Le secteur ferroviaire réalise une solide performance au chapitre de l'environnement



    OTTAWA, le 20 mars /CNW Telbec/ - Le secteur ferroviaire a prouvé que
l'environnement lui tenait à coeur en réussissant à respecter la limite
établie pour les émissions produites par les locomotives malgré une
augmentation marquée du trafic voyageurs et marchandises.
    Un rapport produit par Environnement Canada et l'Association des chemins
de fer du Canada explique qu'en 2005, les chemins de fer ont produit 114,86
kilotonnes d'oxydes d'azote, ce qui se situe juste au-dessous d'une limite
volontairement fixée à 115 kilotonnes (kt). Selon le rapport, ce chiffre est
inférieur à celui de 2004, qui était de 117,05 kt, malgré une augmentation de
2,8 pour cent du trafic commercial et de 1,1 pour cent de la consommation de
carburant. Le rapport fait aussi l'éloge d'une série d'initiatives permanentes
qui comprennent l'introduction de nouvelles locomotives conformes aux normes
plus strictes régissant les émissions polluantes des locomotives qui sont
prescrites par l'Environmental Protection Agency (EPA) des Etats-Unis.
    Cliff Mackay, président-directeur général de l'ACFC, précise que le taux
d'émissions maximum a été établi dans un protocole d'entente de dix ans conclu
entre Environnement Canada et l'ACFC en 1995.
    Le rapport précise par ailleurs que depuis 1990, le trafic ferroviaire de
marchandises a augmenté en moyenne de 2,7 pour cent par année. Il s'agit d'un
taux nettement plus élevé que le taux de croissance annuel de 1,5 pour cent
qui a été calculé à partir du volume de 1990 au moment où l'entente a été
signée et sur lequel était fondée la limite de 115 kt d'émissions par année.
Autrement dit, les chemins de fer ont su gérer une augmentation de 30 pour
cent du trafic tout en respectant les limites établies pour les émissions
polluantes.
    M. Mackay ajoute qu'un nouveau protocole d'entente préliminaire de cinq
ans a été établi avec Environnement Canada et Transports Canada. La nouvelle
entente prévoit une réduction supplémentaire des émissions de gaz à effet de
serre et une réduction des contaminants atmosphériques tels que les oxydes
d'azote, les dioxydes de soufre et les particules de carbone.
    M. Mackay poursuit en disant qu'un comité de gestion composé de
représentants du secteur ferroviaire et du gouvernement sera créé pour
"trouver des façons de rendre les chemins de fer encore plus économes en
énergie". Une aide financière sera également consacrée à des projets de
recherche. Des travaux sont aussi en cours concernant l'établissement de
crédits d'émissions de carbone pour les entreprises de fabrication qui ont
davantage recours aux services de transport ferroviaire pour réduire leurs
émissions totales.
    Le rapport environnemental révèle que 930 des 2 991 locomotives qui ont
été exploitées par les chemins de fer canadiens en 2005 étaient conformes aux
normes plus strictes régissant les émissions polluantes. Ce nombre augmentera
régulièrement au cours des prochaines années, au fur et à mesure que les
nouvelles locomotives remplaceront les anciennes pour le transport
marchandises et voyageurs. Les chemins de fer sont également en train de
modifier certaines de leurs locomotives pour en améliorer l'efficience
énergétique.
    M. Mackay explique que les chemins de fer marchandises ont réalisé des
gains d'efficience grâce aux nouvelles locomotives, mais aussi grâce à des
ententes d'exploitation conjointe conclues dans l'ensemble du pays. Ces
ententes permettent aux chemins de fer de transporter des chargements plus
lourds sur des pentes plus douces, ce qui réduit la quantité de carburant
nécessaire pour acheminer les marchandises.
    "Entretemps, le secteur ferroviaire attend de recevoir des détails
concernant le programme écoMarchandises du gouvernement fédéral pour voir
quelles dispositions pourront s'appliquer au transport ferroviaire", explique
M. Mackay. Annoncé par le ministre des Transports Lawrence Cannon, le
programme prévoit des investissements à hauteur de 27 millions de dollars dans
trois programmes de transport de marchandises visant à encourager les
transporteurs à essayer ou à acquérir de nouvelles technologies et à
travailler en collaboration avec d'autres modes de transport afin de réduire
la consommation d'énergie.
    Le ministre précise que le gouvernement veut réduire les émissions de gaz
à effet de serre produites par le secteur du transport. "Nous avons tous un
rôle à jouer (...) dans la conception de systèmes, de pratiques et de
technologies de transport plus propres. Il ajoute que tout en préservant
l'environnement, nous devons nous assurer que les entreprises de transport de
marchandises pourront continuer de participer à la santé économique à long
terme du pays.
    L'ACFC répond en affirmant que les chemins de fer continueront de faire
des efforts pour réduire leur consommation de carburant et pour encourager les
expéditeurs à se tourner vers le transport ferroviaire afin de réduire la
congestion sur les routes.
    "Les chemins de fer assurent 65 pour cent du transport de marchandises de
surface et produisent seulement 3 pour cent des émissions de gaz à effet de
serre attribuables au transport de surface, souligne M. McKay. Nous allons
encourager et aider nos membres à se familiariser avec le nouveau programme et
à le mettre en pratique, au besoin, de façon à améliorer continuellement leur
exploitation et leur service à la clientèle."
    Mike Lowenger, vice-président, Exploitation et affaires réglementaires à
l'ACFC, fait remarquer que l'ACFC privilégie l'approche proposée par le
