Le président de l'Industrielle Alliance partage quelques réflexions sur la crise financière à l'occasion de l'assemblée générale annuelle de la société



    QUEBEC, le 6 mai /CNW Telbec/ - A l'occasion de l'assemblée générale
annuelle de l'Industrielle Alliance, Assurance et services financiers inc.,
Yvon Charest, président et chef de la direction, a partagé quelques réflexions
personnelles à propos de la crise financière actuelle. Après avoir présenté
certaines des caractéristiques de la crise qui l'avaient le plus marqué,
monsieur Charest a proposé un certain nombre de pistes de réflexion qui
pourraient inspirer les autorités publiques dans leur recherche de solution
afin d'éviter la reproduction d'une telle crise.

    Caractéristiques de la crise

    Sans prétendre faire une analyse exhaustive de la crise, monsieur Charest
a néanmoins livré ses impressions globales en présentant quelques-unes des
principales caractéristiques de la crise. De l'avis de monsieur Charest, cette
crise possède plusieurs caractéristiques uniques :

    
    - Une crise des valeurs - La crise a subi plusieurs transformations :
      elle a commencé comme une bulle traditionnelle dans le marché de
      l'immobilier aux Etats-Unis, s'est transformée en crise financière,
      s'est prolongée en crise économique, et est devenue, à certains égards,
      une crise des valeurs, nous obligeant à remettre en question nos
      croyances, nos dogmes et nos façons de faire.
    - Une crise des baby-boomers - La crise a été construite de main
      d'homme : elle est la conséquence des récentes inventions financières
      et des politiques publiques mises en place au cours des dernières
      décennies, avec notre appui dans bien des cas. Elle est la crise d'une
      génération, celle des baby-boomers.
    - Une crise imprévisible - La crise a été imprévisible à bien des
      égards : la majorité des experts et des dirigeants qualifiés, dont ceux
      aux commandes de l'économie, ne l'ont pas vue venir, même si tous les
      ingrédients qui ont mené à la crise se sont construits sous leurs yeux.
    - La première crise de la mondialisation - La crise est la première
      depuis la mondialisation : elle couvre toute la planète et illustre que
      la mondialisation, nonobstant ses effets bénéfiques, peut aussi avoir
      des revers.
    - Une crise des excès - La crise se caractérise par une série d'excès :
      excès des taux d'intérêt faibles, qui incitent à la dépense et non à
      l'épargne, et qui incitent les ménages à prendre plus de risques que ce
      qu'ils seraient enclins à assumer; excès de déréglementation, surtout
      des institutions financières, alors que la titrisation à l'origine de
      la crise s'est faite en dehors de tout cadre réglementaire; excès
      d'endettement des ménages; et excès de rémunération chez plusieurs
      dirigeants.
    - Défaillance des mécanismes autorégulateurs de l'économie - La crise a
      montré les limites des mécanismes autorégulateurs de l'économie. Sans
      réglementation appropriée pour faire contrepoids à l'intérêt
      particulier, l'économie ne tend pas nécessairement vers l'équilibre par
      elle-même, rapidement et de manière harmonieuse.

    Des pistes de solution

    Pour éviter qu'une autre crise comme celle que nous connaissons se
reproduise, monsieur Charest a soulevé diverses pistes de solution, soit :

    - Une action concertée entre les gouvernements pour la surveillance des
      institutions financières à l'échelle internationale, de façon à éviter
      que des institutions mal réglementées dans un territoire viennent
      "contaminer" les autres pays.
    - Une réglementation de toutes les activités financières, autant les
      activités inscrites au bilan que celles qui ne le sont pas.
    - Des exigences de capital plus sévères là où elles ne le sont pas assez.
      Au Canada, pour chaque dollar de capital, les banques peuvent avoir 20
      dollars d'actif. Un levier de 1 pour 20. Aux Etats-Unis, ce levier
      pouvait aller jusqu'à 1 pour 45 pour certains types d'institutions et
      en Grande-Bretagne, jusqu'à 1 pour 60.
    - Des exigences de capital anti-cycliques, qui permettraient de se
      construire des coussins de sécurité en temps de prospérité et de les
      utiliser en temps de crise.
    - Une reconsidération de la comptabilité à la juste valeur marchande, qui
      ne tient pas compte de la nature à long terme des engagements des
      sociétés d'assurance vie et qui crée des fluctuations inutiles dans les
      résultats des sociétés, qui n'ont rien à voir avec leur capacité de
      générer des bénéfices.
    - Une reconsidération du passage aux normes comptables internationales,
      qui risquent d'exacerber les problèmes causés par la comptabilisation à
      la valeur marchande et de créer des fluctuations encore plus
      considérables des résultats des sociétés.
    - Une amélioration de la divulgation et de la transparence, pour que
      tous, vendeurs et acheteurs sur les marchés, aient la même information
      sur les produits hautement structurés.
    - Une action concertée au niveau international pour lutter contre les
      paradis fiscaux.
    - Un examen approfondi de la rémunération des dirigeants, qui est
      excessive dans plusieurs cas, qui n'est pas toujours liée au risque et
      qui devrait tenir compte de l'équité interne au sein de l'entreprise
      autant que de l'équité entre pairs.
    

    Monsieur Charest a conclu sur une dernière pensée touchant la sensibilité
de la population par rapport à la crise actuelle. "Quand j'ai vu la colère de
la population quant aux primes versées aux dirigeants de AIG, j'ai réalisé
tout le pouvoir de la population. En temps de crise, j'ai l'impression que la
colère de la population est un puissant moteur d'action pour les
gouvernements. Mais, on le sait, la colère est mauvaise conseillère. Si on ne
veut pas que la population, par sa colère, nous impose des solutions, mieux
vaut mettre en place nous-mêmes les solutions. Et le plus tôt sera le mieux."

    A propos de l'Industrielle Alliance

    Fondée en 1892, l'Industrielle Alliance, Assurance et services financiers
inc. est une société d'assurance de personnes qui offre une gamme variée de
produits d'assurance vie et maladie, d'épargne et de retraite, de REER, de
fonds mutuels et de fonds distincts, de valeurs mobilières, d'assurance auto
et habitation, de prêts hypothécaires ainsi que d'autres produits et services
financiers. Quatrième société d'assurance de personnes en importance au
Canada, l'Industrielle Alliance est à la tête d'un grand groupe financier,
présent dans toutes les régions du pays de même que dans l'ouest des
Etats-Unis. L'Industrielle Alliance contribue au mieux-être financier de plus
de 3 millions de Canadiens et de Canadiennes, emploie plus de 3 400 personnes
et administre et gère un actif de plus de 49 milliards de dollars. Le titre de
l'Industrielle Alliance est inscrit à la Bourse de Toronto, sous le symbole
IAG. L'Industrielle Alliance compte parmi les 100 sociétés publiques les plus
importantes au Canada.




Renseignements :

Renseignements: Jacques Carrière, vice-président, Relations avec les
investisseurs, bureau: (418) 684-5275, cellulaire: (418) 576-3624,
jacques.carriere@inalco.com; www.inalco.com


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