Le rejet du plan de sauvetage de Wall Street pourrait porter atteinte à l'ensemble des systèmes financiers mondiaux, selon un rapport de Marchés mondiaux CIBC



    
    L'Américain moyen se montrera probablement moins hostile à un plan de
    sauvetage lorsqu'il ressentira les effets désastreux de cette crise
    financière
    

    TORONTO, le 30 sept. /CNW/ - Banque CIBC (CM aux bourses de Toronto et de
New York) - La population ne commencera probablement à appuyer un plan de
sauvetage de Wall Street que lorsqu'elle ressentira directement les effets
désastreux de cette crise bancaire et, quand viendra ce moment, le système
financier mondial pourrait avoir subi des dommages systémiques, selon un
nouveau rapport de Marchés mondiaux CIBC.
    "En cédant au scepticisme de l'Américain moyen, les membres du Congrès
ont rejeté le plan de sauvetage de Wall Street, laissant le système financier
de leur pays, voire du monde entier, exposé à de nouvelles baisses de prix sur
le marché de l'habitation aux Etats-Unis", a indiqué Jeff Rubin, économiste en
chef et stratège en chef, Marchés mondiaux CIBC.
    M. Rubin a déclaré que le rejet du plan de sauvetage par le Congrès est
le reflet du gouffre, énorme et de plus en plus profond, qui sépare les
financiers de Wall Street du peuple américain. "Malgré la liste de plus en
plus longue de banques qui ont dû déclarer faillite aux Etats-Unis et
l'augmentation des écarts de crédit, particulièrement pour les institutions
financières elles-mêmes, la crise qui touche Wall Street n'a pas encore eu de
répercussions importantes sur l'Américain moyen."
    Comme le fait remarquer M. Rubin, les taux d'intérêt sur les prêts
hypothécaires à taux variable ont augmenté de presque un point de pourcentage
aux Etats-Unis, les prêts-auto sont de plus en plus difficiles à obtenir et
les contrats de location pour des véhicules très énergivores comme les VUS
sont pratiquement chose du passé. Pourtant, comme les pertes d'emplois et de
production industrielle sont minimes jusqu'à maintenant, l'Américain moyen n'a
pas encore beaucoup souffert de la crise qui saisit les marchés financiers.
    "C'est la nature très bénigne du ralentissement actuel de l'économie en
général qui pourrait constituer le plus grave danger à l'avenir", a affirmé M.
Rubin. "Sans une détérioration marquée du taux de chômage ou de la croissance
du PIB, le peuple américain pourrait bien demeurer indifférent aux malheurs de
Wall Street. Il faudra peut-être attendre un trimestre ou deux avant que
l'Américain moyen ne ressente tout l'impact des déboires de ses institutions
financières."
    "D'ici là, il est peu probable que la population se montre moins hostile
à un plan de sauvetage. Pour une fois, un ralentissement économique beaucoup
plus important sera peut-être nécessaire, ne serait-ce que pour que
l'Américain moyen et les financiers de Wall Street soient enfin au même
diapason."
    La crainte de M. Rubin est que "le système financier ne soit pas en
mesure de surnager assez longtemps pour qu'ayant assez souffert, l'Américain
moyen adhère à un plan de sauvetage. Voilà pourquoi un tel plan doit être mis
en place dès maintenant, avant que des dommages systémiques n'aient été
subis."
    Bien que ni l'économie ni le marché de l'habitation du Canada ne soient
aussi exposés que leurs équivalents américains à la crise financière qui
secoue les Etats-Unis, les soubresauts de l'indice TSX observés depuis quelque
temps montrent que ce dernier est beaucoup plus vulnérable à la crise que le
Dow Jones ou le S&P 500.
    "Les craintes concernant un effondrement des marchés financiers
détournent les investisseurs des produits de base", a constaté M. Rubin. "Les
fluctuations importantes qu'a subies récemment le prix du pétrole mettent en
évidence le fait que les craintes qu'inspire le bilan financier toxique des
entreprises de Wall Street peuvent s'étendre à d'autres marchés, même lorsque
ceux-ci sont fondamentalement peu liés entre eux."
    M. Rubin attire l'attention sur le fait que la demande mondiale de
pétrole ne semble pas près de ralentir puisque les ventes mondiales
d'automobiles sont en voie d'atteindre des niveaux records pour la septième
année d'affilée. La demande d'automobiles, et du pétrole qui permet de les
faire rouler, est encore en pleine expansion au Brésil, en Russie, en Inde et
en Chine (pays BRIC). Dans ces pays, les ventes sont en hausse de plus de 20 %
pour le deuxième trimestre de 2008. En fait, on s'attend à ce que le total des
ventes d'automobiles annuelles dans les pays BRIC dépasse celui des Etats-Unis
pour la première fois l'an prochain.
    L'auteur du rapport de Marchés mondiaux CIBC souligne également que, même
si le prix de l'habitation se stabilise au Canada, il n'y a pas vraiment lieu
de craindre un effondrement comme celui qu'on observe aux Etats-Unis. Dans ce
pays, le prix de l'habitation recule depuis deux ans, la baisse cumulative se
situant à 18 % à ce jour, ce qui laisse entrevoir une correction éventuelle de
25 %.
    Selon le rapport, à tous les égards, les ménages américains étaient plus
vulnérables que les ménages canadiens à la crise de l'habitation en raison de
leur endettement qui est plus important et de la valeur nette de leur
patrimoine qui est beaucoup moins élevée.
    Au sommet du cycle actuel, les prêts hypothécaires à risque élevé et ceux
assortis d'une cote Alt-A comptaient pour au moins 33 % des montages de prêts
hypothécaires aux Etats-Unis. A la même époque, le pourcentage des prêts
hypothécaires non conformes a culminé à 5,4 % au Canada.
    Le rapport conclut que c'est l'existence d'un tel ratio de prêts
hypothécaires à risque élevé qui a mené à la dégringolade des prix de
l'habitation aux Etats-Unis, une situation qui n'existe pas au Canada.
    Vous pouvez consulter le rapport intégral de Marchés mondiaux CIBC en
visitant : http://research.cibcwm.com/economic_public/download/ssep08.pdf.

    Marchés mondiaux CIBC, division des services bancaires de gros et des
services aux entreprises de la Banque CIBC, offre un éventail de produits de
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d'investissement et de services de banque d'affaires à ses clients sur les
principaux marchés des capitaux en Amérique du Nord et ailleurs dans le monde.
Nous proposons également des solutions novatrices et des services consultatifs
dans un vaste éventail de secteurs et nous fournissons des études de premier
ordre à notre clientèle d'investisseurs constituée de sociétés, de
gouvernements et d'institutions.





Renseignements :

Renseignements: Jeff Rubin, économiste en chef et stratège en chef,
Marchés mondiaux CIBC, (416) 594-7357, jeff.rubin@cibc.ca; ou Kevin Dove,
Communications et affaires publiques CIBC, (416) 980-8835, kevin.dove@cibc.ca


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