Le fénofibrate: le premier hypolipidémiant ayant un effet protecteur éprouvé sur la santé oculaire des patients diabétiques



    
    -   Le premier hypolipidémiant diminuant de façon éprouvée les facteurs
        de risque rattachés aux principales causes de cécité et de
        détérioration de la vue chez les patients atteints de diabète de
        type 2

    -   Diminue la nécessité de recourir à un traitement au laser chez les
        patients atteints ou non de rétinopathie diabétique établie

    -   Atténue notablement la progression des affections oculaires chez les
        patients atteints de diabète
    

    SYDNEY, le 6 nov. /CNW/ - Le fénofibrate est le premier et le seul
hypolipidémiant largement accessible ayant un effet protecteur considérable et
éprouvé sur la santé oculaire des patients atteints de diabète de type 2. Il
contribue ainsi à diminuer chez de nombreux patients la nécessité de recourir
à un traitement au laser, intervention susceptible de diminuer le risque d'une
perte de vision progressive.
    Cet effet semble indépendant de la glycémie et de la lipidémie des
patients au début de l'étude et ne peut être expliqué par les mesures de la
tension artérielle.
    Ces nouveaux résultats, qui revêtent une importance prépondérante, ont
été publiés en ligne dans The Lancet le 6 novembre par des chercheurs ayant
pris part à l'étude FIELD (Fenofibrate Intervention and Event Lowering in
Diabetes).

    L'analyse des résultats démontre que le fénofibrate :

    
    -   Diminue de façon considérable la nécessité de recourir à un premier
        traitement au laser pour prendre en charge une affection oculaire
        liée au diabète :

        -  Diminution globale de 31 % (p = 0,0002)

        -  Diminution de 31 % (p = 0,002) chez les patients
           atteints de maculopathie, une importante cause de cécité

        -  Diminution de 30 % chez les patients atteints de rétinopathie
           proliférante (p = 0,015)

        -  Diminution considérable du nombre total de traitements au laser,
           de l'ordre de 37 % (p = 0,0003)
    

    En outre, le fénofibrate a contribué à diminuer de près de la moitié
(49 %, p = 0,0002) le besoin de recourir à un traitement au laser chez les
patients qui, au début de l'étude, ne présentaient pas d'affection oculaire
liée au diabète établie, si l'on tient compte de toutes les séances de
traitement au laser.
    Cet effet protecteur semble se manifester après seulement huit mois de
traitement et tend à se renforcer au cours de la période de traitement de cinq
ans.
    Dans le cadre d'une sous-étude, le fénofibrate a également entraîné une
diminution considérable et éprouvée de la progression des affections
oculaires, à savoir :

    
    -   Réduction de 34 % d'un paramètre d'évaluation exploratoire combiné
        (progression de la rétinopathie de 2 degrés, apparition d'un oedème
        maculaire et au moins un traitement au laser, 16,1 % c. 11,1 % -
        RR 0,66, IC 95 % 0,47-0,94; p = 0,022).

    -   Diminution de 79 % de la progression d'une rétinopathie existante
        (14 cas dans le groupe placebo, 14,6 % c. 3 cas dans le groupe ayant
        reçu du fénofibrate, 3,1 % p = 0,004).

    -   Plusieurs autres paramètres d'évaluation ne différaient pas de façon
        notable entre les groupes, notamment l'incidence de rétinopathie ou
        d'exsudats durs ou encore la détérioration de l'acuité visuelle.
    

