Le salaire minimum ne permet pas de joindre les deux bouts: une demande en forte hausse pour les banques alimentaires des fêtes cette année

MONTRÉAL, le 19 déc. 2016 /CNW Telbec/ - Après une année de coupes dans le secteur public, résultant en une forte hausse de la demande sur le réseau communautaire, le Regroupement Partage constate l'accroissement  de la demande pour ses Magasins-Partage de Noël.

Le Regroupement Partage contribue à aider les Montréalais dans le besoin en organisant en décembre des Magasins-Partage de Noël dans 17 quartiers de la métropole. Organisés sous la forme d'un marché d'alimentation, ces 17 Magasins-Partage aideront cette année 5600 ménages démunis où logent quelque 19 600 enfants et adultes. Au total, l'équivalent de 800 000 $ en denrées alimentaires, produits d'hygiène et cadeaux seront distribués. Les ménages à faible revenu peuvent choisir leurs denrées alimentaires pour un montant équivalent à 10% de la valeur de leur panier d'épicerie, donc oscillant entre 50 et 120 $, dans le respect de leurs goûts et de leur budget. Des cadeaux, notamment des jouets, des livres, des pyjamas et des gâteries, sont offerts gratuitement aux enfants ainsi qu'aux parents.

Avec les coupes dans les services aux citoyens de la dernière année, le Regroupement Partage avait pressenti une demande accrue pour le dépannage alimentaire des fêtes. Malheureusement, la prémonition s'est avérée réalité lorsqu'à la mi-novembre, ses 17 Magasins-Partage de Noël étaient remplis à 70%, contrairement à 30-50% pour la même période l'an dernier. Les listes d'attente des Magasins-Partage ont battu des records cette année, avec un total de 2000 ménages. « Tant de personnes et de familles qui ne mangeront pas à leur faim pour les fêtes. Il faut être généreux, malgré la pression financière vécue par tous à cette période de l'année. Beaucoup sont plus mal pris que soi! » s'exclame Sylvie Rochette, cofondatrice et directrice générale du Regroupement Partage. 

Cette hausse est cohérente avec ce qui est vécu sur l'ensemble du réseau d'entraide; le bilan 2016 du réseau des Banques alimentaires du Québec fait état d'une augmentation de 5,4 % des demandes d'aide dans ses organismes communautaires et comptoirs alimentaires. En chiffres bruts, cela correspond à 100 000 demandes de plus par mois. En effet, on constate que de plus en plus de travailleurs actifs sont dans le besoin, « et il est inquiétant de constater que près de 11% des demandes d'aide proviennent de personnes qui ont un revenu d'emploi. On le voit, la clientèle change, et ce ne sont plus seulement des gens sur l'aide sociale qui ont tenté d'obtenir une place aux Magasins-Partage. Travailler n'est plus une garantie pour pouvoir se nourrir. Un couple travaillant au salaire minimum et avec trois enfants n'y arrive pas, car en 2016, avoir 40 000$ pour vivre, ce n'est rien. C'est largement insuffisant au regard du coût des denrées et des produits d'hygiène de base qui augmentent constamment, et la croissance de la courbe des revenus qui elle, ne suit pas » selon Sylvie Rochette, cofondatrice et directrice générale du Regroupement Partage.

2017 sera difficile également pour les 3000+ ménages de réfugiés syriens parrainés au privé, dont l'aide d'une durée d'un an cessera, et qui n'auront pas accès à l'aide sociale pour une autre année encore.

Sachant que 70% des immigrants arrivant au Québec s'installent dans la grande région métropolitaine, et, que déjà l'année dernière, 1 famille montréalaise sur 4 vivait sous le seuil de la pauvreté, le Regroupement Partage s'inquiète de ne pouvoir répondre aux besoins grandissant des Montréalais des quartiers défavorisés et des réfugiés nouvellement arrivés.

Montréal et pauvreté : un plus grand défi qu'ailleurs au Québec

  • À Montréal, une famille sur quatre (1/4) avec enfants de moins de 18 ans vit sous le seuil de pauvreté. Presque deux fois (2x) plus que pour l'ensemble du Québec.
  • Les enfants de familles défavorisées sont plus nombreux que ceux de familles favorisées à ne pas déjeuner, à être sédentaires, ainsi qu'à avoir une faible estime d'eux- mêmes.
  • Les enfants des milieux défavorisés sont :
    • de trois à quatre fois (3-4x) plus nombreux à accuser des retards scolaires;
    • deux fois (2x) plus nombreux à éprouver des problèmes d'apprentissage.
  • 70 % des immigrants arrivant au Québec s'installent dans la région métropolitaine.
  • Au Québec, les immigrants et réfugiés comptent pour plus du quart (1/4) de la clientèle des banques alimentaires.

À propos du Regroupement Partage

Depuis sa fondation, il y a 18 ans, le Regroupement a remis 12 millions de dollars en denrées alimentaires et produits de consommation à 385 800 Montréalais dans le besoin. Les Magasins-Partage aident annuellement près de 27 700 personnes  dans 17 quartiers montréalais à la rentrée scolaire et à Noël. Pour l'ensemble de ses programmes, ce sont 77 700 personnes qui sont rejointes.

                         

SOURCE Regroupement Partage

Renseignements : Karine Casault Communications, 514-924-3391, communications@karinecasault.com

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