Le gouvernement McGuinty renforce la protection des espèces en péril en Ontario



    La loi compterait parmi les plus strictes du genre en Amérique du Nord

    TORONTO, le 20 mars /CNW/ - Le gouvernement McGuinty a déposé un projet
de loi qui, s'il est adopté, ferait de l'Ontario un chef de file en Amérique
du Nord en matière de protection et de rétablissement des espèces en péril, a
annoncé aujourd'hui le ministre des Richesses naturelles, David Ramsay.
    "Le projet de loi que nous déposons aujourd'hui établit la norme
d'excellence en matière de protection et de rétablissement des espèces en
péril et constitue une nouvelle ère dans la protection du patrimoine naturel
de l'Ontario, a déclaré M. Ramsay. En nous attachant à renverser la tendance à
la baisse des espèces de notre province, nous offrirons un milieu naturel plus
sain et plus divers aux générations futures de l'Ontario."
    Une loi plus efficace est un volet d'une démarche en trois volets,
annoncée aujourd'hui, qui vise à protéger les espèces en péril. Cette démarche
comprend aussi des programmes et des politiques permettant de mettre en oeuvre
la nouvelle loi et des initiatives en matière d'intendance.
    "Cette démarche en trois volets vise à améliorer le cadre législatif en
matière de protection des espèces et de leurs habitats, et à inciter les
propriétaires fonciers, les utilisateurs de ressources et les offices de
protection de la nature à participer davantage en matière d'intendance, a
poursuivi M. Ramsay. Nous soutenons notre engagement visant à assurer une
meilleure intendance au moyen d'un financement de 18 millions de dollars sur
quatre ans qui permettra de promouvoir les activités d'intendance qui
protègent les habitats et les espaces verts essentiels."
    L'Ontario compte plus de 30 000 espèces - toutes importantes du point de
vue biologique, social et économique pour la province. Plus de 175 de ces
espèces sont actuellement classées comme des espèces en péril, ce qui veut
dire qu'elles pourraient disparaître de la province si le taux de décroissance
se maintient.
    Si elle est votée par l'Assemblée législative, la Loi de 2007 sur les
espèces en voie de disparition fera ce qui suit :

    
    -  Elle élargira la portée de la Loi sur les espèces en voie de
       disparition actuelle de l'Ontario et resserrera les mesures de
       protection et de rétablissement des espèces;
    -  Elle obligera de rendre des comptes au public et démontrera des
       résultats clairs;
    -  Elle offrira les moyens de protéger les espèces en assurant un
       développement durable.
    

    Le gouvernement de l'Ontario a largement consulté le public, les
organisations autochtones ainsi que divers groupes d'intervenants avant
d'élaborer la nouvelle loi. Ces groupes comprenaient des promoteurs
immobiliers, des environnementalistes, des collectivités rurales, des amateurs
de chasse et de pêche, des municipalités et des industries du secteur
primaire.
    "C'est la première fois, depuis que la Loi sur les espèces en voie de
disparition est entrée en vigueur en 1971, que nous procédons à l'examen
détaillé de la législation concernant les espèces en péril, a ajouté M.
Ramsay. Nous avons demandé leur opinion aux représentants autochtones, à nos
partenaires, aux intervenants, aux membres du comité consultatif de l'examen
de la Loi sur les espèces en voie de disparition et au public de l'Ontario et
ils ont indiqué qu'ils appuyaient fortement un resserrement de la législation.
Nous remercions ceux et celles qui ont fait part de leur opinion."
    Le projet de loi n'est que l'une des façons dont le gouvernement McGuinty
protège le patrimoine naturel de l'Ontario. Le gouvernement a également pris
d'autres initiatives, notamment :

    
    -  Il a lancé la Stratégie de la biodiversité de l'Ontario;
    -  Il a pris des mesures pour protéger 1,8 million d'acres d'espaces
       verts dans la ceinture de verdure, ce qui protège l'habitat de 66
       espèces en péril;
    -  Il a collaboré avec une alliance d'organisations dans le cadre du
       programme Espaces naturels dans le but de créer des outils, des
       incitatifs et des activités sur le terrain destinées à inciter les
       propriétaires fonciers privés à conserver les zones naturelles qui se
       trouvent sur leur propriété.

    On peut obtenir plus de renseignements sur le projet de loi - Loi de 2007
sur les espèces en voie de disparition - dans le Registre environnemental à
www.ontario.ca/environementalregistry (avis AB06E6001).