    Ces nouveaux résultats de l'essai FIELD - mené en Australie, en
Nouvelle-Zélande et en Finlande - découlent d'une analyse des raisons
justifiant la diminution de la nécessité de recourir au traitement au laser
mentionnée dans la publication initiale de l'étude. Ils découlent également
d'une sous-étude prédéterminée dans le domaine de l'ophtalmologie, laquelle
portait sur l'effet du fénofibrate sur la progression de la rétinopathie
diabétique chez 1 012 patients ayant subi des examens de la vue répétés.
    Le chercheur principal de l'étude FIELD, le professeur Anthony Keech du
NHMRC Clinical Trials Centre de l'Université de Sydney, en Australie,
déclare : "Pour la première fois, nous avons établi qu'un hypolipidémiant
largement accessible, le fénofibrate, permet d'atténuer les complications des
affections oculaires liées au diabète, lesquelles constituent la principale
cause de détérioration de la vue chez l'adulte dans le monde industrialisé.
    "Fait important, l'étude a également permis de démontrer que les patients
qui n'avaient pas d'antécédents manifestes d'affection oculaire liée au
diabète (mais qui présentaient probablement déjà une rétinopathie précoce) ont
retiré des bienfaits considérables de la prise de fénofibrate.
    "Dans ce groupe de patients, la nécessité de recourir ultérieurement à un
traitement au laser s'est avérée pratiquement réduite de moitié. Par
conséquent, nous avons maintenant bon espoir de diminuer la progression de la
rétinopathie de façon considérable avant que le besoin de recourir à un
traitement au laser ne se fasse sentir."

    Une étude importante pour des millions de personnes atteintes de diabète

    Sur les 200 millions de personnes atteintes de diabète dans le monde,
jusqu'à 50 millions présentent une affection oculaire, notamment la
rétinopathie diabétique et l'oedème maculaire. En effet, la plupart des
personnes ayant le diabète depuis environ 10 ans subissent une altération de
la vue significative sur le plan clinique.
    Même si elle fait l'objet d'un traitement multifactoriel intensif
(antihypertenseur, antidiabétique par voie orale, statine), en huit ans, la
rétinopathie se manifeste ou progresse chez environ la moitié des patients
atteints de diabète de type 2 (étude STENO 2).
    De plus, outre la maîtrise de la tension artérielle et de la glycémie,
aucun traitement efficace n'est accessible à grande échelle, déplore un autre
chercheur de l'étude FIELD, le professeur Paul Mitchell, du Westmead Hospital
de Sydney, en Australie.
    "Nous devons compter sur le traitement au laser, lequel ne s'avère que
partiellement efficace et peut entraîner un rétrécissement du champ visuel et
d'autres effets indésirables", explique-t-il. "De surcroît, l'accès à ce type
de traitement est restreint dans de nombreux pays. Par conséquent, les
résultats de cette étude donnent lieu à une nouvelle option thérapeutique
d'importance pour préserver la santé oculaire de nombreux patients atteints de
diabète de type 2."

    Autres bienfaits cliniques

    D'autres résultats de l'étude FIELD, présentés cette semaine aux séances
scientifiques de l'American Heart Association (AHA) à Orlando, ont démontré
que le fénofibrate diminue de façon considérable le risque d'amputation non
traumatique, de l'ordre de 38 % (p = 0,011). Par ailleurs, des données
présentées antérieurement ont révélé que le fénofibrate atténue notablement la
microalbuminurie, marqueur du risque de néphropathie évolutive.
    Le fénofibrate n'a pas que des bienfaits microvasculaires : d'après de
nouvelles données présentées à la conférence 2007 de l'AHA, il permet de
réduire de façon éprouvée - de l'ordre de 26 % - la prévalence d'événements
cardiovasculaires chez les patients diabétiques présentant un taux élevé de
triglycérides ((greater than) 2,26 mmol/l) et un faible taux de HDL-C ((less
than) 1 mmol/l chez les hommes et (less than) 1,3 mmol/l chez les femmes).
    Le professeur Keech a commenté les répercussions de ces nouveaux
résultats en ces termes : "Les bienfaits du fénofibrate sur le plan
microvasculaire - sur les yeux, les membres et les reins - conjugués au fait
qu'il entraîne une diminution globale des événements cardiovasculaires, font
que ce médicament recèle un important potentiel de protection des patients
contre les conséquences les plus graves du diabète de type 2.
    "L'étude FIELD et les examens approfondis effectués dans le cadre de la
sous-étude constituent la plus grande base de données issues d'un essai à
répartition aléatoire et visant à évaluer les effets d'un fibrate sur la
rétinopathie diabétique et son traitement. Les effets protecteurs du
fénofibrate sur la vue justifient, à eux seuls, qu'on envisage de
l'administrer à de nombreux patients, mais nous n'avons pas encore déterminé
avec certitude à quel stade de la maladie il convenait de le faire."

