Le gouvernement doit faciliter, et non entraver, les efforts des commissions scolaires - Le leadership et la gouvernance à l'échelle locale sont la clé de la réussite scolaire

Par
Debbie Horrocks, Audrey Acteson, Moira Bell, Steve Bletas, Stephen Burke, Michael Chiasson, David D'Aoust, Angela Mancini, Michael Murray et Suanne Stein Day

MONTRÉAL, le 10 mai /CNW Telbec/ - Rester à l'école. Maîtriser le français. S'adapter aux technologies et aux méthodes d'apprentissage en constante évolution. Acquérir les outils et l'ouverture d'esprit pour être bon citoyen du monde.

Voilà le genre de priorités que les neuf commissions scolaires anglophones du Québec  ont déterminé pour les 105 000 élèves qui franchissent le seuil de nos écoles à tous les jours. Des priorités qui présentent non seulement des défis mais qui sont aussi perçues comme de précieuses occasions par les enseignants, les administrateurs, les professionnels et le personnel de soutien de nos commissions scolaires. Nous n'oublions pas notre partenaire de coordination et de financement - le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) - sans qui nous ne pouvons accomplir nos tâches quotidiennes. Mais, à notre grande frustration, ce partenaire se comporte de plus en plus souvent comme un adversaire plutôt qu'un allié. Malheureusement, si la situation perdure, se sont nos élèves qui en subiront les conséquences.

Voici quatre exemples parmi d'autres que l'Association des commissions scolaires anglophones du Québec (ACSAQ) et les neuf commissions membres ont identifiés :

  • Les commissions scolaires du Québec ont appris la semaine dernière - et ce, sans avertissement et malgré des promesses budgétaires à l'effet contraire - qu'elles doivent absorber un montant estimé de 110 millions $ en coupures au cours de l'année qui vient. La nouvelle a été annoncée avec une directive aussi inutile qu'insultante : ne touchez pas aux services aux élèves. Pourquoi inutile? Nos commissions scolaires sont des gouvernements locaux qui fournissent constamment des services aux élèves avec le souci de maintenir les coûts administratifs les plus bas de tout réseau d'établissements  publics dont les municipalités, les centres hospitaliers et le gouvernement provincial lui-même. Il n'est vraiment pas nécessaire de nous aviser que les services aux élèves sont en tête des priorités budgétaires. Pourquoi insultante? La rémunération représente près de 75 pour cent des coûts à débourser par les commissions scolaires - dans le cadre d'une planification budgétaire que la convention collective nous oblige à avoir déjà terminée - il sera donc extrêmement difficile de trouver une marge de manœuvre nous permettant de mettre en place ces nouvelles coupures imprévues. Ne vous faites pas d'illusions, les répercussions ultimes se feront sûrement sentir dans les salles de classe.
  • Les récentes annonces du gouvernement concernant des investissements en technologie pour les salles de classe et des programmes intensifs de l'anglais en 6e année ont été faites avec très peu de discussion ou de débat avec nos commissions scolaires ou nos éducateurs. Certes, ces initiatives sont positives, mais aurons-nous l'occasion de façonner les investissements en technologie en fonction de nos besoins locaux et des différents stades d'évolution de chacune de nos commissions? Les tableaux interactifs sont un outil intéressant, mais avec les nouvelles compressions budgétaires, qu'adviendra-t-il du support pour l'installation, le développement professionnel et l'élaboration de programmes éducatifs nécessaires pour leur utilisation? Nos élèves et nos enseignants seront-ils inclus dans un programme réciproque en français dans le cadre de l'initiative en 6e année? Nous nous activons à trouver des réponses à ces questions, mais nous aurions dû être consultés bien avant les faits accomplis.
  • L'automne dernier, la ministre de l'éducation Line Beauchamp convoquait un sommet sur une question de grande importance dans les écoles du Québec : les élèves ayant des besoins spéciaux. Les commissions scolaires anglophones ont travaillé avec acharnement pour maintenir avec succès le fragile équilibre entre l'inclusion de tous les élèves et un apprentissage efficace qui répond aux besoins individuels. Nous souhaitons que les orientations annoncées par la ministre en juin seront prises avec notre pleine participation et en toute connaissance des détails.
  • Les membres actuels des commissions scolaires du Québec ont été dûment élus en 2007 pour un mandat de quatre ans. Une loi reportant la tenue d'élections prévues pour l'automne a été passée l'année dernière. Depuis, ce n'est que silence et spéculations quant à la situation des élus et de leur électorat. Pour nos commissions scolaires anglophones, qui bénéficient d'une protection constitutionnelle tout en représentant le seul palier gouvernemental qui répond aux communautés anglophones desservies, ce silence est déconcertant.

La réussite scolaire est d'abord et avant tout le fruit de travail considérable de la part d'enseignants dévoués, d'administrateurs qui facilitent et encouragent leur tâche, et d'une gouvernance éclairée des commissions scolaires.

Les Québécois et Québécoises comptent sur leur gouvernement pour appuyer ce genre de leadership en initiatives novatrices, et non pour l'entraver. Nos commissions scolaires n'en demandent pas plus. Nous n'accepterons rien de moins.

Debbie Horrocks est la présidente de l'Association des commissions scolaires anglophones du Québec. Les personnes suivantes sont les présidents et présidentes de leur commission scolaire respective : Audrey Acteson (Eastern Shores); Moira Bell (Riverside); Steve Bletas (Sir Wilfrid Laurier); Stephen Burke (Central Québec);Michael Chiasson (Western Quebec); David D'Aoust (New Frontiers); Angela Mancini (English Montreal); Michael Murray (Eastern Townships) et Suanne Stein Day (Lester B. Pearson).


SOURCE ASSOCIATION DES COMMISSIONS SCOLAIRES ANGLOPHONES DU QUEBEC

Renseignements :

Kim Hamilton
Directrice des communications et des projets spéciaux
514-919-3894

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