protocole d'entente sur la réduction des gaz à effet de serre par rapport au
système américain qui vise à réglementer les émissions produites par les
locomotives : "Le protocole d'entente nous permet de mieux gérer la façon dont
nous utilisons les locomotives."
    Le rapport environnemental indique que les chemins de fer ont mis en
oeuvre d'autres mesures pour réduire leur consommation de carburant. On a
notamment accéléré le processus d'installation de systèmes automatiques
d'arrêt/redémarrage et de modules de ralenti économique sur les locomotives.
Parmi les projets de réduction de la consommation de carburant et des
émissions polluantes qui ne visent pas les locomotives, on compte
l'acquisition de wagons de plus grande capacité et de wagons-tombereaux en
aluminium plus légers, ainsi qu'une amélioration de la fluidité de
l'exploitation par la modernisation de l'infrastructure et le graissage des
ornières et du dessus des rails. On a également mis l'accent sur la formation
du personnel en matière de mesures de conservation et de méthodes de conduite
des trains améliorées.
    Le protocole d'entente préliminaire demande à l'ACFC d'encourager ses
membres à adopter les normes relatives à l'économie de carburant qui
pourraient être mises en oeuvre par l'EPA. Compte tenu de l'importance des
activités exercées aux Etats-Unis et de la quantité de trains qui traversent
la frontière canado-américaine, les chemins de fer canadiens respectent les
normes de l'organisme américain. L'ACFC doit également continuer d'encourager
ses membres à adopter des mesures d'économie de carburant.
    Le protocole d'entente obligerait également le CN, le CFCP, Via Rail et
Go Transit à acheter exclusivement des locomotives nouvellement construites
qui sont conformes aux normes de l'EPA, à retirer du service 130 locomotives
de moyenne puissance construites avant 1999 et à moderniser des locomotives de
moyenne et de grande puissance afin qu'elles respectent les normes de l'EPA en
matière d'émissions polluantes.
    Le protocole d'entente établit des limites relatives à l'émission de
CO(2) que les locomotives de ligne, de CFIL et de trains voyageurs devront
respecter d'ici 2010 et prévoit que le gouvernement et le secteur devront
tenir une conférence portant sur la réduction des émissions polluantes et sur
les meilleures pratiques environnementales du secteur ferroviaire.
    M. Mackay mentionne diverses initiatives que des chemins de fer ont déjà
entreprises afin de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. GO
Transit a commandé 27 nouvelles locomotives, qui sont plus puissantes, plus
économes en carburant et plus respectueuses de l'environnement que ses
locomotives actuelles.
    Le chemin de fer a également la possibilité d'en acheter 26 de plus pour
remplacer de vieilles locomotives et agrandir son parc. Chaque locomotive
pourra tirer 12 voitures, soit deux de plus que les locomotives actuelles, ce
qui représentera 300 voyageurs de plus par voyage. GO Transit a aussi cessé
d'ouvrir toutes les portes aux gares où le temps d'arrêt est long afin
d'éviter de refroidir l'air des voitures pendant l'hiver et de le réchauffer
pendant l'été.
    En éliminant ces brusques changements de température, on économise de
l'énergie et on évite à la génératrice d'avoir à réchauffer ou à refroidir
l'air dans les voitures. Toujours par mesure d'économie d'énergie, on isole
mieux les voitures voyageurs neuves et modernisées et on les dote d'appareils
d'éclairage à diodes électroluminescentes (DEL), en remplacement des ampoules
à incandescence. En outre, on ne laisse plus les locomotives marcher au
ralenti lorsqu'elles sont retirées du service et garées dans le triage.
    Depuis 1990, VIA Rail a réduit sa consommation de carburant de 25 pour
cent par voyageur-kilomètre depuis 1990, ce qui s'est traduit par une économie
d'énergie de 13 pour cent. Le chemin de fer a acheté 21 locomotives neuves
moins polluantes en 2001, et il a élaboré un prototype dont il se servira pour
modifier les moteurs de ses locomotives General Motors F-40 et les rendre
conformes aux normes environnementales nord-américaines les plus strictes
s'appliquant aux moteurs modifiés.
    Le CFCP a équipé plus de 60 pour cent de ses locomotives de dispositifs
permettant de réduire la consommation de carburant. Il a également mis en
oeuvre un programme avant-gardiste de gestion du carburant qui vise à réduire
la consommation de carburant grâce à des techniques de conduite des trains
améliorées et à l'installation sur les locomotives de dispositifs permettant
d'économiser le carburant.
    Le CN se concentre sur l'amélioration de l'efficacité de ses triages en
utilisant le programme informatique Triage de précision (SmartYard), qui
facilite et optimise la prise de décisions relatives aux manoeuvres à
effectuer pour former les trains. Cette technologie est mise à l'essai dans le
cadre d'un projet pilote réalisé au triage MacMillan du CN à Toronto.
    On dit souvent que l'énergie la plus facile à économiser est celle que
l'on gaspille. En réduisant le gaspillage d'énergie, on réduit les émissions
polluantes. Par la même occasion, le secteur peut se rendre compte qu'il a
tout intérêt à économiser l'énergie. Pour en savoir davantage sur la
performance environnementale associée au transport ferroviaire de voyageurs et
de marchandises, écrivez au www@railcan.ca.




Renseignements :

Renseignements: Personne-ressource pour les médias : Roger Cameron,
rogerc@railcan.ca, (613) 564-8097

Profil de l'entreprise

Association des chemins de fer du Canada

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