    Note aux rédacteurs en chef : Le rouleau B est disponible sur demande.

    Also available in English.

                               ontario.ca/mrn
                         rom.on.ca/ontario/risk.php

    Document d'information
    -------------------------------------------------------------------------

                 L'ONTARIO PRESENTE LE PROJET DE LOI DE 2007
                   SUR LES ESPECES EN VOIE DE DISPARITION
    

    CONTEXTE

    En mai 2006, le gouvernement de l'Ontario a procédé à un examen en
profondeur de la Loi sur les espèces en voie de disparition dans le but de
l'actualiser et de renforcer la protection des espèces indigènes en péril de
la province et de leurs habitats.
    Le gouvernement de l'Ontario a largement consulté le public, les
organisations autochtones ainsi que divers groupes d'intervenants - y compris
des promoteurs immobiliers, des environnementalistes, des collectivités
rurales, des amateurs de chasse et de pêche, des municipalités et des
industries du secteur primaire.
    En se fondant sur les conclusions de cet examen, le gouvernement présente
un projet de loi qui remplacerait l'actuelle Loi sur les espèces en voie de
disparition désuète et renforcerait de manière significative la protection des
espèces en péril de la province.
    La Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition, si elle était
votée, compterait parmi les lois les plus strictes du genre en Amérique du
Nord.

    
    Une loi plus efficace n'est que l'un des trois éléments de la démarche du
gouvernement visant à moderniser et à renforcer les mesures de protection et
de rétablissement des espèces en péril de l'Ontario. Les deux autres éléments
sont les suivants :
    -  Des programmes et des politiques permettant de mettre en oeuvre la
       nouvelle loi;
    -  Des programmes d'intendance améliorés.

    FAITS SAILLANTS SUR LE PROJET DE LOI

    Comparée à la loi actuelle, la Loi sur les espèces en voie de disparition,
le projet de loi protège mieux les espèces en péril et leurs habitats, permet
une plus grande participation des propriétaires fonciers privés et des divers
partenaires, s'engage davantage en matière de rétablissement des espèces et
présente des dispositions plus efficaces en matière d'application de la loi.

    Le projet de loi prévoit notamment :
    -  Un processus d'évaluation des espèces en péril utilisant des données
       scientifiques;
    -  Des mesures de protection plus fortes pour protéger les espèces qui
       sont en péril et leurs habitats;
    -  Une démarche équilibrée qui est dotée de mesures de protection assez
       souples pour accommoder d'autres considérations et qui reconnaît que
       des mesures souples sont plus propices à protéger et à rétablir les
       espèces en péril;
    -  Une plus grande transparence grâce à des exigences en matière de
       rapport public;
    -  Des mesures efficaces pour faire respecter la loi;
    -  La reconnaissance des droits, ancestraux ou issus de traités, des
       peuples autochtones que confirme la Loi constitutionnelle, ainsi qu'un
       engagement relatif à un dialogue continu avec les peuples autochtones
       durant la mise en oeuvre de la nouvelle loi;
    -  La création d'un programme d'intendance pour promouvoir l'intendance
       et d'autres activités connexes visant à appuyer la protection et le
       rétablissement des espèces en péril.

    On trouve de plus amples renseignements sur le projet de loi dans le site
du ministère à www.ontario.ca/especesenperil/.

    LES ESPECES EN PERIL DE L'ONTARIO

    L'Ontario compte plus de 30 000 espèces, dont plus de 175 sont considérées
en péril. Les espèces deviennent des espèces en péril à cause de leur nombre
restreint ou décroissant et de leur distribution limitée ainsi qu'à cause
d'autres facteurs, comme la disparition de l'habitat, la pollution, les
interactions avec les espèces envahissantes et une récolte excessive.

    L'Ontario classe les espèces en péril dans les catégories suivantes :

    -  Espèce disparue - Une espèce est classée comme espèce disparue si elle
       ne vit plus nulle part dans le monde.
    -  Espèce disparue de l'Ontario - Une espèce est classée comme espèce
       disparue de l'Ontario si elle vit quelque part dans le monde mais ne
       vit plus à l'état sauvage en Ontario.
    -  Espèce en voie de disparition - Une espèce est classée comme espèce en
       voie de disparition si elle vit à l'état sauvage en Ontario, mais
       risque, de façon imminente, de disparaître de l'Ontario ou de la
       planète.
    -  Espèce menacée - Une espèce est classée comme espèce menacée si elle
       vit à l'état sauvage en Ontario et qu'elle n'est pas en voie de
       disparition, mais le deviendra vraisemblablement si des mesures ne
       sont pas prises en vue de faire face aux facteurs menaçant de la faire
       disparaître de l'Ontario ou de la planète.
    -  Espèce préoccupante - Une espèce est classée comme espèce préoccupante
       si elle vit à l'état sauvage en Ontario et qu'elle n'est pas en voie
       de disparition ou menacée, mais peut le devenir par l'effet cumulatif
       de ses caractéristiques biologiques et des menaces signalées à son
       égard.

