Le RCLALQ demande à Mesdames Normandeau et Jérôme-Forget d'instaurer un vrai contrôle des loyers



    MONTREAL, le 25 avril /CNW Telbec/ - En évinçant théâtralement une
locataire en difficulté devant les bureaux montréalais du Conseil du trésor,
le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec
(RCLALQ) souligne l'urgence pour le gouvernement du Québec d'agir sur
l'incapacité de payer le loyer que rencontrent trop de ménages locataires
québécois. "Mesdames les ministres Nathalie Normandeau et Monique
Jérôme-Forget sont deux femmes qui possèdent les outils pour agir sur les
nombreux problèmes de logement, qui touchent en premier lieu des femmes
locataires", précise André Trépanier, responsable des dossiers politiques du
RCLALQ.
    Entre 2000 et 2006, le coût des loyers des logements de deux chambres à
coucher a bondi de 25 % dans la région de Montréal, 23 % dans celle de Québec,
22,6 % dans celle de Gatineau, 18,2 % dans celle de Trois-Rivières et 17,8 %
dans celle de Sherbrooke. Le coût des loyers a grimpé pour toutes les
catégories de logements, y compris ceux en mauvais état. Déjà en 2001, plus de
218 000 ménages locataires consacraient plus de 50% de leur revenu au paiement
du loyer. Plus de 124 000 de ces ménages étaient dirigés par des femmes.
    De plus, les hausses de loyers des dernières années ont généralement été
supérieures à l'inflation et aux indices que publie à chaque mois de janvier
la Régie du logement. "Les règles de la Régie du logement ne sont pas
obligatoires et tout le fardeau du contrôle des loyers repose sur les épaules
des locataires, qui souvent hésitent à refuser une augmentation abusive par
crainte de mauvais rapports ou de représailles", ajoute May Chui, intervenante
au Projet Genèse.
    Madame Nathalie Normandeau, qui demeure ministre des Affaires municipales
en plus d'avoir été promue Vice-première ministre, est invitée à continuer sur
la voie qu'elle avait tracée l'automne dernier en dotant la Régie du logement
de huit nouveaux régisseurs, au lieu de déposer un projet de loi pour évincer
sommairement les locataires en difficulté. En 2005-2006, les demandes
d'évictions pour incapacité de payer le loyer avaient atteint le nombre de
37 344 et ont été traitées en priorité par la Régie, dans un délai moyen de
42 jours (le recours le plus rapide à ce tribunal).
    Pour agir sur l'incapacité croissante des ménages locataires à payer leur
loyer, le RCLALQ lui a déjà déposé des solutions concrètes pour instaurer le
contrôle obligatoire des loyers, le dépôt des baux et améliorer la méthode
actuelle à la Régie du logement. En outre, elle doit permettre à la Régie du
logement d'écouter les motifs de retard des locataires en difficulté tout en
prévoyant des mesures de relogement en cas d'évictions, comme le recommandait
un comité de l'ONU en mai 2006.
    Madame Monique Jérôme-Forget, qui ajoute les Finances à ses
responsabilités du Conseil du trésor, est la mieux placée pour accorder les
ressources suffisantes à la Régie du logement. Elle aura aussi un important
mot à dire pour l'augmentation des prestations d'aide sociale, la reconduction
du programme Accèslogis et la réalisation de nouveaux HLM, d'autres moyens
cruciaux pour combattre l'incapacité de payer le loyer.




Renseignements :

Renseignements: André Trépanier, RCLALQ, et May Chui, Projet Genèse
(médias anglophones), 514-781-2220 (cellulaire); www.rclalq.qc.ca


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