Le statu quo n'est plus possible - L'OIIQ propose des solutions concrètes à la pénurie d'infirmières



    MONTREAL, le 12 nov. /CNW Telbec/ - Présentement, le Québec compte près
de 70 000 infirmières et infirmiers et tout indique que ce nombre variera à
peine au cours des prochaines années étant donné le contexte démographique
actuel. Il est donc utopique de croire que les ruptures de services dans le
système de santé seront réglées lorsqu'il y aura plus d'infirmières. Face à ce
constat, l'OIIQ propose un ensemble de solutions visant à mieux utiliser les
infirmières et à leur assurer un environnement et des conditions de travail
favorisant l'attraction, la rétention et le soutien professionnel. L'OIIQ
présentait ce document à ses délégués lors de son assemblée générale le
12 novembre dernier.
    Le monitorage quantitatif de l'effectif infirmier est déjà assuré par le
ministère de la Santé et des Services sociaux qui annonce, si rien n'est
changé, une pénurie de 7300 infirmières dans cinq ans et de 23 000 infirmières
dans 15 ans. "Devant l'ampleur de ces données, il faut planifier autrement et
penser d'ores et déjà utiliser chacune des infirmières selon ses compétences",
a affirmé la présidente de l'OIIQ, Gyslaine Desrosiers. Nous devons tenir
compte des nouveaux rôles des infirmières ("Loi 90"), de leur profil de
formation, des domaines cliniques et des contextes de soins dans lesquels
elles travaillent. L'Ordre est d'avis qu'il est possible de répondre aux
besoins de la population avec les 70 000 infirmières du Québec si on change
les règles du jeu concernant la planification de l'effectif infirmier.
    Devant l'urgence de la situation, l'Ordre propose l'application de quatre
mesures :
    Les deux premières mesures sont indissociables et visent une meilleure
utilisation des infirmières. Deux réformes majeures doivent être menées à leur
aboutissement, soit la réforme du système professionnel ("Loi 90") et celle de
la formation infirmière (DEC-BAC intégré). A cet égard, la "Loi 90" confiait
un rôle majeur aux infirmières concernant l'évaluation, la surveillance
clinique et le suivi des clientèles. Quant à la réforme de la formation
infirmière, en place depuis 2001, elle permet aux étudiantes en soins
infirmiers d'obtenir une formation DEC-BAC échelonnée sur cinq ans tout en
permettant l'obtention d'un permis d'exercice après trois ans. Cette réforme
instaurait un partage de compétences entre les niveaux d'enseignements
collégial et universitaire qui renvoyait au niveau universitaire
l'enseignement des soins critiques, des soins de première ligne dans la
communauté et des soins de santé mentale. Toutefois, ce partage de compétences
ne se reflète pas encore dans les exigences liées à l'embauche.
    Troisièmement, étant donné que le portrait de la main-d'oeuvre n'est pas
uniforme, il est impératif de planifier les effectifs dans cinq secteurs
cliniques prioritaires : les soins critiques, les soins dans la communauté, la
santé mentale, les soins périopératoires et la prévention et le contrôle des
infections. Le vieillissement de la main-d'oeuvre affecte particulièrement les
secteurs des soins périopératoires et des soins en santé mentale où 42% de
l'effectif infirmier a plus de 50 ans. Concernant les soins critiques, on vit
le phénomène inverse soit un rajeunissement de la moyenne d'âge des effectifs
associé à un roulement important de personnel. Les cinq secteurs sont
bousculés par des réorganisations cliniques majeures et ils représentent des
contextes de soins complexes pour lesquels les infirmières sont appelées à
exercer toute l'étendue de leur pratique, exigeant des niveaux de formation
adaptés.
    L'Ordre propose, dans sa quatrième mesure, que l'environnement du travail
soit significativement amélioré. Les conditions de travail doivent être plus
compétitives. Tout doit être mis en oeuvre pour attirer et retenir les
infirmières en emploi.
    "La mise sur pied de ces mesures s'impose; sinon, nous serons en crise
permanente pour les 20 prochaines années. Il faut recentrer les infirmières
dans des rôles qui pourront leur permettre de mieux répondre aux besoins de la
population", a précisé la présidente de l'Ordre, Gyslaine Desrosiers.

    Table de concertation

    Le 27 septembre dernier, le ministre de la Santé et des Services sociaux,
Philippe Couillard, convoquait les ordres professionnels, les syndicats et les
employeurs à la Table de concertation visant à répondre à la situation de la
pénurie de main-d'oeuvre en soins infirmiers pour tenter de trouver des
solutions à la pénurie des effectifs dans le domaine de la santé et plus
spécifiquement dans le domaine des soins infirmiers. Cette table a pour mandat
de lui faire des recommandations sur les actions à prioriser à court et moyen
terme.
    Il a de plus annoncé la mise sur pied d'un groupe de travail restreint
dont le mandat porterait spécifiquement sur la situation des infirmières en
commençant par la problématique des agences privées de recrutement infirmier
et par celle du temps supplémentaire obligatoire.
    Tel que l'a mandaté son assemblée générale dans une proposition unanime,
l'Ordre entend défendre ses propositions à la Table de concertation et auprès
de toutes les instances concernées.




Renseignements :

Renseignements: Chantal Charron, attachée de presse, Cellulaire (514)
895-1987; Source: Ordre des infirmières et infirmiers du Québec


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