Le gouvernement Charest est irresponsable en matière de santé et de services sociaux - Francine Lévesque, présidente de la FSSS-CSN



    MONTREAL, le 23 mars /CNW Telbec/ - Les citoyennes et citoyens du Québec
ont voulu qu'on leur parle de leur plus grande préoccupation, soit l'état très
inquiétant de nos services de santé et de nos services sociaux. Peine perdue,
la campagne électorale n'a rien donné de valable en provenance des principaux
partis.
    De nouveaux signaux d'alerte sur l'état des urgences et sur la montée
sournoise de la privatisation ont fait surface à quelques jours du scrutin.
Pourtant, la population n'est pas davantage éclairée sur les moyens que
proposent les principaux partis pour sortir de la crise actuelle et contrer
les graves menaces qui pèsent sur nos services de santé et nos services
sociaux.
    "Nous jugeons que la décision du Parti libéral de consacrer les centaines
de millions venus d'Ottawa à des allègements fiscaux est un geste
électoraliste irresponsable. Alors que l'étranglement financier du réseau
prive la population des services auxquels elle a droit, cet argent aurait dû
être destiné aux hôpitaux, aux soins à domicile, à l'hébergement des personnes
en perte d'autonomie, aux services à la jeunesse, aux services de réadaptation
et à la santé mentale", soutient Francine Lévesque, présidente de la
Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN.
    "Le système de santé et de services sociaux a été la cible première des
coupes budgétaires imposées par la politique du déficit zéro. Nous ne nous en
sommes jamais relevés et le Québec traîne encore au dernier rang des provinces
pour les dépenses de santé par habitant. Le Parti libéral, pas plus que le PQ
ou l'ADQ, ne nous propose d'efforts particuliers pour donner de l'oxygène à
nos services de santé et à nos services sociaux et pour nous sortir de notre
position de derniers de classe", considère Francine Lévesque.

    La pénurie de main-d'oeuvre

    La FSSS est très préoccupée par les pénuries de main-d'oeuvre qui
affectent présentement l'accessibilité, la continuité et la qualité des
services.
    "En conférence de presse, en janvier dernier, nous avons dénoncé la
situation intenable des infirmières de Sainte-Justine. Après avoir fait appel
en vain au ministre Philippe Couillard, nous constatons que le gouvernement
persiste toujours à nier la réalité et à fuir ses responsabilités", constate
la présidente de la FSSS.
    "Ce qui presse et qui aurait dû faire l'objet d'engagements des partis
politiques, c'est un plan d'action pour recruter les 112 000 personnes de
diverses professions, y compris les 40 000 infirmières et les 26 000 préposées
aux bénéficiaires, dont nous aurons besoin au cours des dix prochaines
années", insiste la présidente de la FSSS.
    "La promesse du Parti libéral d'ajouter 2000 infirmières, c'est de la
poudre aux yeux. Le nombre d'étudiantes inscrites à la formation en techniques
infirmières a plafonné et un document gouvernemental estime d'ailleurs que le
potentiel d'inscription aurait été atteint", constate la présidente de la
FSSS.

    Traités en ennemis

    "Le gouvernement Charest et le ministre Philippe Couillard en tête ont
traité le personnel de la santé et des services sociaux en ennemis. Nous ne
pouvons oublier la série noire des lois adoptées sous le bâillon qui ont visé
directement le personnel de la santé et des services sociaux", soutient la
présidente de la FSSS qui rappelle l'adoption de trois lois qui furent
particulièrement dommageables.

    - La loi 25 forçant la fusion des établissements a mis fin au réseau des
CLSC, a provoqué un alourdissement bureaucratique, a semé la confusion parmi
les usagers et le personnel et n'a pas contribué à corriger les problèmes du
réseau.

    - La loi 30 a imposé, contre la volonté de l'ensemble des organisations
syndicales, une restructuration arbitraire des syndicats et les a obligés à
négocier localement ce qui se négociait au palier national. L'impact de cette
loi 30 fut un immense gaspillage d'énergie, qu'il aurait mieux valu consacrer
à revoir l'organisation du travail et à créer des environnements de travail
plus sains et plus épanouissants pour le personnel actuel et pour le personnel
que l'on espère recruter.

    - La loi 142 a imposé les conditions de travail et les conditions de
rémunération dans le secteur public jusqu'en 2010, sans qu'un processus réel
de négociation ait pu débuter. La FSSS est une des organisations qui conteste
la loi 142 devant les tribunaux, étant convaincue que cette loi est à
l'encontre des droits fondamentaux inscrits dans les chartes québécoise et
canadienne des droits et libertés.

    A ne pas oublier également, la loi 8 qui a retiré le droit de se
syndiquer au personnel des ressources intermédiaires.
    Selon Francine Lévesque, le débat autour de notre système de santé et de
services sociaux reprendra de plus belle au lendemain de l'élection puisque la
campagne électorale n'a pas fait émerger d'engagements significatifs et de
solutions valables aux problèmes existants. "Nous ne perdrons pas de temps à
attendre du gouvernement élu qu'il s'éveille aux difficultés en santé et en
services sociaux. Nous allons lui rappeler que nos membres et que la
population exigent qu'il en fasse sa priorité", conclut Francine Lévesque.

    La Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN représente
120 000 membres dans le secteur de la santé et des services sociaux.




Renseignements :

Renseignements: Claude Saint-Georges, (514) 598-2213, (514) 258-7124


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