Le mandat du comité de travail sur l'assurance-emploi préoccupe les PME



    MONTREAL, le 17 juin /CNW/ - La Fédération canadienne de l'entreprise
indépendante (FCEI) est inquiète face à l'entente conclue aujourd'hui entre le
premier ministre Stephen Harper et Michael Ignatieff, le chef de l'opposition,
en vue de former un groupe de travail chargé d'examiner la participation des
travailleurs autonomes au régime d'assurance-emploi (a.-e.) ainsi que les
conditions d'admissibilité à l'a.-e.
    "Si nous nous réjouissons de voir que le projet visant à réduire à 360
heures l'admissibilité à l'a.-e. partout au pays n'a pas été adopté cette
semaine, les petites et moyennes entreprises canadiennes (PME) créatrices
d'emplois sont alarmées d'apprendre que les conditions d'admissibilité à
l'a.-e. sont en ce moment à l'étude", déclare monsieur Simon Prévost,
vice-président, Québec de la FCEI. Nos dirigeants politiques devraient
s'assurer que les efforts entrepris pour aider les sans-emploi ne débouchent
pas sur des mesures qui les encouragent à rester au chômage, renforçant ainsi
la pénurie de main-d'oeuvre qualifiée qui sévissait dans la plupart des
entreprises il y a quelques mois à peine."
    "La FCEI estime que le mandat de ce comité de travail est trop restreint
pour vraiment aider ceux qui ont perdu leur emploi. Nous remettons également
en question l'à-propos de cette annonce dès lors que les recherches de la FCEI
et d'autres données montrent que l'économie commence à se ressaisir, fait
remarquer monsieur Prévost. La FCEI estime qu'il existe des moyens plus
efficaces de faire croître l'économie que les mesures annoncées aujourd'hui."
    D'autre part, la FCEI s'inquiète de la façon dont l'extension du système
d'a.-e. aux travailleurs autonomes pourrait fonctionner d'un point de vue
pratique. "Les Canadiens qui travaillent à leur compte peuvent-ils se
licencier eux-mêmes ?", a demandé monsieur Prévost. "Nous espérons que ce
comité de travail inclut des représentants des travailleurs autonomes et
d'autres PME car nous nous interrogeons sérieusement sur l'efficacité d'un tel
plan."
    "Si nos chefs politiques cherchent à réformer l'a.-e. d'une façon qui
puisse véritablement aider les sans-emploi et les travailleurs risquant de
perdre leur emploi, la FCEI suggère que le comité de travail sur l'a.-e.
étudie la possibilité de mettre en place un crédit d'impôt pour le recrutement
et la formation au titre de l'assurance-emploi qui permettraient aux PME de
créer davantage d'emplois et de compenser leurs coûts liés à la formation afin
de préparer l'économie en vue de l'avenir", déclare monsieur Prévost. Un
rapport publié récemment par la FCEI sur la formation en milieu de travail
révèle que la formation d'un nouvel employé non-qualifié coûte aux PME 5 400 $
en moyenne à l'échelle du Canada.
    Lorsqu'on a connu dans le passé des périodes de chômage plus important,
un précédent gouvernement a mis en place un programme pour l'embauche de
nouveaux travailleurs prévoyant un congé d'a.-e. à l'attention des employeurs
qui créaient des emplois ou augmentaient leur personnel. La FCEI propose que
ce comité de travail examine la possibilité de miser sur cette expérience
positive en mettant en oeuvre un crédit lié au recrutement et à la formation.





Renseignements :

Renseignements: Source: Marie Vaillant, Directrice des communications,
(bureau) (514) 861-3234, (cellulaire) (514) 919-9535


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