LE PARTI QUEBECOIS VEUT EMPECHER TOUTE EXPORTATION MASSIVE DE L'EAU EN VRAC



    QUEBEC, le 9 sept. /CNW Telbec/ - "Le Parti Québécois exige que la
ministre de l'Environnement, Line Beauchamp, prenne tous les moyens
nécessaires afin d'empêcher que l'eau, ressource collective de tous les
Québécois, ne devienne l'objet de marchandage et puisse être exportée
massivement."
    C'est ce qu'a déclaré le député de Roberval et porte-parole du Parti
Québécois en matière de Politique nationale de l'eau, Denis Trottier, à
l'ouverture de la commission parlementaire portant sur l'étude du projet de
loi sur l'eau présenté par le gouvernement Charest au printemps dernier.
    Le député Trottier rappelle que la Commission québécoise sur l'eau,
présidée par André Beauchamp et précédant la Politique nationale de l'eau
adoptée par le gouvernement du Parti Québécois en 2002, avait clairement
rejeté cette idée. La Commission concluait que l'eau était "un bien collectif
qui devait le rester".
    Le porte-parole du Parti Québécois estime nécessaire que le projet de loi
actuellement à l'étude offre toutes les assurances afin d'empêcher toute
éventualité d'exportation de l'eau. M. Trottier a rappelé au passage qu'il y a
quelques années, l'ancien ministre de l'Environnement, Thomas Mulcair, avait
indiqué "être ouvert à cela". Cela s'ajoutait aux propos de la présidente du
Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget, qui avait semé l'inquiétude en
suggérant que la gestion de l'eau soit confiée au secteur privé.
    "Le discours libéral est flou et ambigu. Maintenant qu'un projet de loi
en bonne et due forme est sur la table, profitons-en pour clarifier les
intentions libérales et cadenasser à double tour l'exportation massive et la
privatisation de la gestion de l'eau, notre patrimoine commun", a souligné
Denis Trottier.

    Régime de redevances sur l'eau attendu depuis six ans

    Le député de Roberval déplore également la lenteur du gouvernement
Charest à mettre en place un régime de redevances pour les entreprises qui
utilisent industriellement ou commercialement l'eau du Québec. "Ca fait six
ans que la Politique a été adoptée, ça fait cinq ans et demi que le
gouvernement Charest est au pouvoir et nous n'avons toujours rien. C'est
pareil pour le statut patrimonial national du fleuve Saint-Laurent. Y a-t-il
une volonté réelle ou non au gouvernement?", se demande M. Trottier.
    Le député a rappelé qu'outre l'adoption de la Politique nationale de
l'eau en 2002, c'est le Parti Québécois qui a été le premier à proposer des
solutions concrètes pour contrer les cyanobactéries avec la présentation, en
2007, du projet de loi 194 sur les détergents sans phosphates dès 2008, alors
que la ministre prévoit deux années supplémentaires avant d'imposer cette
interdiction. Quelques mois plus tard, voyant l'inaction du gouvernement
Charest, le Parti Québécois a déposé le projet de loi 391 déclarant l'eau
patrimoine commun de la nation québécoise.
    "Les Québécois sont préoccupés par les enjeux relatifs à la gestion de la
ressource eau et plusieurs personnes qui viendront en commission parlementaire
ont des choses à proposer dans l'intérêt collectif, y compris le Parti
Québécois", a conclu Denis Trottier.
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Renseignements :

Renseignements: Eric Gamache, Attaché de presse, Aile parlementaire du
Parti Québécois, (418) 644-9318


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