Le Front de défense des non-syndiqués réclame une augmentation substantielle du salaire minimum



    MONTREAL, le 30 avril /CNW Telbec/ - Le Front de défense des
non-syndiqué-e-s (FDNS), coalition de près de trente groupes populaires et
syndicaux, signifie son insatisfaction face à l'augmentation de 25 cents du
salaire minimum qui entrera en vigueur demain, Journée internationale des
travailleuses et travailleurs, et réclame une augmentation du salaire minimum
beaucoup plus substantielle. A l'instar du FDNS, plus de 100 groupes sociaux
et syndicaux ont également fait part l'hiver dernier de leur insatisfaction au
ministre du Travail.
    "Malgré l'amélioration légèrement plus substantielle du salaire minimum
cette année, la hausse de 25 cents continue de maintenir dans la pauvreté
toutes les personnes qui travaillent au salaire minimum", selon la
porte-parole du FDNS, Mélanie Gauvin.
    En mars dernier, le gouvernement de l'Ontario prévoyait hausser le
salaire minimum pour lutter contre la pauvreté. Pour le gouvernement ontarien,
la pauvreté des familles et l'incidence de cette pauvreté chez les jeunes
peuvent nuire à la construction d'une économie solide et compétitive. Le
salaire minimum devrait y augmenter à 10,25 $ d'ici 2010. Bon exemple à suivre
pour le Québec, selon le FDNS, qui rappelle que 30 % des personnes qui gagnent
le salaire minimum sont le soutien principal de leur famille(1) et qu'environ
30 % des personnes qui travaillent à temps plein, pour un salaire horaire de
moins de 10 $, font partie de ménages pauvres(2).
    Au Québec, pour une personne qui travaille 40 heures par semaine à 8 $
l'heure, la hausse de 25 cents représente un faible ajustement de 10 $, pour
un salaire hebdomadaire de 320 $ et un salaire annuel de 16 640 $. L'écart
entre le revenu annuel d'une personne qui travaille 40 heures par semaine au
salaire minimum et le seuil de faible revenu avant impôt, établi par
Statistique Canada pour une personne seule, passe ainsi de 24 % à 21 % (3).
Selon Mélanie Gauvin, "l'amélioration est donc loin d'être significative
puisqu'elle maintient encore le salaire d'une personne qui travaille 40 heures
au salaire minimum à plus de 20 % sous le seuil de faible revenu".
    Le Rapport du comité interministériel sur la révision des critères de
détermination du salaire minimum de mai 2002, prévoit une procédure de
révision triennale de la politique du salaire minimum au Québec. Cette
politique doit être revue pour 2008. Le Front de défense des non-syndiqué-e-s
compte se faire entendre auprès du comité interministériel qui sera nommé pour
effectuer la prochaine révision des critères qui déterminent le salaire
minimum et insister pour qu'une personne qui travaille 40 heures par semaine
au salaire minimum, puisse voir son salaire équivaloir au seuil de faible
revenu de Statistique Canada, avant impôt, pour une personne seule.
    Le FDNS veut également organiser une grande campagne d'information et de
sensibilisation auprès de la population québécoise et rendre ce débat public.
Dans le cadre de cette campagne, le FDNS initie une pétition en faveur d'une
hausse du salaire minimum correspondant au seuil de faible revenu. Le FDNS
trouve inacceptable qu'en 2007 au Québec, une personne qui travaille à temps
plein soit pauvre.

    
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    1. Source : Compilation de l'Institut de la statistique du Québec
       mars 2001, à partir de l'Enquête sur la population active de
       Statistique Canada.
    2. SAUNDERS, Ron. Does a rising tide Lift All Boats? Low-paid Workers in
       Canada, Canadian Policy Research Network, Ottawa, mai 2005.
    3. Calcul basé sur le seuil de faible revenu de 2005 (20 778 $), indexé
       à l'indice des prix à la consommation, de 1,7 % pour 2006. (21 131 $)
    




Renseignements :

Renseignements: Front de défense des non-syndiqué-e-s (FDNS): Mélanie
Gauvin, porte-parole nationale, (514) 270-7863 poste 25; Marie-Josée Magny,
porte-parole de la Mauricie, (819) 692-2513; Manon Brunelle, porte-parole de
l'Estrie, (819) 569-9993


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