Le gouvernement Harper investit dans des initiatives de lutte contre l’itinérance axées sur l’approche Logement d’abord dans la région de Waterloo

KITCHENER et WATERLOO, ON, le 20 août 2014 /CNW/ - La ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux et ministre responsable du Sud-Ouest de l'Ontario, l'honorable Diane Finley, au nom de la ministre d'État (Développement social), l'honorable Candice Bergen, a annoncé aujourd'hui un investissement de plus de 2,2 millions de dollars à la municipalité régionale de Waterloo pour mettre en œuvre Logement d'abord, une approche éprouvée, fondée sur des données probantes et visant à mettre un terme à l'itinérance.

L'approche Logement d'abord est la pierre angulaire de la Stratégie des partenariats de lutte contre l'itinérance (SPLI) renouvelée du gouvernement, qui vise à aider les sans-abri à se stabiliser de façon durable en les installant d'abord dans des logements permanents, puis en leur offrant un soutien supplémentaire pour gérer leurs problèmes sous-jacents, comme la toxicomanie et les troubles de santé mentale. L'objectif est de faire en sorte que ces personnes deviennent des membres autonomes et actifs de la société.

La municipalité régionale de Waterloo recevra ce financement sur cinq ans pour appuyer des projets communautaires visant à prévenir et à réduire l'itinérance.

Les faits en bref

  • L'approche Logement d'abord est entrée en vigueur le 1er avril 2014, et elle sera mise en œuvre progressivement dans l'ensemble du pays au cours des deux prochaines années à l'aide de cibles de financement précises et en fonction de la capacité et des ressources des diverses collectivités.
  • Le 8 avril, la Commission de la santé mentale du Canada (CSMC) a publié le rapport final du projet At Home/Chez soi. C'était la plus importante étude du genre et elle renferme des données solides démontrant que l'approche Logement d'abord est un moyen efficace de réduire l'itinérance.
  • Au cours de l'étude de la CSMC, les participants du groupe de l'approche Logement d'abord sont demeurés dans un logement stable 73 p. 100 du temps en moyenne, comparativement à 32 p. 100 au sein du groupe recevant les soins habituels.
  • L'étude a aussi montré que l'approche Logement d'abord constitue un bon investissement, qui peut entraîner des économies considérables. Dans le cas des participants qui utilisaient le plus les services d'urgence et les services sociaux, chaque montant de 10 $ investi a donné lieu à des économies moyennes de 21,72 $ pour le gouvernement.
  • Depuis le lancement de la SPLI en avril 2007, environ 32 000 Canadiens sans-abri ou vulnérables à l'itinérance ont disposé d'occasions d'apprentissage et de formation; ainsi, quelque 32 000 Canadiens ont reçu de l'aide pour trouver du travail, et plus de 5 600 nouvelles places ont été créées dans des refuges.

Citations

« En tant que ministre responsable du Sud-Ouest de l'Ontario, je suis très heureuse d'annoncer que le gouvernement Harper investit dans la municipalité régionale de Waterloo afin d'appuyer des projets visant à prévenir et à réduire l'itinérance. Ensemble, nous renforçons les collectivités tout en assurant la prospérité à long terme du Canada, en aidant une personne à la fois. »
- L'honorable Diane Finley, ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux et ministre responsable du Sud-Ouest de l'Ontario.

« La région de Waterloo est heureuse de poursuivre son partenariat avec le gouvernement fédéral dans la lutte contre l'itinérance au sein de la collectivité. Le conseil régional accorde la priorité au logement et met ainsi en œuvre une stratégie visant à offrir aux personnes itinérantes un logement stable, car cela contribue à rendre à ces personnes leur dignité, à éliminer la souffrance humaine et à accroître la participation au sein de la collectivité. »
- Ken Seiling, président régional

« Le renouvellement de la Stratégie des partenariats de lutte contre l'itinérance par le gouvernement, et sa transition vers l'approche Logement d'abord, arrive à point. Les résultats du projet At Home/Chez Soi démontrent clairement que l'approche Logement d'abord fonctionne au Canada. Un foyer, c'est bien plus qu'un toit sur la tête. Il représente la dignité, la sécurité et, avant tout, l'espoir. »
- Louise Bradley, présidente-directrice générale, Commission de la santé mentale du Canada.

