Le million d'utilisateurs des territoires fauniques mérite plus de considération dans la révision du régime forestier



    QUEBEC, le 8 oct. /CNW Telbec/ - Les fédérations membres de la Table
nationale de la faune, soit la Fédération québécoise des chasseurs et
pêcheurs, la Fédération des pourvoiries du Québec (FPQ), la Fédération
québécoise des gestionnaires de zecs, la Fédération québécoise pour le saumon
Atlantique et la Fédération des trappeurs gestionnaires du Québec, craignent
que la révision du régime forestier ne se traduise par une recherche de
diminution de coûts de la fibre à tout prix et par une diminution de la
qualité de l'aménagement de nos forêts plutôt qu'à un réel projet d'avenir qui
assurerait la durabilité de l'ensemble des ressources et usages de nos forêts.
    En effet, le document de travail "L'occupation du territoire et la
constitution des sociétés d'aménagement des forêts", publié par le
gouvernement le 19 juin 2008, traite essentiellement de production de volume
de bois et de diminution des coûts d'approvisionnement. Il y est aussi
question de donner l'exclusivité d'une forte proportion des territoires
publics les plus riches à la production intensive de bois. Selon M. Marc
Plourde, président-directeur général de la FPQ, "nos organismes ne sont pas en
désaccord avec des solutions pour venir en aide à l'industrie forestière, mais
elles doivent tenir compte d'une vision d'ensemble plus globale, celle de la
gestion intégrée des ressources".
    En aucun cas dans le document il n'est question de la vision du
gouvernement pour les autres utilisations de la forêt, dont les activités
fauniques et le récréotourisme. Pire encore, il n'y est aucunement question de
l'importance économique et sociale des autres activités en milieu forestiers.
Le gouvernement néglige ainsi l'un des principaux éléments à l'origine de la
crise de confiance du public envers sa gestion des forêts.
    De plus, aucun moyen financier pour assurer la mise en oeuvre d'une
réelle gestion intégrée adaptée au contexte des territoires fauniques n'y est
prévu. "La façon de faire actuelle était déjà très déficiente en ce sens. Même
le rapport Coulombe mentionnait que la gestion intégrée était plutôt
l'exception que la règle", de préciser Marc Plourde, qui ajoute que
"l'ensemble du financement disponible semble plutôt orienté vers la production
intensive de bois. On aurait pu proposer un Fonds d'investissements
multi-ressources permettant aux régions de faire de véritables choix de
développement".
    Le rapport Coulombe contient un message clair : Voir la forêt comme un
tout. Il recommande que les territoires fauniques se voient accordés une
protection particulière dans le but d'y assurer le respect des différents
usages. Le gouvernement n'y a jamais donné suite. En décembre dernier, lors du
Sommet sur les forêts, tous les participants ont convenu qu'il fallait parler
de valeur plutôt que de volume, cette approche permettant de voir l'ensemble
des retombées des multiples usages du territoire. A la lecture du document,
ces messages ne semblent pas avoir été entendus. De plus, pour M. Plourde, "il
est inconcevable que la proposition du ministère ne tienne pas compte de
l'accord historique convenu lors de ce Sommet entre les industriels forestiers
et les gestionnaires fauniques, soit l'obligation de s'entendre avant de
réaliser les travaux sur le terrain".
    Les fédérations fauniques souhaitent donc que le gouvernement adopte, en
concertation avec eux, une véritable vision de l'occupation du territoire
public avant toute délégation de gestion. La mise en oeuvre de celle-ci
devrait s'inspirer des recommandations du rapport Coulombe et des divers
consensus établis lors du Sommet sur la forêt.
    Les représentants des fédérations membres de la Table nationale faune
sont prêts à soutenir le gouvernement dans cette tâche et ainsi en faire un
projet qui permettra l'adhésion de leurs membres et clients. "C'est dans ce
sens que nous ferons des propositions concrètes et proactives lors de la
présentation de nos mémoires respectifs en commission parlementaires", de
préciser M. Plourde.




Renseignements :

Renseignements: Marc Plourde, Président-directeur général, Fédération
des pourvoiries du Québec, (418) 877-5191 #229, mplourde@fpq.com; Jean-Claude
d'Amours, directeur général, Zecs Québec, (418) 527-0235,
jean-claude.damours@fqgz.qc.ca

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