Le pire pourrait être passé pour les rendements offerts par les actions canadiennes, selon Marchés mondiaux CIBC



    
    L'espoir d'une reprise réside cependant dans des mesures de relance
    budgétaire sérieuses
    

    TORONTO, le 9 janv. /CNW/ - Banque CIBC (CM aux bourses de Toronto et de
New York) - La pire période depuis des décennies en ce qui a trait aux
rendements offerts par les actions canadiennes pourrait déjà être chose du
passé si des mesures de relance budgétaire sérieuses sont mises en oeuvre en
Amérique du Nord au cours des prochaines semaines, indique un nouveau rapport
de Marchés mondiaux CIBC.
    "La mauvaise nouvelle est que nous traversons une récession, qui est
assez profonde de surcroît. La bonne nouvelle est que le marché boursier a
déjà anticipé une dépression", affirme Jeff Rubin, économiste en chef et
stratège en chef, Marchés mondiaux CIBC, dans son plus récent rapport
"Canadian Portfolio Strategy Outlook". "C'est pourquoi, peu importe l'ampleur
des pertes d'emplois non agricoles" ou la dégringolade de l'indice
manufacturier, "le marché boursier s'en remet rapidement."
    Cependant, l'espoir d'une reprise durable et d'un redressement de la
crise actuelle "dépend de la capacité de répondre à un choc financier sans
précédent par des mesures de stimulation monétaire et budgétaire tout aussi
extraordinaires", peut-on lire dans le rapport.
    "La nouvelle que les gouvernements cesseront de craindre les déficits et
que l'argent de leurs mesures de relance pleuvra sur les entreprises et les
ménages ne peut qu'avoir un effet stimulant sur les actions", indique M.
Rubin. Il ajoute que l'importante réduction des taux d'intérêt et les plans de
relance budgétaire en cours dans la plupart des grandes économies du monde
susciteront probablement une reprise de la croissance mondiale d'ici le second
semestre de 2009, ce qui viendra stimuler l'indice composé de la Bourse de
Toronto. "Le marché ayant fixé la barre si bas, du moins en ce qui concerne
l'économie, le moindre frémissement de la croissance au second semestre
devrait permettre à l'indice TSX d'atteindre la marque de 11 000 d'ici la fin
de l'année."
    M. Rubin prévoit que certains progrès seront réalisés vers l'atteinte de
cet objectif au cours des deux prochains trimestres, mais la majeure partie de
cette progression surviendra après un redressement économique au milieu de
l'année. C'est pourquoi il maintient une "pondération au marché" pour les
actions dans son portefeuille modèle.
    Pour l'heure, puisque le moment de la reprise économique n'est pas connu
avec certitude, les positions préconisées par M. Rubin dans son portefeuille
continuent d'éviter les secteurs les plus exposés à des risques de contraction
économique au profit d'une "surpondération" dans certains refuges
traditionnels comme les secteurs des services publics et des produits de
première nécessité.
    "Les consommateurs demeurent l'objet de tensions les poussant à sabrer
les dépenses non essentielles dans la plupart des pays, dont les Etats-Unis et
le Canada. Les allégements fiscaux du président élu Barack Obama auront
peut-être une incidence positive, mais hormis les fonds profitant aux groupes
les plus nécessiteux, on court le risque qu'une partie de cet argent se
retrouvera simplement dans les comptes d'épargne", explique-t-il. "Bien que la
richesse des Canadiens se soit moins amenuisée jusqu'à maintenant, la valeur
des maisons continue de reculer, et les consommateurs se montreront prudents
avant d'engager de grandes dépenses." Par conséquent, M. Rubin recommande
d'adopter une position fortement "sous-pondérée" dans les actions liées aux
dépenses de consommation non essentielles et aux automobiles.
    Ce mois-ci, M. Rubin a apporté deux petits changements au chapitre de la
pondération de son portefeuille modèle. Premièrement, compte tenu
d'évaluations plus réalistes, il ne suggère plus de "sous-pondération" dans le
secteur des technologies et a accru sa position de un point de pourcentage.
    Ce changement a été financé par une réduction de un point de pourcentage
de sa position déjà sous-pondérée dans les industries. "Les sociétés
ferroviaires, qui représentent la moitié de la pondération dans ce secteur,
sont aux prises avec un recul des volumes du fret à mesure que les effets de
la récession se font sentir, bien que les entreprises oeuvrant dans les
domaines du matériel de transport et de l'ingénierie puissent profiter d'un
accroissement des dépenses en infrastructures."
    Pendant ce temps, en ce qui a trait aux marchandises, l'auteur du rapport
souligne que les métaux non précieux et le bois d'oeuvre sont encore embourbés
dans une conjoncture de récession, et les prix moyens des métaux de base
seront beaucoup moins élevés en 2009.
    "Nous continuons cependant de favoriser l'or comme couverture contre un
retour éventuel d'une situation caractérisée par l'inflation et la
dépréciation du dollar américain. A l'heure actuelle, l'IPC poursuit son
effondrement alors que l'inflation des prix de l'énergie d'une année à l'autre
prend une tournure fortement négative. Toutefois, la (Réserve fédérale
américaine) est déterminée à provoquer une reflation, comme l'indique le
rythme de l'augmentation de la masse monétaire", peut-on lire dans le rapport.
    Quant au pétrole, la table est mise pour un rebond marqué des prix du
brut au cours de la prochaine reprise de l'économie mondiale, et on devrait en
avoir un avant-goût à la fin de 2009.
    "Si le prix du baril de pétrole se situe entre 40 $ et 50 $ au cours
d'une grave récession mondiale, on ne devrait pas avoir de mal à comprendre
pourquoi notre portefeuille présente une surpondération de quatre points de
pourcentage dans les actions du secteur énergétique", déclare M. Rubin. "La
demande mondiale est peut-être en déclin actuellement, mais ce sera l'offre
mondiale qui reculera plus tard. Les prix de récession ont déjà entraîné
l'annulation ou le report de un million de barils par jour dans la production
prévue en lien avec les sables bitumineux au Canada, ainsi que d'un nombre
incalculable de barils dans d'autres endroits du monde où les coûts de
production sont élevés. Il ne s'écoulera pas beaucoup de temps après le début
d'une reprise économique pour que les cours du pétrole franchissent de nouveau
la barre des 100 $. Lorsque cela se produira, nous récolterons les bénéfices
de notre surpondération dans les actions des sociétés pétrolières."
    Vous pouvez consulter le rapport intégral de Marchés mondiaux CIBC à
l'adresse : http://research.cibcwm.com/economic_public/download/psjan09.pdf.
    Marchés mondiaux CIBC est la division des services bancaires aux
entreprises et aux investisseurs de la Banque CIBC. Afin de réaliser son
mandat à titre de principal fournisseur canadien de services bancaires
d'investissement axés sur la clientèle, Marchés mondiaux CIBC offre une vaste
gamme de produits et services de crédit, de marchés financiers,
d'investissement et de recherche à sa clientèle constituée de gouvernements,
d'institutions, de sociétés et de particuliers au Canada et sur les principaux
marchés au monde.




Renseignements :

Renseignements: Jeff Rubin, économiste en chef et stratège en chef,
Marchés mondiaux CIBC, au (416) 594-7357, jeff.rubin@cibc.ca, ou avec Tom
Wallis, Communications et affaires publiques CIBC, au (416) 980-4048,
tom.wallis@cibc.ca


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