Liens connexes

Document d'information

Stratégie des partenariats de lutte contre l'itinérance

La Stratégie des partenariats de lutte contre l'itinérance (SPLI) est un programme communautaire unique qui vise à prévenir et à réduire l'itinérance en offrant un financement et des services de soutien directs à 61 collectivités désignées dans toutes les provinces et tous les territoires, de même qu'à des collectivités autochtones, rurales et éloignées partout au Canada, afin de les aider à lutter contre l'itinérance.

Dans le Plan d'action économique de 2013, le gouvernement a renouvelé la SPLI en y affectant près de 600 millions de dollars sur 5 ans, jusqu'en mars 2019, et en adoptant l'approche Logement d'abord.

Jusqu'à récemment, on misait généralement sur la gestion de crise pour aborder l'itinérance - non seulement au Canada, mais dans nombre de pays développés. Ce modèle s'appuie fortement sur les refuges et autres interventions d'urgence. En général, les sans-abri doivent d'abord participer à une série de traitements et démontrer leur sobriété avant qu'on ne leur offre un logement. Cette approche est coûteuse et inefficace à long terme.

En effet, sans logement stable, il est beaucoup plus difficile de suivre des programmes de traitement et de gérer les problèmes de santé mentale et physique. Les personnes dans une telle situation se retrouvent souvent dans des centres d'hébergement d'urgence, des refuges, à l'hôpital ou en prison et font appel à un éventail d'autres services d'intervention en cas de crise, ce qui coûte très cher.

L'approche Logement d'abord, pour sa part, vise à fournir immédiatement un logement aux sans-abri, avant de leur fournir le soutien nécessaire pour les aider à stabiliser leur vie. Les expériences menées dans d'autres pays ont prouvé que cette approche est très prometteuse.

En 2008, sous le leadership du premier ministre Stephen Harper, le gouvernement a versé 110 millions de dollars à la Commission de la santé mentale du Canada pour mener sa propre étude de référence. Les résultats ont révélé que Logement d'abord :

  • met rapidement un terme à l'itinérance et entraîne d'autres résultats positifs pour la qualité de vie;
  • représente un investissement financier sensé qui peut entraîner des économies considérables. Chez les participants qui avaient le plus souvent recours aux services d'urgence et aux services sociaux, chaque tranche de 10 $ investis a mené à des économies moyennes de 21,72 $ pour le gouvernement;
  • fonctionne à long terme. Au cours de l'étude, les participants du groupe de l'approche Logement d'abord sont demeurés dans un logement stable 73 p. 100 du temps en moyenne, comparativement à 32 p. 100 au sein du groupe recevant les soins habituels.

Dans l'ensemble, les participants à l'étude risquaient moins d'avoir des démêlés avec la justice, et ceux qui ont reçu un logement et des services de soutien ont présenté davantage de signes de rétablissement que les autres.

Modèle de l'entité communautaire

Le financement de la SPLI est attribué aux collectivités admissibles principalement au moyen du modèle de l'entité communautaire, sauf dans certains cas où les fonds sont accordés à des collectivités rurales et éloignées telles que le Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest, où Service Canada est responsable de la mise en œuvre. Au Québec, la SPLI est mise en œuvre dans le cadre d'une entente Canada-Québec qui respecte les compétences et les priorités des deux administrations en matière de lutte contre l'itinérance.

En vertu du modèle de l'entité communautaire, le gouvernement fédéral confère à un organisme communautaire, qui est souvent l'administration municipale de la collectivité, le pouvoir de choisir et d'administrer les projets locaux acceptés dans le cadre de la SPLI. Toutes les demandes de financement doivent être soumises à l'entité communautaire. De plus, toutes les demandes de financement sont évaluées et recommandées à l'entité communautaire par un comité consultatif communautaire ou un comité consultatif régional composé d'un vaste éventail d'intervenants locaux.

