure du Journal de Montréal à partir du travail de 25 cadres, alors
que normalement son contenu est alimenté par plus de 80 journalistes, dont les
chefs de secteurs et les chefs de pupitre, 15 photographes et 1 caricaturiste.
"Quebecor Media ne répugne pas d'utiliser les services de gens qui ne
travaillent pas au Journal, a expliqué le président du syndicat. La direction
se comporte comme si elle était au-dessus des lois et que les dispositions de
notre convention collective ne s'appliquaient plus. Or la loi existe aussi
pour Pierre Karl Péladeau et nos conditions de travail continuent de
s'appliquer jusqu'à la signature de la nouvelle convention."

    QMI : une pseudo agence de presse

    Entre autres choses, le syndicat veut démontrer à la CRT que l'agence
QMI, mise sur pied le 6 janvier 2009, est un pseudo organe de presse qui sert
à rediriger vers le Journal des textes et des photos provenant des autres
publications ou sites Web de Quebecor Media. En outre, plusieurs journalistes
ont été embauchés pour les publications de l'empire dans les mois qui ont
précédé le déclenchement du lock-out. On parle notamment de 24heures.ca,
7jours.ca et argent.ca.
    Le STIJM déplore que Quebecor Media utilise à leur insu le travail de
journalistes et de pigistes pour alimenter le Journal de Montréal. Ce faisant,
elle les transforme contre leur volonté en briseurs de grève. "Le contrat que
tente de faire signer Quebecor Media aux journalistes-pigistes est tout aussi
immoral que le recours aux scabs, a poursuivi Raynald Leblanc. En agissant
ainsi, elle abuse de la position privilégiée qu'occupe l'empire au Québec en
leur demandant de lui céder leurs droits d'auteur, mais aussi leurs droits
moraux pour la planète entière, et ce à perpétuité. C'est le comble de
l'indécence."
    Selon ce contrat, il est stipulé que le pigiste "s'engage à céder, et
cède exclusivement à l'éditeur, et ce, sans limitation de durée ou de
territoire, tous les droits d'auteur qu'il détient sur l'oeuvre, incluant sans
limitation, tous les droits de publication, de diffusion ou de reproduction de
l'oeuvre sur tout support et par tous moyens ou procédés que ce soit". De
plus, on demande aussi au collaborateur de renoncer "aux droits moraux qu'il
détient sur l'oeuvre, tant au bénéfice de l'éditeur qu'au bénéfice de tout
ayant droits de l'éditeur".

    Rétablir le travail des collaborateurs externes

    A la CRT, le STIJM demande de limiter la publication des chroniques
réalisées par les collaborateurs externes à ce qu'elle était avant le début du
processus de négociation, le 2 octobre 2009. Par exemple, Joseph Facal signe
actuellement deux chroniques, plutôt qu'une, par semaine. Selon le syndicat,
cet ajout vise à remplacer le travail du chroniqueur d'opinion en lock-out
Marco Fortier, contrevenant ainsi au Code du travail. D'autres collaborateurs
agissent aussi comme des travailleurs de remplacement depuis le début du
conflit. Il s'agit entre autres de YGreck.ca, de Guy Bourgeois et de
Marie-Joelle Parent.
    Au cours des prochaines semaines, le Syndicat des travailleurs de
l'information du Journal de Montréal (CSN) continuera de multiplier les
occasions de dénoncer les agissements de l'empire qui bafoue le Code du
travail et le droit du public à une information de qualité afin qu'il revienne
à la table de négociation.




Renseignements :

Renseignements: Louis-Serge Houle, information-CSN, (514) 792-0795


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