    On peut obtenir de plus amples renseignements sur les espèces en péril de
l'Ontario en consultant le site www.rom.on.ca/ontario/risk.php (partenariat
entre le ministère des Richesses naturelles et le Musée royal de l'Ontario).

    Debbie Ramsay
    Section de la biodiversité
    416-314-1819

    Also available in English.

                               ontario.ca/mrn


    Document d'information
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                   APPUI AU PROJET DE LOI SUR LES ESPECES
                           EN VOIE DE DISPARITION
    

    "Conservation Ontario félicite le gouvernement de l'Ontario d'avoir
entrepris la révision de la Loi sur les espèces en voie de disparition. Grâce
à cela, les espèces en péril seront mieux protégées. La province a tenu une
consultation très complète à laquelle les offices de protection de la nature
ont été ravis de participer."
    Richard Hibma, président de Conservation Ontario.

    "La nouvelle Loi sur les espèces en voie de disparition marque un grand
pas en avant pour les Ontariens et le patrimoine naturel auquel nous attachons
tant de valeur. Cette nouvelle loi fournira un cadre de travail efficace et
fondé sur des données scientifiques tenant compte de tous les intervenants
pour équilibrer les diverses priorités environnementales et économiques."
    Rick Smith, directeur exécutif, Environmental Defence

    "Notre groupe d'experts a recommandé une démarche proactive et fondée sur
des données scientifiques pour la protection et le rétablissement des espèces
en péril, et nous sommes ravis qu'on ait tenu compte de nos conseils. Le
nouveau programme veillera à ce que les besoins des espèces aient la priorité
dans l'établissement des habitats à protéger et à rétablir."
    Justina C. Ray, Ph.D., directrice, Wildlife Conservation Society Canada,
    et professeure auxiliaire de la Faculté de foresterie, Université de
    Toronto

    "Cette nouvelle loi actualise pour le XXIe siècle les efforts de
protection des plantes et des animaux en voie de disparition. L'ensemble
d'incitatifs et de programmes fera en sorte que les propriétaires fonciers
privés, desquels relèvent la plupart des habitats à protéger, soient des
partenaires écoutés dans les efforts de protection des espèces en voie de
disparition."
    Wendy Francis, directrice, Conservation and Science, Ontario Nature

    "Nous sommes ravis que la nouvelle loi du gouvernement de l'Ontario sur
les espèces en péril, qui a été présentée aujourd'hui, reconnaisse et appuie
le rôle essentiel de l'intendance environnementale privée dans la protection
et la restauration d'habitats naturels d'importance, comme les terres
humides."
    Ron Maher, directeur des activités provinciales (Ontario), Canards
    Illimités Canada

    "Nous félicitons le gouvernement d'avoir rempli son engagement
d'actualiser et d'élargir la loi actuelle concernant les espèces en péril de
l'Ontario. Si elle est votée, cette nouvelle loi aidera les propriétaires
fonciers privés et les offices de protection de la nature à mener des
activités d'intendance et protègera mieux nos espèces indigènes en péril en
protégeant l'habitat dont elles ont besoin pour survivre."
    James Duncan, vice-président régional intérimaire, Ontario, Société
    canadienne pour la conservation de la nature

    "Notre association est ravie que la nouvelle Loi sur les espèces en voie
de disparition donne les mécanismes nécessaires pour prendre des décisions
équilibrées en matière d'extraction responsable de matériaux essentiels, tout
en préservant les espèces en voie de disparition et en péril."
    Ken Lucyshyn, président du conseil d'administration, Ontario Stone, Sand
    & Gravel Association

    "Les territoires de compétence prévoyants du monde entier ont établi des
normes en matière de protection des espèces en voie de disparition qui
comprennent des mesures de protection des habitats et la Loi sur les espèces
en voie de disparition de l'Ontario répond à ces normes. Notre organisation
travaille avec les principaux partenaires de l'industrie et nous croyons que
la nouvelle loi appuie des efforts de protection de la nature pour protéger la
biodiversité, comme dans le cadre de l'accréditation du Forest Stewardship
Council."
    Tony Iacobelli, directeur, programme des forêts et des eaux douces, Fonds
    mondial pour la nature (Canada)

