Le rythme fulgurant des fusions et acquisitions dans le secteur minier se calme après avoir franchi le cap semestriel, mais le ralentissement est probablement temporaire selon un rapport de PwC

La Chine est bien positionnée pour se lancer dans des acquisitions opportunistes et mener la reprise des transactions dans le secteur minier mondial

MONTRÉAL, le 7 sept. 2011 /CNW/ - Après un démarrage en force, les activités de fusions et acquisitions dans le secteur minier mondial affichent des signes de ralentissement au cours de la deuxième moitié de 2011. D'après la nouvelle édition du rapport Global Mining Deals publiée aujourd'hui par PwC, les valeurs et les volumes des transactions ont déjà baissé de 32 % et 19 % de juin à juillet, et de 25 % et 7 % de juillet à août, respectivement. Dans l'ensemble, les valeurs et les volumes des transactions ont baissé de 49 % et de 25 % au cours des deux derniers mois.

Au cours du premier semestre de 2011, 1 379 transactions d'une valeur totale de 71 milliards de dollars US ont été annoncées, ce qui en fait la période la plus fertile en fusions et acquisitions dans l'histoire du secteur minier. Annualisés, les volumes et les valeurs des transactions représentent une hausse respective de 24 % et 2 % par rapport à 2010, et de 122 % et 32 % par rapport à 2009. La valeur moyenne des transactions de la première moitié de 2011 s'élève à 104 millions de dollars, soit 40 % de plus qu'en 2010. Néanmoins, pendant le reste de l'année, la turbulence des marchés boursiers exercera probablement, du moins à court terme, une pression baissière sur la plupart des évaluations de sociétés minières.

« Pour le moment, les marchés des produits de base sont pris en otage par la politique. Bien qu'on s'attende à un repli des activités transactionnelles, celles-ci ne cesseront pas totalement tant que la demande de métaux en provenance de la Chine continuera de soutenir les activités fondamentales à long terme de fusion et d'acquisitions dans l'industrie minière », affirme M. Nochane Rousseau, leader de l'industrie minière pour la région du Québec de PwC.

PwC ne pense pas que cette tendance annonce la fin d'une période sans précédent de fusions et acquisitions dans le secteur minier mondial. La demande chinoise, soutenue par d'autres pays émergents, est le facteur le plus déterminant de l'orientation du marché des produits de base, et des attentes en matière de fusions et acquisitions dans le secteur minier. « Alors que les analystes financiers du monde occidental élaborent leurs prévisions sur trois mois, les chinois se basent sur des plans à plus long terme, un horizon plus large dans lequel cette halte passagère paraît insignifiante », ajoute M. Rousseau.

Accalmie sur le front canadien
Malgré l'activité mondiale record du premier semestre de 2011, les habitués des transactions au Canada, en Australie et au Royaume-Uni se sont tenus relativement à l'écart. PwC a néanmoins observé une abondance d'initiatives de la part d'acheteurs américains, en particulier dans le marché du charbon. Pendant les six premiers mois de 2011, les sociétés américaines ont supplanté les canadiennes au premier rang des activités d'acquisition, avec une part de marché représentant 31 % de la valeur des acquisitions annoncées. Le Canada a donc été relégué au deuxième rang, avec une part de marché de 19 % d'après la valeur des transactions, alors que l'Australie, un acheteur généralement actif, plafonne à seulement 4 %.

Les matières de base pour la fabrication de l'acier dominent
Les matières de base nécessaires à la fabrication de l'acier, comme le charbon métallurgique, le minerai de fer et le niobium, ont dominé le marché des transactions au cours du premier semestre de 2011 en accaparant plus de 30 % de l'activité. D'après la valeur totale des transactions, le charbon a dépassé l'or à titre de ressource la plus recherchée, dans un contexte où les sociétés cherchaient à consolider leurs ressources pour mieux répondre aux besoins en matières premières des marchés émergents. Les sociétés minières ont aussi accru leurs activités transactionnelles en dehors du secteur minier. À cet égard, les secteurs complémentaires, notamment les industries d'extraction, comme le gaz naturel, nécessaire à l'exploitation minière, seront des cibles probables de fusions et acquisitions. Néanmoins, pour les acheteurs occidentaux, la pression croissante des actionnaires et des conseils d'administration pour injecter des capitaux dans la croissance organique, le rachat d'actions ou la distribution de dividendes, représente un obstacle majeur aux transactions.

