Le salaire minimum fait un pas ... de tortue



    QUEBEC, le 30 avril /CNW Telbec/ - Une hausse du salaire minimum de
25 cents/h entre en vigueur le 1er mai 2007. Compte tenu de la hausse du coût
de la vie de la dernière année (1.7 %), les salariéEs au salaire minimum
voient la valeur réelle de leur salaire augmentée d'un maigre 12 cents/h, soit
250 $/an pour une personne travaillant 40 heures/semaine pendant 52 semaines.
Le Collectif pour un Québec sans pauvreté souligne positivement le fait que
cette année la hausse du salaire minimum dépasse le taux d'inflation.
Toutefois, comme il revendique qu'une personne travaillant à temps plein au
salaire minimum puisse sortir de la pauvreté, cette hausse est nettement
insuffisante. Le salaire minimum a perdu 22% de sa valeur sur une période de
29 ans, suite à plusieurs années sans augmentation du salaire minimum et des
années où les augmentations ont été inférieures à l'inflation. Le prochain
budget du Québec corrigera-t-il cette situation?
    Au Québec, le groupe Au bas de l'échelle et le Front de défense des
non-syndiqués établit à 10.16 $/h le salaire minimum pour permettre à une
personne seule travaillant 40 heures/semaine d'atteindre le seuil de sortie de
la pauvreté en 2006. Au niveau fédéral, le récent Rapport Arthurs sur les
normes de travail au Canada et de nombreux groupes canadiens de lutte à la
pauvreté revendiquent un salaire minimum fédéral à 10 $. Avec un salaire
minimum qui augmenterait annuellement de 12cents/h de plus que le taux de
l'inflation, il faudrait 17 ans pour que les salariéEs, rémunéréEs au taux
minimum, puissent sortir de la pauvreté.
    En février dernier, le budget du Québec 2007-2008 soulignait que
l'économie des régions était demeurée prospère grâce à la demande soutenue des
ménages. Or, la faiblesse du salaire minimum, en plus d'affecter les
travailleurs et les travailleuses, nuit également à la prospérité de
l'économie locale (restaurant, épicerie, salon de coiffure, magasin de
vêtements ou de meubles, etc.). Le plus récent budget de l'Ontario s'engage à
amener le salaire minimum à 10.25 $/h, d'ici 2010, parce que "L'Ontario a tout
à gagner en aidant les travailleurs à faible revenu. (...) Les familles ayant
un revenu de travail contribuent à la vigueur de notre économie, et nous
devons leur permettre de tirer profit des avantages d'une économie en pleine
croissance", déclare le ministre du Travail, M. Peters.
    Le nouveau gouvernement du Québec présentera sous peu son budget : le
Collectif demande qu'il respecte la Loi visant à lutter contre la pauvreté et
l'exclusion sociale et qu'il y inscrive des mesures pour faire en sorte que,
comme dans la province voisine, les salariéEs au salaire minimum puissent
s'approcher de la sortie de la pauvreté et profiter de la croissance
économique.
    Le droit à un revenu décent est reconnu par la Déclaration universelle
des droits de l'homme dont le Québec est signataire. D'ailleurs, le Comité de
l'ONU sur le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et
culturels (PIDESC) a récemment blâmé le Canada et le Québec pour maintenir si
bas le salaire minimum dans un pays et une province qui possèdent beaucoup de
richesse mais la répartissent mal.




Renseignements :

Renseignements: Solène Tanguay, responsable des communications.
Cellulaire : (418) 254-7238, communications@pauvrete.qc.ca., Site Internet :
www.pauvrete.qc.ca


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