    "Cette loi sur les espèces en voie de disparition est compatible avec la
responsabilité sociale des entreprises et constitue la pierre angulaire de  
toute société progressiste qui espère arrêter l'extinction des espèces, y
compris celle de la tortue tachetée et du caribou des forêts. La protection
des espèces en voie de disparition au moyen d'une loi efficace est le dernier
moyen de défense et est seulement nécessaire si nous n'avons pas réussi à
assurer la survie des espèces par d'autres moyens plus proactifs, comme un
aménagement du territoire adéquat ou des mesures de gestion industrielle
responsables du point de vue social, comme l'accréditation internationale en
matière d'intendance forestière."
    Janet Summer, directrice exécutive, CPAWS Wildlands League

    
    Also available in English.

                               ontario.ca/mrn


    Feuille de renseignements
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               LA PROTECTION DES ESPECES EN PERIL DE L'ONTARIO
    

    L'Ontario abrite plus de 30 000 espèces, qui sont toutes importantes pour
la vitalité biologique, sociale et économique de la province. A l'heure
actuelle, plus de 175 d'entre elles sont considérées comme en péril, ce qui
signifie qu'elles pourraient disparaître de la province si leur régression se
poursuivait.
    Voici un échantillon des espèces qui sont actuellement protégées en vertu
des lois de l'Ontario.

    LE SAUMON DE L'ATLANTIQUE
    Le saumon de l'Atlantique est le seul saumon originaire de l'Ontario.
Présent en abondance à l'époque de la colonisation par les Européens, au début
des années 1700, la population a commencé à diminuer vers le milieu des années
1800 au fur et à mesure que les terres étaient déboisées, que la qualité de
l'eau s'appauvrissait et que des barrages bloquaient le passage des poissons.
Malgré les différentes productions d'élevage, qui ont commencé en 1866, le
dernier saumon de l'Atlantique a été retiré du bassin du lac Ontario avant
1900.
    Etant un prédateur de rang supérieur, le saumon de l'Atlantique jouait un
rôle clé pour maintenir les populations de poissons indigènes en santé. Il
était également une source importante de nourriture pour les Autochtones et
pour les premiers colons. A ce titre, cette espèce est un élément important du
patrimoine naturel et culturel du bassin du lac Ontario. La réintroduction du
saumon de l'Atlantique constituerait un événement déterminant vers
l'amélioration de la biodiversité de l'Ontario.
    Le ministère des Richesses naturelles de l'Ontario définit les
orientations pour un programme de réintroduction du saumon à l'aide de
plusieurs partenaires, y compris la Fédération des pêcheurs et chasseurs de
l'Ontario, la Régie des alcools de l'Ontario et l'établissement vinicole
australien Banrock Station. La Canadian Sportfishing Industry Association,
Truites atout du Canada, Fleming College, la Trees Ontario Foundation, la
Fishing Forever Foundation ainsi que des offices de protection de la nature
locaux et des groupes communautaires sont au nombre des autres partenaires et
parrains qui s'investissent dans le projet. Ce processus à long terme devrait
prendre de 15 à 20 ans.

    LE FAUCON PELERIN
    Le faucon pèlerin est un rapace qui vole rapidement et qui a de longues
ailes pointues, une longue queue étroite, des battements d'ailes rapides et
puissants ainsi qu'un visage particulier flanqué de gros "favoris" foncés. Les
adultes ont un dos gris foncé et une poitrine rayée pâle, tandis que les
jeunes sont bruns avec une poitrine très rayée.
    Dans la nature, les faucons pèlerins font leur nid sur les bords escarpés
des hautes falaises à proximité des lacs et des rivières. Certains faucons
pèlerins se sont adaptés aux milieux urbains, là où les pigeons et les autres
oiseaux citadins sont des proies faciles et où les saillies des édifices en
hauteur font de bons sites de nidification. Le faucon pèlerin est capable de
plonger à une vitesse qui peut atteindre 300 kilomètres à l'heure, en frappant
littéralement sa proie d'un coup de serres dans les airs.
    Le faucon pèlerin a déjà été à deux doigts de disparaître principalement
en raison de l'emploi répandu de pesticides chlorocarbonés, comme le DDT, dans
les années 1960 et 1970. L'utilisation de ces pesticides a été réglementée en
1973 en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l'Ontario.
Des efforts de rétablissement sont déployés depuis plus de 25 ans, auxquels
participent le ministère des Richesses naturelles et de nombreux partenaires,
dont Ontario Nature, le Service canadien de la faune, Etudes d'oiseaux Canada,
des offices de protection de la nature, des clubs de naturalistes, des
bénévoles et la Canadian Peregrine Foundation.
    Grâce aux efforts conjoints du gouvernement de l'Ontario et de ses
partenaires, le faucon pèlerin a fait un retour remarquable. On dénombre
maintenant plus de 70 couples de faucons pèlerins en Ontario. Grâce à cette
réussite, le faucon pèlerin est passé de la catégorie Espèce en voie
d'extinction à la catégorie Espèce menacée d'extinction en juin 2006. Le
faucon pèlerin est encore protégé de la chasse, du piégeage et de la
perturbation des nids à titre de rapace spécialement protégé en vertu de la
Loi de 1997 sur la protection du poisson et de la faune.

