Le monde du secteur des courses de chevaux somme le gouvernement de respecter ses engagements



    QUEBEC, le 18 mars /CNW Telbec/ - Les gens de chevaux ont manifesté
aujourd'hui devant l'Assemblée Nationale du Québec pour demander au Premier
ministre d'intervenir dans le dossier des hippodromes et pour exiger que
Loto-Québec apporte des changements à la façon de gérer les Ludoplex.
    Les gens de chevaux réagissaient à la décision du propriétaire des
hippodromes, Attractions Hippiques, qui a réduit le programme de courses de
40 % et la valeur des bourses offertes aux gens de chevaux de 15 % pour la
période allant de mars à mai 2008. Attractions Hippiques affirme qu'elle est
obligée d'agir ainsi parce que les revenus des Ludoplex jouxtant les
hippodromes de Québec et Trois-Rivières n'atteignent pas les niveaux projetés.
Attractions Hippiques reçoit en effet 22 % des revenus des appareils de
loterie vidéo des Ludoplex en question et remet 60 % de la somme reçue au
monde des courses sous forme de bourses.
    "La survie de l'industrie des courses est directement reliée à la
réussite d'Attractions Hippiques. Si nous intervenons, ce n'est pas pour le
salut d'Attractions Hippiques : c'est pour sauver notre industrie", a expliqué
le porte-parole des gens de chevaux, M. André Drolet - qui est également le
président du Circuit régional des courses de chevaux du Québec.
    Le monde du secteur des courses dit se retrouver victime de la situation.
"Non seulement, les gens de chevaux de Québec et de Trois-Rivières ont dû
affronter l'interruption des activités des hippodromes en 2007 pendant les
travaux de rénovations, mais on leur réduit maintenant leurs possibilités de
revenus tout en leur demandant de maintenir leurs activités", a dit M. Drolet.
    En 2004 et dans les années suivantes, le gouvernement a procédé à des
appels de propositions pour confier la gestion de l'industrie des courses au
secteur privé. Auparavant, cette responsabilité était assurée par la Société
nationale du cheval de courses (SONACC), organisme créé par législation et
répondant du ministère des Finances.
    Le ministre des Finances de l'époque, M. Michel Audet, avait affirmé avec
force que la privatisation était la solution la plus appropriée. En outre, il
assurait que la transaction garantirait la pérennité de l'industrie des
courses au Québec. Pour ce faire, le gouvernement demandait à Loto-Québec
d'exploiter des salons de jeux (Ludoplex) à côté des hippodromes et, pendant
15 ans au moins, de remettre à Attractions Hippiques 22% des revenus des
1900 appareils de loterie-vidéo (ALV) installés dans les salons de jeux des
hippodromes de Québec, Trois-Rivières, Gatineau et Montréal.
    Mais les revenus ne sont pas à la hauteur des prévisions. Alors qu'ils
possèdent deux fois plus d'ALV que n'en géraient les hippodromes de Québec et
Trois-Rivières, les Ludoplex correspondant ne génèrent pas plus de revenus.
"Non seulement, la clientèle n'est pas plus nombreuse, elle a une tendance à
la baisse. Depuis le temps que l'on nous répète sur tous les tons que notre
Société des loteries détient une expertise reconnue mondialement, nous disons
à Loto-Québec : moins de paroles et plus d'actions. Nous n'avons pas à vous
dire quoi faire ni comment faire, mais des changements s'imposent", a lancé
M. Drolet.
    L'industrie reproche également au gouvernement du Québec la détérioration
de la situation parce qu'il n'a pas tenu ses promesses, notamment concernant
la création d'un Conseil de l'industrie. "Le président de la SONACC, à qui le
gouvernement a confié le mandat de soumettre un plan pour la mise en place de
ce Conseil, reporte la décision de mois en mois", a dit le porte-parole de
l'industrie du cheval de course qui a précisé : "Ce Conseil devait avoir la
responsabilité de veiller au respect de l'entente conclue avec Attractions
Hippiques. Il devait être le lieu de décision pour la définition des
programmes destinés à la reconnaissance de l'élevage québécois. Le délai de
réalisation de ce programme ne devait pas dépasser quelques mois après le 1er
décembre 2006, date du passage de gestion entre les mains d'Attractions
Hippiques. Nous sommes maintenant le 15 mars 2008 avec comme résultat : encore
rien, absolument rien, moins que rien."
    "A ce stade-ci, nous voulons des résultats, lance André Drolet. Nous
voulons que le Premier ministre lui-même participe à la discussion. C'est la
raison pour laquelle nous demandons une rencontre avec le Premier Ministre
dans les prochains jours ou dans les prochaines semaines. Nous sommes plus que
jamais disposés et disponibles pour mener à terme la discussion sur cette
question."
    Le porte-parole des gens de chevaux a terminé sur cette note : "Il est
maintenant temps que le gouvernement du Québec, Loto-Québec et Attractions
Hippiques posent tous les gestes qui nous donneront encore raison de croire à
la survie de notre industrie qui donne du travail à des milliers de personnes
au Québec".

