Le lock out au Journal de Montréal inquiète la FPJQ



    MONTREAL, le 24 janv. /CNW Telbec/ - La FPJQ s'inquiète sérieusement des
conséquences du lock out des journalistes du Journal de Montréal sur la
qualité de l'information à court et à long terme.
    Alors que la situation économique des médias traditionnels devient de
plus en plus fragile, la FPJQ rappelle que les solutions envisagées aux
difficultés ne doivent pas compromettre les principes fondamentaux de
l'information journalistique : rigueur, fiabilité, diversité, crédibilité,
intérêt public...
    Une entreprise de presse n'est pas seulement une entité économique
mettant sur le marché un quelconque produit qui doit être rentable. C'est
aussi une entreprise ayant une responsabilité sociale de première importance.
Son action détermine dans une bonne mesure l'opinion publique et la santé de
la vie démocratique. Son devoir est d'éclairer le public le plus
rigoureusement et le plus complètement possible.
    Toutes les questions débattues au cours des négociations qui viennent
d'achopper doivent être évaluées selon leur capacité de mieux informer le
public et non seulement en fonction de leur potentiel de souplesse dans
l'organisation du travail et de réduction des coûts.
    Les journalistes ne veulent pas bloquer l'adaptation des médias aux
réalités actuelles. Mais ils tiennent à protéger ce qui donne un sens à
l'existence des médias d'information, la pratique d'un journalisme de qualité.
    A court terme, le lock out prive le Journal de Montréal de ses
journalistes professionnels. Il en fera un média de moindre qualité, qui
pourrait être alimenté par des sources non identifiées, voire douteuses ou
illégales, comme ce fut le cas lors du long lock out au Journal de Québec.
    A cet égard, la FPJQ demande instamment à Quebecor de respecter les lois
du Québec qui interdisent l'embauche de briseurs de grève. Même si ce jugement
a été porté en appel, la Commission des relations de travail a statué que
Quebecor n'avait pas respecté la loi anti-briseurs de grève pendant le conflit
au Journal de Québec en recourant à des journalistes de remplacement. Quebecor
doit respecter ce jugement. Les journalistes et les médias ne sont pas
au-dessus des lois, y compris les lois qui régissent le monde du travail.
    A plus long terme, si Quebecor gagnait une de ses demandes majeures, le
groupe de presse lèverait toutes les barrières à la circulation de
l'information entre ses nombreuses publications et constituantes. Cela soulève
beaucoup de questions et d'inquiétudes chez les journalistes en lock out.
    La FPJQ partage ces inquiétudes et ne veut pas que cette liberté ouvre la
porte à la publication de textes de moindre qualité qui n'auraient pas été
produits selon toutes les règles de la déontologie. Une chaîne n'est jamais
plus forte que le plus faible de ses maillons. La circulation illimitée des
textes risque en outre d'amoindrir la diversité de l'information à laquelle
les citoyens ont droit.
    La FPJQ, organisme de nature professionnelle, n'a pas le mandat de
s'immiscer dans les discussions sur les conditions d'emploi au Journal de
Montréal. Cette question concerne l'employeur et ses employés.
    La mission de la FPJQ est de promouvoir la liberté de presse et la
qualité de l'information. Pas de prendre parti dans les conflits de travail,
sauf lorsqu'il apparaît que la qualité de l'information est en jeu.
    Or il nous est difficile pour l'instant de départager correctement les
multiples enjeux. Quels sont ceux qui ont des impacts directs sur la qualité
de l'information ? Quels sont ceux qui concernent l'organisation du travail et
les conditions de rémunération ?
    Nous lançons un appel à un règlement rapide du conflit par la négociation
et selon des paramètres qui encouragent l'information de qualité. Celle-ci
exige notamment un nombre suffisant de journalistes professionnels, attachés à
la déontologie, disposant du temps et des conditions nécessaires pour réaliser
leurs reportages en toute indépendance, y compris à l'égard des intérêts de
leur groupe de presse.

    La FPJQ compte 2100 membres à travers le Québec. Elle regroupe des cadres
de rédaction, des journalistes syndiqués, des journalistes non syndiquéés et
des journalistes indépendants.




Renseignements :

Renseignements: François Bourque, président, FPJQ, (418) 952-1535, FPJQ:
(514) 522-6142

Profil de l'entreprise

Fédération professionnelle des journalistes du Québec

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