    Note aux rédacteurs

    A propos de l'étude

    L'étude FIELD (Fenofibrate Intervention and Event Lowering in Diabetes) a
été menée chez 9 795 patients de 50 à 75 ans, atteints de diabète de type 2 et
provenant de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande ou de la Finlande. De plus,
une sous-étude a été réalisée chez 1 012 patients pour évaluer la progression
de la rétinopathie diabétique et des symptômes de l'affection oculaire.
L'étude FIELD, qui a été parrainée par le fabricant du fénofibrate,
Laboratoires Fournier SA, filiale du Groupe Solvay, a été conçue, menée et
analysée indépendamment de son commanditaire par les chercheurs de l'étude
FIELD et a été coordonnée par le NHMRC Clinical Trials Centre de l'Université
de Sydney. Le fénofibrate est commercialisé à l'échelle mondiale par Solvay
Pharma et Abbott USA. Les résultats de cette récente étude sont publiés en
ligne sur le site de The Lancet, à http://www.thelancet.com/journals/eop.

    Les réductions absolues du risque en ce qui a trait au premier traitement
au laser étaient de :

    
    -   Globalement : 1,5 %

    -   Maculopathie : 1 %

    -   Rétinopathie proliférante : 0,7 %
    

    Affections oculaires liées au diabète

    Les affections oculaires liées au diabète se manifestent fréquemment. Si
elles sont non traitées ou mal traitées, elles peuvent entraîner une
détérioration de la vue, voire la cécité. Ces affections se produisent lorsque
les petits vaisseaux (microvasculature) de l'oeil sont endommagés par
certaines conséquences du diabète, comme l'augmentation de la glycémie et
l'hypertension artérielle. Des recherches font également état d'autres
facteurs de première importance, comme l'inflammation des petits vaisseaux de
l'oeil, laquelle augmente de façon notable le risque de lésions à la rétine.

    Qu'est-ce que la rétinopathie diabétique et l'oedème maculaire?

    La rétinopathie diabétique résulte d'une altération des vaisseaux
sanguins de la rétine, surface nerveuse située au fond de l'oeil et percevant
la lumière. Lorsque ces vaisseaux sont lésés, la perte de vision se manifeste
par le truchement de deux processus : la "rétinopathie proliférante" et
l'"oedème maculaire". La rétinopathie proliférante se produit lorsque la
lésion de nouveaux vaisseaux entraîne une hémorragie au centre de l'oeil,
laquelle trouble souvent la vision. L'oedème maculaire se manifeste lorsque du
liquide s'échappe des vaisseaux sanguins situés au centre de la rétine, ou
macula, ce qui rend la mise au foyer difficile. Si elles ne sont pas traitées,
ces deux affections peuvent finir par provoquer la destruction de la rétine.
Si le traitement au laser est un moyen efficace de prévenir la cécité, il peut
entraîner une perte de vision si la macula est déjà atteinte.





Renseignements :

Renseignements: ou pour fixer une entrevue, veuillez communiquer avec
les personnes suivantes: Australie, Justin O'Day, ophtalmologiste, Peter
Colman, diabétologue, Tim Davis, diabétologue, par l'entremise de Beth
Quinlivan, Université de Sydney, tél.: +61-2-9036-6528, cell.:
+61-0-419-229-134; conférence de l'AHA, Orlando, Floride, Anthony Keech,
président de l'étude, Paul Mitchell, ophtalmologiste, par l'entremise d'Olivia
Rajabaly, Euro RSCG Life, tél.: +33-1-58-47-87-64, cell.: +33-6-87-24-16-75

Profil de l'entreprise

NHMRC CLINICAL TRIALS CENTRE - THE UNIVERSITY OF SYDNEY

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