    A propos du Circuit régional des courses de chevaux du Québec (CRCCQ)

    La mission du Circuit régional des courses de chevaux du Québec est de
compléter le réseau des centres d'activités de courses sous harnais au Québec.
Ses objectifs sont de permettre aux propriétaires d'offrir une participation à
leurs chevaux qui ne peuvent courir sur les circuits professionnels, de
participer à la promotion de l'élevage du cheval québécois de race
Standardbred, de permettre à des passionnés des courses de prendre part aux
courses sous harnais dans une perspective de loisir et dans le cadre d'une
activité familiale et de favoriser la relève en permettant à des jeunes
d'apprendre le "métier" et d'acquérir des expériences qui peuvent
éventuellement les mener à une activité professionnelle.

    A propos de la Société des propriétaires et éleveurs de chevaux
    Standardbred du Québec (SPECSQ)

    La Société des propriétaires et éleveurs de chevaux Standardbred du
Québec (SPECSQ) est une société à laquelle les membres adhèrent
volontairement. Elle regroupe environ 125 membres dont les investissements
dépassent 100 millions de dollars. Son mandat est, notamment, de regrouper les
propriétaires et éleveurs de chevaux Standardbred , d'étudier, de promouvoir,
de protéger et de développer de toutes manières les intérêts matériels,
culturels, sociaux et économiques de ses membres, de sensibiliser la
population en général aux avantages économiques et sociaux de l'industrie des
courses sous harnais et à l'élevage des chevaux Standardbred, ainsi que de
promouvoir et défendre les intérêts des propriétaires et éleveurs de chevaux
Standardbred.

    A propos de l'Association trot & amble du Québec (ATAQ)

    La mission de l'Association trot & amble du Québec (ATAQ) est de jouer un
rôle de leader dans l'industrie des courses de chevaux Standardbred du Québec.
Ses objectifs sont de coopérer avec les promoteurs afin de s'assurer de la
bonne conduite des programmes de courses aux différents hippodromes du Québec,
de recommander aux autorités compétentes toute amélioration aux lois et
règlements en vue de favoriser le sport des courses sous harnais, de
représenter et aider tous les membres afin d'améliorer leur bien-être, de
négocier les contrats et ententes nécessaires avec les autorités
gouvernementales et les promoteurs et d'encourager et promouvoir le sport des
courses sous harnais au Québec et collaborer avec tous les organismes reconnus
en Amérique du Nord.




Renseignements :

Renseignements: André Drolet, Président du Circuit régional des courses
de chevaux du Québec, (418) 887-6572, cellulaire, (418) 609-2770

Profil de l'entreprise

CIRCUIT REGIONAL DES COURSES DE CHEVAUX DU QUEBEC (C.R.C.C.Q.)

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