    LE BLAIREAU D'AMERIQUE
    Le blaireau d'Amérique est un carnivore robuste et court sur pattes à
fourrure grise qui se caractérise par des rayures noires et blanches
distinctives sur la tête et la figure. Le blaireau est un puissant creuseur,
qui se sert de ses longues griffes de devant pour créer des tanières
souterraines ou pour déterrer de petits rongeurs, qui constituent sa
principale source de nourriture. Quoique principalement nocturnes, les
blaireaux sont souvent très actifs aux premières lueurs du jour.
    De petites populations de blaireaux habitent des parcelles de prairies à
herbes hautes, des landes de sable et des terres agricoles dans le nord-ouest
et le sud-ouest de l'Ontario. Les blaireaux n'ont probablement jamais été
observés en grand nombre en Ontario et les populations ont continué de
s'amoindrir. Il y aurait présentement moins de 200 blaireaux d'Amérique
établis dans la province. Le blaireau a peu d'ennemis naturels, mais son
habitude de parcourir de longues distances à la recherche de nourriture le
rend vulnérable aux accidents de la route. La perte d'habitat constitue une
autre menace majeure pour le blaireau.
    Une équipe d'experts provinciale a été formée, en 2003, afin d'élaborer
une stratégie de rétablissement pour le blaireau d'Amérique. L'équipe
s'emploie à la coordination de la recherche et des efforts de surveillance
afin de diminuer les menaces, de favoriser la restauration de l'habitat et, en
bout de ligne, d'assurer la réintroduction complète de cet animal.

    LA PARULINE ORANGEE
    La paruline orangée est un oiseau chanteur aux couleurs vives qui habite
les forêts marécageuses d'arbres à feuilles caduques dans la zone carolinienne
du sud-ouest de l'Ontario. La tête et les parties inférieures du mâle et de la
femelle sont d'un beau jaune doré brillant, leur dos est vert olive, leurs
ailes et leur queue sont bleu azur et la queue est parsemée de grosses taches
blanches. Il s'agit de la seule paruline cavernicole en Amérique du Nord, qui
choisit souvent d'élire domicile dans un orifice existant d'un tronc d'arbre
en décomposition.
    La paruline est un oiseau de petite taille qui pèse environ 14 g et qui
fait approximativement 14 cm de long. Le chant territorial distinctif du mâle
est un "tsweeet-tsweet-tsweet-tsweet" sonore et retentissant, qu'il répète de
quatre à six fois.
    La population actuelle de parulines orangées se limite à cinq sites
connus qui longent et qui sont adjacents au rivage du lac Erié. Une centaine
de couples auraient déjà existé dans cette région, qui n'en compte aujourd'hui
qu'une vingtaine dans les sites de nidification répertoriés dans une année
donnée. La perte et la dégradation importantes de l'habitat et la concurrence
d'autres espèces, comme le troglodyte familier et le vacher à tête brune,
comptent parmi les facteurs responsables du déclin de cette paruline.
    Un plan de réintroduction provisoire a été préparé par l'équipe chargée
du rétablissement de la paruline orangée, qui est dirigée par Etudes d'oiseaux
Canada et qui oeuvre en partenariat avec le ministère des Richesses naturelles
de l'Ontario et le Service canadien de la faune. On vise à long terme une
population de 40 couples reproducteurs en Ontario.

