Le gouvernement doit maintenir le financement public du système de santé - Claudette Carbonneau, présidente de la CSN



    QUEBEC, le 17 déc. /CNW Telbec/ - Alors que le groupe de travail
Castonguay doit déposer son rapport en février prochain, la CSN appelle le
gouvernement à maintenir le financement public du système de santé. Devant les
quelque 250 délégué-es du conseil confédéral réunis à Québec, la présidente de
la CSN, Claudette Carbonneau a estimé que le gouvernement doit respecter le
consensus établi au Sommet de la santé du Collège des médecins, où les
intervenants du milieu de la santé se sont prononcés contre un recours accru
au financement privé.
    La leader syndicale s'est dit inquiète des visées du gouvernement qui
donne le feu vert à l'entente de partenariat entre l'hôpital du Sacré-Coeur et
la clinique privée RocklandMD, et ce, à l'encontre d'un consensus du Sommet de
la santé à l'effet qu'en matière de collaboration public-privé, il faut agir
avec une extrême prudence pour éviter tout dérapage.
    La présidente de la CSN a rappelé l'enquête menée par l'Institut
économique de Montréal dans 23 centres hospitaliers et qui montre que leurs
salles d'opération n'ont été utilisées qu'à 46 % pour les quarts de jour en
semaine en 2005-2006. Ce qui confirme les dires de la CSN. "A cet égard, la
proposition des médecins anesthésistes de faire une tournée de tous les blocs
opératoires du Québec pour tenter de déceler les défaillances et trouver des
solutions pour maximiser les salles d'opération du réseau public est tout à
fait en ligne avec notre conception des choses", de poursuivre la présidente
de la CSN.
    "Malheureusement, il semble que certains mettent leurs oeufs dans le
panier du privé. La direction du Sacré-Coeur a opté pour RocklandMD, et ce,
dans le mépris le plus total des travailleuses et des travailleurs. Loin de
favoriser la rétention du personnel, cela va plutôt provoquer le contraire.
C'est totalement inacceptable en période de pénurie !", de dénoncer Claudette
Carbonneau.
    Les syndicats avaient pourtant proposé des pistes de solutions fort
intéressantes sur la réorganisation du travail au bloc opératoire, une
meilleure coordination avec le laboratoire, la création d'un service de
chirurgie d'un jour, la création de postes avec des conditions comparables à
ce qu'on retrouve à la clinique RocklandMD et l'arrimage avec les conventions
collectives. Sur la question du privé en santé, la CSN promet de rester très
visible pendant la période des Fêtes.

    Respecter les travailleurs de la santé

    D'ici le 30 décembre prochain, le gouvernement doit, par ailleurs,
décider s'il en appelle ou non du jugement rendu par la Cour supérieure
concernant la loi 30. En invalidant cette loi qui a restructuré de façon
unilatérale les unités syndicales dans les établissements de santé et modifié
les règles du jeu de la négociation locale, la Cour supérieure a réhabilité
des droits fondamentaux qui avaient été bafoués, soit le droit d'association
et son corollaire le droit de négociation. La présidente de la CSN a lancé un
appel urgent pour créer de l'espoir.
    "J'exhorte le gouvernement à ne pas en appeler de ce jugement et à
rétablir le plus rapidement possible les droits des travailleuses et des
travailleurs. Les pots cassés sont énormes et j'invite le gouvernement à
réfléchir. Ce sera une belle occasion d'alléger le climat de travail
extrêmement lourd qu'a engendré cette loi", a déclaré la leader syndicale.
    Pour la CSN, un des premiers gestes de bonne foi que le gouvernement
pourrait poser serait d'annuler, comme il l'a fait pour les médecins
spécialistes, les mesures répressives de la loi 43 (projet de loi 142) et de
s'asseoir à la table pour revoir le régime de négociations, comme le demandait
d'ailleurs le Bureau international du travail. "Le gouvernement a une occasion
en or de reconstruire les ponts. Au moment où les employés sont complètement
désabusés, il serait temps d'inverser la vapeur et de les valoriser !".

    Crise manufacturière et forestière: Ottawa doit agir

    Autre revendication de la CSN en cette fin d'année : Ottawa doit entendre
le cri du coeur provenant du Québec, où 135 000 emplois manufacturiers ont été
perdus, (dont 12 000 dans le secteur forestier), soit l'équivalent d'un
travailleur sur cinq, depuis le 31 décembre 2002. "Le premier ministre Stephen
Harper, qui a promis à Rivière-du-Loup dans le comté de Mario Dumont,
d'utiliser ses surplus pour atténuer la crise, doit passer de la parole aux
gestes".
    La CSN lance d'ailleurs une importante campagne visant à soutenir les
travailleuses et travailleurs du secteur forestier victimes de la crise et à
consolider les emplois de ce secteur dans une perspective de préservation et
de régénération de la forêt. En collaboration avec la Fédération des
travailleurs de la forêt et du papier, la CSN veut ainsi faire pression pour
que soient mises en place des mesures visant à relancer ce secteur en
s'assurant que les travailleurs qui ont perdu leur emploi ne restent pas sur
le carreau.

    Les conflits à la CSN

    La présidente de la CSN a profité de ce conseil confédéral de fin d'année
pour inviter les délégué-es à une plus grande solidarité avec les travailleurs
en conflit. Quatre grèves et un lock-out privent de travail plus de
120 syndiqué-es affiliés à la CSN, à la Villa Val-des -Arbres, dans la région
de Montréal, au syndicat du secteur automobile de l'Estrie (section Sherbrooke
Autohaus), aux centres d'hébergement de la Vallée-de-l'Or de l'Abitibi et à la
municipalité de St-Paulin en Mauricie. Les travailleurs d'Olympia en
Montérégie sont quant à eux en lock-out.

    La Confédération des syndicats nationaux compte plus de 300 000
travailleuses et travailleurs de tous les types de milieux de travail, tant
dans le secteur privé que dans le secteur public.




Renseignements :

Renseignements: Michelle Filteau, directrice du Service des
communications de la CSN, cellulaire: (514) 894-1326


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