Le soutien au personnel infirmier en soins palliatifs: gage de meilleurs services et d'une plus grande satisfaction pour tous



    QUEBEC, le 30 avril /CNW Telbec/ - Dans le contexte du vieillissement de
la population et de la demande croissante des soins en fin de vie, les
infirmières qui offrent ces soins sont soumises à un stress et à des émotions
très fortes qui peuvent, malgré tout leur dévouement, miner la qualité des
soins qui sont prodigués.
    Une meilleure organisation du travail, des occasions de formation
pratique (ex. un stage à la Maison Michel-Sarrazin) et l'amélioration du
soutien offert aux infirmières en soins palliatifs ont été étudiées par une
équipe de chercheurs et chercheuses de l'Université Laval, sous la direction
de la Dre Lise Fillion, professeure titulaire à la Faculté des sciences
infirmières de l'Université Laval et membre de l'équipe de recherche
Michel-Sarrazin en soins palliatifs affiliée au Centre de recherche clinique
et évaluative en oncologie du CHUQ.

    L'importance d'un réseau intégré de soins palliatifs

    Le premier volet de cette programmation de recherche a permis de
démontrer l'importance de la mise en oeuvre d'un réseau intégré de soins
palliatifs (SP). Cette forme d'organisation du travail favorise la cohérence
dans le système de santé, la mobilisation des équipes et permet d'offrir
différentes formations adaptées aux besoins des soignants oeuvrant dans cette
pratique. Ces formations renforcent la satisfaction des infirmières par
l'accroissement de leurs compétences collectives et individuelles. Le
développement d'une confiance accrue s'est, par exemple, fait sentir lorsque
des infirmières ont été autorisées à développer et à appliquer des protocoles
autrefois inexistants, surtout ceux concernant le soulagement de la douleur.
Par contre, sur le plan de l'organisation, on ne reconnaît pas encore assez
l'expertise clinique des infirmières nécessaire pour prodiguer de tels soins,
ce qui cause des insatisfactions.

    Une expérience avec la Maison Michel-Sarrazin

    L'accroissement de la satisfaction au travail des infirmières en SP est
également obtenu grâce au partage de valeurs et d'intérêts communs des
personnes sollicitées pour travailler dans ce secteur particulier, comme à la
Maison Michel-Sarrazin (MMS). La MMS bénéficie d'un prêt de service d'un
certain nombre d'infirmières qui, suite à leur expérience, ont affirmé avoir
renoué avec leurs motivations premières pour les soins, retrouvé une
philosophie humaniste et redécouvert le véritable sens des soins infirmiers.
De retour dans leur établissement, elles disent se sentir plus compétentes
dans leur travail auprès des personnes en fin de vie et de leur famille. Le
passage à la MMS met cependant en évidence l'écart entre les aspirations des
infirmières et la réalité des centres hospitaliers. Les infirmières ont
développé des compétences particulières en SP qui ne peuvent être utilisées à
leur plein potentiel dans le cadre du volume d'activité et de l'organisation
du travail dans les établissements. Elles expriment le désir que la qualité de
leur travail professionnel soit prise en compte, plutôt que seulement leur
performance sur des indicateurs économiques souvent vides de sens.

    Un programme de soutien centré sur la quête de sens

    En plus de s'intéresser à ces mesures de soutien organisationnel et
professionnel, les chercheurs ont orienté leur évaluation sur la pertinence de
soutenir les infirmières sur le plan personnel en leur offrant un groupe de
réflexion animé selon une approche existentielle. Ayant régulièrement à faire
face à la finitude de la vie, les infirmières sont souvent dans un
questionnement sur le sens de la vie. Les résultats démontrent que la
participation à ce groupe de réflexion permet de développer une meilleure
perception des bénéfices ou des avantages personnels liés à la nature de ce
travail d'accompagnement en fin de vie. Le groupe crée un espace de réflexion
qui facilite une prise de conscience des valeurs personnelles et
professionnelles et de l'engagement au travail. Cette réflexion semble
contribuer à la construction d'une signification du travail. Sans politique
incitative des organisations, cette formation attire davantage les infirmières
qui manifestent déjà un niveau élevé de qualité de vie spirituelle et
émotionnelle. On conclut que même un programme qui vise le soutien personnel
doit avoir une composante organisationnelle.

    Des pistes de solutions pour l'avenir

    La démarche réalisée permet d'affirmer que les facteurs de stress reliés
au travail des infirmières en SP doivent être considérés dans l'organisation
du travail et dans le soutien qui leur est offert.
    Le sens du travail sur l'individu doit être considéré afin de développer
une prestation de soins de qualité.
    Dans un contexte d'organisation des soins palliatifs et de pénurie de
main-d'oeuvre, les choix qui s'imposent sont ceux qui tiennent compte de
l'évolution du monde du travail, des nouvelles exigences professionnelles et
du bien-être du personnel. Les modèles théoriques élaborés dans cette analyse
permettent de poursuivre la réflexion et de faire naître des moyens concrets
qui sauront valoriser le personnel et ainsi développer une prestation de
services de qualité.




Renseignements :

Renseignements: Direction des communications, Centre hospitalier
universitaire de Québec, (418) 525-4387; Direction générale, Maison
Michel-Sarrazin, (418) 688-0878

Profil de l'entreprise

CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE DE QUEBEC (CHUQ)

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