    LE RENARD GRIS
    Le renard gris a un pelage de couleur poivre et sel, une poitrine et des
flancs rougeâtres, une queue à pointe noire, des parties inférieures blanches
ainsi qu'une rayure noire frappante qui fait toute la longueur de son dos. Il
est plus petit que le renard roux et les empreintes de ses coussinets sont
semblables à celles du chat.
    Le renard gris préfère les forêts d'arbres à feuilles caduques et les
marais. On peut également le trouver dans les régions agricoles ainsi qu'en
périphérie des villes et villages. Le renard gris grimpe dans les arbres pour
échapper à ses ennemis et s'attaque aux petits mammifères ainsi qu'aux oiseaux
et aux insectes, surtout la nuit.
    Les mouvements de population du renard gris dans l'histoire sont peu
connus. Des découvertes archéologiques indiquent qu'il a pu être aussi courant
que le renard roux avant l'arrivée des colons européens. Depuis ce temps, il
semble y avoir eu des afflux périodiques en provenance des Etats-Unis, où il
est relativement courant. Le climat peut être un facteur important dans les
mouvements de population à long terme du renard gris en Ontario.
    La seule population reproductrice résidente connue de renards gris dans
la province se trouve dans le sud-ouest de l'Ontario.

    LA TORTUE MOUCHETEE
    La tortue mouchetée est facilement identifiable par sa gorge et sa
mâchoire de couleur jaune vif. On a comparé sa coquille bombée à un casque
militaire. Cette tortue de taille moyenne préfère les zones de terres humides
peu profondes où la végétation est abondante. Elle peut également passer une
bonne partie de son temps dans des milieux secs en se déplaçant entre les
terres humides. Cette tortue mobile a déjà parcouru jusqu'à sept kilomètres,
en une seule saison, à la recherche de nourriture ou d'un compagnon.
    La tortue mouchetée est disséminée un peu partout dans le bassin des
Grands Lacs. En Ontario, cela comprend les portions du sud et du centre de la
province, à l'exception de la péninsule Bruce et de l'extrême sud-est. La
population totale de cette espèce menacée dans les Grands Lacs canadiens et le
Saint-Laurent est estimée à environ 10 000 têtes. Ce chiffre continuera
vraisemblablement de diminuer en raison de la perte et de la fragmentation
continues de son habitat.
    Colorée et sympathique, la tortue mouchetée est une cible facile pour les
collectionneurs animaliers. Comme la tortue jouit d'une grande longévité et
qu'elle ne se reproduit pas avant l'âge de 14 à 25 ans, cette activité
illégale peut avoir de graves conséquences sur la survie de l'espèce dans la
nature. La perte d'à peine quelques adultes peut avoir une incidence majeure
sur la population locale.

    LA VIOLETTE PEDALEE
    La violette pédalée est une petite plante vivace qui fleurit une première
fois au printemps et une deuxième fois à l'automne. Les fleurs vont du pourpre
au blanc et les feuilles finement découpées ressemblent à des pattes
d'oiseaux. Lorsque les gousses mûres s'ouvrent, les graines minuscules de
couleur cuivre peuvent être catapultées jusqu'à cinq mètres de distance de la
plante-mère.
    En Ontario, la violette pédalée est présente uniquement dans le
sud-ouest, où elle pousse au sein de plusieurs petites populations éparpillées
dans un habitat ouvert constitué d'une savane de chênes noirs. Cet habitat
gazonné légèrement boisé est également rare dans la province, car il ne reste
que de minuscules vestiges de la savane de chênes noirs de l'Ontario d'avant
la colonisation.
    Les populations les plus importantes de cette violette en Ontario se
trouvent dans les terres publiques, mais les arbustes envahissants et la
succession naturelle de son habitat formé de champs ouverts qui retournent
graduellement à la forêt demeurent des menaces persistentes.
    Pour de plus amples renseignements sur les espèces en péril de l'Ontario,
visitez le site du ministère à www.ontario.ca/especesenperil.

    Note aux rédacteurs en chef : On trouve des photos à haute résolution de
ces espèces à l'adresse suivante :  www.ontario.ca/especesenperil.

    Sue Russell
    Espèces en péril
    705 755-1789

    
    Also available in English.

                               ontario.ca/mrn
                          ontario.ca/especesenperil
    





Renseignements :

Renseignements: Médias seulement, Anne-Marie Flanagan, Bureau du
ministre, (416) 327-0654; Patricia Abergel, Direction des services de
communications, (416) 314-2096

Profil de l'entreprise

Ministère des Richesses naturelles de l'Ontario

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