Le nouveau compte d'épargne libre d'impôt relancera le taux d'épargne canadien qui est en recul depuis des années



    
    Ce changement, le plus spectaculaire au sein du système d'épargne
    canadien depuis le lancement des REER, générera des épargnes
    additionnelles de 115 G$ d'ici 2013, selon un rapport de Marchés mondiaux
    CIBC
    

    TORONTO, le 11 sept. /CNW/ - Banque CIBC (CM aux bourses de Toronto et de
New York) - Mettre de l'argent de côté prend de plus en plus d'importance pour
les Canadiens, et cette tendance sera probablement à l'origine d'un énorme
intérêt pour le nouveau compte d'épargne libre d'impôt (CELI) qui sera offert
aux Canadiens dès janvier 2009, peut-on lire dans un nouveau rapport de
Marchés mondiaux CIBC.
    "Le CELI fera son arrivée au moment même où, après avoir été des
épargnants passifs, de nombreux Canadiens deviennent des épargnants actifs",
souligne Benjamin Tal, économiste principal, Marchés mondiaux CIBC, dans son
rapport, Portrait des consommateurs canadiens. Il estime que le marché des
CELI connaîtra une croissance rapide et atteindra 115 G$ d'ici 2013, générant
des économies d'impôt cumulatives de près de 2 G$.
    Selon M. Tal, l'évolution de la conjoncture économique pousse les
Canadiens à revoir leurs habitudes d'épargne pour la première fois en 20 ans.
Il note qu'une période prolongée, caractérisée par de faibles taux d'intérêt,
une inflation modeste, une faible croissance des revenus et une forte hausse
du prix des maisons, n'a pas encouragé les Canadiens à épargner au cours des
vingt dernières années. Ces facteurs ont contribué à un recul important du
taux d'épargne et poussé les Canadiens à se fier de plus en plus à
l'augmentation de la valeur de leur maison pour contrebalancer l'insuffisance
de leurs épargnes.
    "Mais aujourd'hui, la stabilisation du prix des maisons prive les ménages
d'un de leurs principaux moyens d'épargne", constate M. Tal. "Et juste comme
les Canadiens se montrent prêts à reprendre de bonnes vieilles habitudes
d'épargne, le lancement des CELI représentera pour eux un autre outil pour
épargner plus et de façon active."
    M. Tal souligne que les CELI "représentent sans aucun doute le changement
le plus spectaculaire dans le système d'épargne canadien depuis la création du
régime enregistré d'épargne-retraite (REER)" et qu'il devrait être vu comme un
"associé du REER" et non comme leur rival. "L'attrait principal du CELI est sa
polyvalence. Il ne s'agit pas seulement d'une mesure fiscale conçue pour aider
les Canadiens à faible revenu, mais bien d'un instrument pouvant convenir à
pratiquement chaque Canadien, quel que soit son revenu ou son âge."
    Par conséquent, M. Tal prévoit qu'environ 400 000 Canadiens à faible
revenu qui cotisent actuellement à un REER adopteront le CELI, ce qui se
traduirait par des cotisations cumulatives de 2,5 G$ provenant de ce groupe au
cours des cinq prochaines années. "Le système actuel décourage les Canadiens à
faible revenu de cotiser à un REER puisque les retraits après la retraite
peuvent réduire le montant du crédit d'impôt admissible ou des rentes
supplémentaires. En revanche, le CELI est vraiment libre d'impôt et libre de
toute récupération par les programmes de prestations et de crédits d'impôt
fédéraux", explique M. Tal.
    Pour les aînés, le "CELI constitue un moyen intéressant d'épargner après
l'âge de 71 ans, qui est actuellement l'âge limite pour cotiser à un REER",
affirme M. Tal, qui ajoute que l'actif détenu dans un CELI peut être transféré
à un conjoint ou à un enfant survivant, à l'abri de l'impôt et sans incidence
sur les droits de cotisation des bénéficiaires.
    Le CELI est aussi avantageux pour ceux dont le salaire est élevé qui ont
atteint leur plafond de cotisation à un REER et qui désirent épargner encore à
