Le RCLALQ s'inquiète du sort des familles en recherche de logement



    MONTREAL, le 5 juin /CNW Telbec/ - Le Regroupement des comités logement
et associations de locataires du Québec (RCLALQ) tient à commenter certaines
des données de la SCHL publiées aujourd'hui en tenant compte de différentes
variables. Entre autres, si le taux d'inoccupation se situe à 2,8% à Montréal,
il n'en demeure pas moins que pour des logements familiaux de 3 chambres à
coucher, le taux d'inoccupation redescend à un taux plus inquiétant de 1,3%.
Les difficultés de trouver un logement abordable pour les familles est
toujours une problématique inquiétante.
    A Québec, avec un taux d'inoccupation de 1,1 %, c'est l'ensemble des
locataires qui éprouvent des difficultés à se loger. A l'approche du premier
juillet, les groupes de défenses des droits des locataires de la région de
Québec craignent de voir le nombre de sans logis augmenter. "Y aura-t-il des
mesures de soutien adéquates pour les ménages? Y aura-t-il des programmes de
supplément au loyer pour répondre aux besoins?", s'inquiète Nicole Dionne,
porte-parole du Bureau d'animation et information logement (BAIL).
    La situation est dramatique dans la région de Trois-Rivières où le taux
d'inoccupation est de 1,3% et atteint même 0,3% pour les grands logements. Par
contre, les locataires de Gatineau devraient pouvoir souffler un peu puisque
le taux d'inoccupation atteindra 4,1%. Or, il ne faudrait pas se réjouir trop
vite précise France Emond, du RCLALQ "Pour les logements abordables, le taux
d'inoccupation reste extrêmement bas et ce partout au Québec avec pour
conséquence qu'un nombre de plus en plus important de ménages doivent faire
des choix déchirants : le loyer ou la nourriture". La situation à Sherbrooke
en est un exemple patent. Alors que le taux d'inoccupation est de 2,1%, ce
même taux diminue à 1,3% pour les logements de trois chambres à coucher. Le
RCLALQ tient à rappeler que près de 500 000 ménages déboursent plus de 30% de
leurs revenus pour se loger.
    Selon le RCLALQ, seul un vrai contrôle des loyers pourrait remédier à
cette situation et permettre aux familles québécoises de souffler un peu. Le
RCLALQ estime que les propriétaires ont beau jeu d'augmenter les loyers lors
du départ des locataires en juillet car il n'existe aucune disposition prévue
au Code civil pour contrôler adéquatement les hausses abusives de loyers. Pour
éviter de telles hausses, en particulier lorsque le marché est tendu, le
RCLALQ demande à la ministre des Affaires municipales et des Régions,
Mme Nathalie Normandeau, de créer un registre des baux à la Régie du logement.
"Alors que les locataires peuvent contacter Hydro-Québec pour connaître le
coût en énergie du logement convoité, il est pratiquement impossible de
connaître le montant du dernier loyer, alors que c'est la dépense principale
d'un ménage locataire", s'indigne France Emond du RCLALQ.




Renseignements :

Renseignements: France Emond, RCLALQ, (514) 521-7114, (514) 781-2220;
Nicole Dionne, BAIL, (418) 523-8365


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