La Chine, calme en 2011 mais prête à tirer profit d'un ralentissement opportun
Dans la première moitié de 2011, les sociétés chinoises ont annoncé 75 acquisitions d'une valeur totale de 4,7 milliards de dollars US (sans compter les transactions annulées et retirées), soit une baisse de 18 % par rapport à l'année dernière. Les sociétés chinoises se sont principalement cantonnées à des transactions régionales, 68 % de leurs cibles d'acquisition étant basées dans les marchés émergents de l'Asie-Pacifique. Le faible volume des acquisitions chinoises ne traduisait pourtant pas un manque de volonté, comme en témoignent deux tentatives notables de prise de contrôle visant Equinox Minerals et Whitehaven Coal en Australie, qui ont échoué pour des raisons d'évaluation.

« Le fait que la Chine abandonne deux transactions d'envergure potentiellement emblématique en raison de préoccupations liées à l'évaluation est assez symbolique et contribue à démentir la croyance selon laquelle les sociétés chinoises sont prêtes à assurer leur approvisionnement à tout prix, affirme Nochane Rousseau. Tout au long de 2011, nous avons constaté de nombreux cas où les sociétés chinoises visaient le profit plutôt que l'approvisionnement. À l'avenir, nous prévoyons que les forces politiques et économiques en Chine les inciteront à maintenir une stricte discipline dans leurs activités d'acquisition. »

Mais la prudence n'entraînera pas une chute brutale des initiatives de fusions et acquisitions de la part de la Chine. On prévoit que la Chine continuera d'acheter de l'or et d'autres métaux précieux, de même que des ressources industrielles de qualité, comme le minerai de fer, le charbon métallurgique, les engrais minéraux et les métaux de base. PwC prévoit aussi que la Chine continuera de se concentrer sur les marchés frontaliers, comme la Mongolie et l'Afrique, et de consolider son secteur minier fragmenté.

« Les acheteurs chinois ont silencieusement amassé des positions minoritaires dans un grand nombre de sociétés et s'apprêtent désormais à y exercer leur influence, en particulier dans l'éventualité d'un ralentissement opportun », souligne M. Rousseau.

En fait, PwC considère les participations chinoises et l'exercice des droits des actionnaires minoritaires comme un obstacle émergent aux prises de contrôle. Il s'agit là d'une conséquence naturelle de la tendance des dix dernières années privilégiant les opérations de financement structurées en coentreprises et en positions minoritaires pour permettre aux producteurs d'acier et aux sociétés d'État de s'assurer leur approvisionnement en produits de base. On a relevé deux cas de ce type de résistance cette année. En décembre 2009, Rio Tinto a annoncé une offre d'achat publique de 3,8 milliards de dollars US visant Riversdale Mining. La transaction n'a pu être conclue que tout récemment parce que les aciéries actionnaires, Tata Steel et CSN (détenant à elles deux 47 % du registre), tenaient à conserver leur position afin de sécuriser leur approvisionnement en provenance du projet carbonifère de Riversdale en Zambie. Par ailleurs, Peabody Energy subit aussi la résistance des actionnaires chinois Citic Resources et coréen Posco (détenant à eux deux 30 % du registre) dans son offre visant Macarthur Coal.

Pour plus d'information ou pour lire la version intégrale du rapport Global Mining Deals (disponible en anglais seulement), allez à l'adresse : http://www.pwc.com/ca/MiningDeals.

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Note aux rédacteurs :
La société PricewaterhouseCoopers a adopté la nouvelle désignation « PwC » à l'automne 2010. « PwC » s'écrit avec un « P » et un « C » majuscules. Le logo de la société, qui représente les initiales PwC en lettres minuscules, est la seule exception à cette règle d'écriture.

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1 Source : Kennedy; Business Advisory Services Marketplace 2009-2011; ©BNA Subsidiaries, LLC. Reproduit sous licence.
2 Source : Acquisitions Monthly Awards 2010

SOURCE PwC

Renseignements :

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Courriel : olivia.boucherie@ca.pwc.com 

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