Mise en œuvre de la Stratégie des partenariats de lutte contre l'itinérance renouvelée

La SPLI renouvelée est mise en application par l'intermédiaire des trois volets de financement ci­dessous, lesquels prévoient l'octroi d'un financement aux collectivités canadiennes afin de les appuyer dans la lutte contre l'itinérance. Dans le cadre de la SPLI renouvelée, l'approche Logement d'abord sera mise en œuvre graduellement et comportera des objectifs de financement précis et tenant compte de la capacité et des ressources variées des collectivités.

1)     Collectivités désignées

Un total de 61 collectivités dans l'ensemble du Canada (y compris au Québec) qui ont un problème important d'itinérance ont été choisies pour recevoir un soutien continu afin de régler ce problème. Ces collectivités - principalement des centres urbains - reçoivent un financement qui doit être égalé par des fonds provenant d'autres sources. Les projets financés doivent soutenir les priorités cernées au moyen d'un processus de planification communautaire.

  • À partir du 1er avril 2015, les plus grandes collectivités désignées devront investir au moins 65 p. 100 des fonds versés par la SPLI pour le volet Collectivités désignées dans des activités associées à l'approche Logement d'abord.
  • À partir du 1er avril 2016, les autres collectivités désignées recevant plus de 200 000 $ en financement de la SPLI devront investir au moins 40 p. 100 des fonds versés par la SPLI pour le volet Collectivités désignées dans des activités associées à l'approche Logement d'abord.
  • Les collectivités désignées qui toucheront moins de 200 000 $ en financement de la SPLI ou qui sont situées dans le Nord seront encouragées à mettre en œuvre des projets de type Logement d'abord, mais elles ne seront pas tenues d'atteindre des objectifs précis.

**Des discussions sont en cours au sujet de l'accord Canada-Québec sur la Stratégie des partenariats de lutte contre l'itinérance de 2014-2019.

2)     Itinérance chez les Autochtones

Dans le cadre du volet de financement Itinérance chez les Autochtones, les responsables de la SPLI s'associent à des groupes autochtones pour veiller à ce que les services offerts répondent aux besoins uniques des sans­abri autochtones vivant hors­réserve en région urbaine et rurale.

  • À compter du 1er avril 2016, les collectivités qui reçoivent un financement de plus de 200 000 $ dans le cadre du volet Itinérance chez les Autochtones de la SPLI devront investir au moins 40 p. 100 de ce montant dans des activités associées à l'approche Logement d'abord.
  • Les collectivités qui toucheront moins de 200 000 $ en financement dans le cadre du volet Itinérance chez les Autochtones de la SPLI seront encouragées à mettre en œuvre des projets de type Logement d'abord, mais elles ne seront pas tenues d'atteindre des objectifs précis.

Il convient de noter que les besoins uniques de tous les membres des Premières Nations ainsi que de tous les Inuit, Métis et Indiens non inscrits sont pris en compte, et que les Autochtones vivant hors­réserve qui sont sans abri ou vulnérables à l'itinérance peuvent également accéder aux services prévus dans le cadre des volets de financement Collectivités désignées et Itinérance dans les collectivités rurales et éloignées.

3)     Itinérance dans les collectivités rurales et éloignées

Le volet de financement Itinérance dans les collectivités rurales et éloignées de la SPLI finance des projets dans des régions rurales et éloignées du Canada à l'extérieur des 61 collectivités désignées.

  • Ce volet est fondé sur une approche à deux niveaux s'appuyant sur la population rurale. La priorité est donnée aux projets dans des collectivités de 25 000 personnes ou moins (niveau 1).
  • Afin de maximiser l'accès au financement de la SPLI pour le plus grand nombre possible de collectivités partout au pays, des activités peuvent aussi être financées dans de grandes collectivités non désignées de plus de 25 000 personnes (niveau 2), selon la disponibilité des fonds.


SOURCE : Plan d'action économique du Canada

Renseignements :

Kayla Iafelice
Attachée de presse adjointe
Cabinet de l'honorable Diane Finley
819­997­5421

Bureau des relations avec les médias
Emploi et Développement social Canada
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