l'abri de l'impôt. Pour les salariés bénéficiant d'un régime de retraite
enregistré, soit près de 40 % des salariés, le CELI peut aussi permettre de
compenser le facteur d'équivalence qui limite leurs cotisations à un REER.
    M. Tal fait remarquer qu'une autre caractéristique du CELI, sa souplesse,
le rend idéal pour combler des besoins immédiats en matière de fonds d'urgence
et pour financer la consommation d'une manière efficiente sur le plan fiscal.
"Le titulaire du compte peut y puiser de nombreuses fois au cours de sa vie
s'il a besoin de fonds d'urgence ou s'il traverse des périodes de volatilité
de ses revenus. L'importance de la liquidité du CELI n'est pas à négliger :
elle permettra probablement de limiter voire d'éliminer des comportements
préjudiciables sur le plan économique, comme les retraits d'un REER. En fait,
cette liquidité joue un rôle tout aussi important aux yeux des Canadiens dans
leur décision d'ouvrir un CELI."
    Pour évaluer la popularité potentielle du CELI, M. Tal a étudié
l'expérience britannique avec un régime similaire et analysé les résultats
d'un récent sondage Harris/Decima sur les intentions des Canadiens concernant
l'utilisation d'un tel compte.
    Selon les conclusions qu'il a ainsi tirées, M. Tal prévoit que plus de
40 % des Canadiens verseront probablement de l'argent frais dans un CELI, ce
qui signifie que le CELI accroîtra le taux d'épargne des Canadiens sans
détourner l'argent cotisé actuellement à un REER. Il croit que les comptes en
espèces et en quasi-espèces représenteront une part importante de l'épargne
versée dans les CELI, une hypothèse que confirme le sondage Harris/Decima.
    Il croit aussi que l'utilisation des CELI par tranche d'âge et de revenu
sera similaire à ce qu'on observe en Grande-Bretagne, où la moitié des
particuliers à revenu élevé cotisent à un régime équivalent, comparativement à
30 % chez les particuliers à faible revenu. De plus, les personnes de 55 ans
et plus y cotisent plus que celles faisant partie des autres tranches d'âge.
    Depuis le lancement de ce régime en Grande-Bretagne, en 1999, la
croissance annuelle moyenne du nombre de comptes se chiffre à 6 %. Comme le
poids démographique de la population adulte de Grande-Bretagne n'a
pratiquement pas changé au cours des dix dernières années, la proportion des
citoyens britanniques qui utilisent ce type de compte est passée de 22 % en
2000 à 37 % en 2008, souligne M. Tal.
    En 2009, soit au cours de la première année du programme, M. Tal estime
que les Canadiens verseront 20 G$ dans les CELI et, comme les Britanniques,
qu'ils "continueront d'utiliser cet instrument à un rythme impressionnant."

    Vous pouvez consulter ce rapport de Marchés mondiaux CIBC dans son
intégralité à :
    http://research.cibcwm.com/economic_public/download/cwcda-080911.pdf.

    Marchés mondiaux CIBC, division des services bancaires de gros et des
services aux entreprises de la Banque CIBC, offre un éventail de produits de
crédit et de produits des marchés financiers intégrés, de services bancaires
d'investissement et de services de banque d'affaires à ses clients sur les
principaux marchés des capitaux en Amérique du Nord et ailleurs dans le monde.
Nous proposons également des solutions novatrices et des services consultatifs
dans un vaste éventail de secteurs et nous fournissons des études de premier
ordre à notre clientèle d'investisseurs constituée de sociétés, de
gouvernements et d'institutions.




Renseignements :

Renseignements: Benjamin Tal, économiste principal, Marchés mondiaux
CIBC, au (416) 956-3698, benjamin.tal@cibc.ca, ou avec Kevin Dove,
Communications et affaires publiques, au (416) 980-8835, kevin.dove@cibc.ca


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