Le Faucon pèlerin et la loutre de mer ne sont plus menacés de disparition



    OTTAWA, le 30 avril /CNW Telbec/ - Le Comité sur la situation des espèces
en péril au Canada (COSEPAC) s'est réuni à la Station écotouristique Duchesnay
près de Québec (Québec) du 23 au 27 avril 2007 et a évalué le statut de
conservation de 48 espèces.

    Des activités de rétablissement réussies

    La traite des fourrures des années 1700 et 1800 a mené à la disparition
de la loutre de mer en Colombie-Britannique. L'espèce a été réintroduite en
1969 alors que des loutres ont été amenées sur la côte nord-ouest de l'île de
Vancouver depuis l'Alaska. Un tiers de l'aire de répartition historique de la
loutre de mer en Colombie-Britannique est maintenant repeuplé. Le nombre de
loutres de mer demeure faible, mais les populations sont en croissance et en
expansion.
    La population du Faucon pèlerin a connu un déclin dramatique dans les
années 1950 et 1960 en raison de la contamination par les pesticides, qui
amincissait la coquille de ses oeufs. Une fois que le pesticide DDT a été
interdit en Amérique du Nord, des programmes de réintroduction ont aidé à
accélérer le rétablissement des populations dans le sud du Canada. Les trois
sous-espèces de Faucons pèlerins au Canada ont été évaluées, et aucune n'est
menacée.
    Selon Jeff Hutchings, président du COSEPAC, il est très satisfaisant
d'être témoin de la réussite du rétablissement d'espèces susceptibles de
disparaître, telles le Faucon pèlerin et la loutre de mer. Cela fait ressortir
l'importance des lois sur les espèces en péril et des programmes de
rétablissement connexes pour la protection et le rétablissement des espèces
sauvages au Canada.

    Un imposant requin en eaux troubles

    Malgré les succès mentionnés plus haut, de nombreuses espèces sont
toujours considérées comme menacées de disparition au Canada. Des espèces de
partout au pays, qu'elles vivent dans des écosystèmes terrestres, marins ou
d'eau douce, sont menacées de disparition.
    La population du Pacifique du pélerin, le plus gros poisson des eaux
canadiennes, a été évaluée "en voie de disparition". Se nourrissant de
minuscule plancton, ce requin peut atteindre une longueur de 12 mètres -
presque la longueur d'un autobus de ville. Cette espèce est particulièrement
sujette à des déclins démographiques parce qu'il lui faut 18 ans pour
atteindre la maturité et que la gestation dure jusqu'à 3,5 ans, la plus longue
chez les espèces animales. Les populations de la côte de la
Colombie-Britannique ont diminué de manière importante, et seuls six individus
ont été vus dans les eaux de la Colombie-Britannique depuis 1996. Ces requins
inoffensifs ont fait l'objet d'un programme d'éradication jusqu'en 1970,
programme qui visait à protéger les filets utilisés dans la pêche commerciale
du saumon.

    Des déclins inexpliqués chez les oiseaux

    Le COSEPAC a exprimé son inquiétude devant la disparition d'oiseaux
insectivores aériens. L'Engoulevent d'Amérique et le Martinet ramoneur ont
tous deux été évalués dans la catégorie "menacée". La cause du déclin mondial
de ces oiseaux et d'autres espèces apparentées est inconnue, ce qui est
inquiétant. Le déclin marqué de plus de 70 p. 100 du Bécasseau maubèche, un
oiseau de rivage migrateur, est lui aussi préoccupant - une population
nord-américaine de cette espèce a été désignée "en voie de disparition".

    Des espèces indigènes menacées par des espèces exotiques

    La moule zébrée, une espèce introduite, a décimé les populations de la
ligumie pointue. Cette moule d'eau douce, se trouvant dans les Grands Lacs, a
subi un énorme déclin. On estime que ces moules se comptaient autrefois par
milliards. Seules deux petites populations se trouvent toujours au Canada et
elles sont considérées comme étant "en voie de disparition".
    Le cornouiller fleuri, un des arbres indigènes les plus spectaculaires du
Canada, a été déclaré "en voie de disparition". Des populations de cet arbre
sont infectées par l'anthracnose du cornouiller, un champignon introduit;
cette situation est similaire à la maladie qui a virtuellement fait
disparaître le châtaigner d'Amérique.

    A propos du COSEPAC

    Le COSEPAC évalue la situation, au niveau national, des espèces, des
sous-espèces, des variétés ou d'autres principales unités de la biodiversité
considérées comme étant en péril au Canada. Pour ce faire, le COSEPAC se sert
de connaissances scientifiques, traditionnelles autochtones, ou des
collectivités, lesquelles sont fournies par de nombreux spécialistes provenant
des gouvernements, des universités, d'autres organismes et d'individus. Les
sommaires d'évaluations sont actuellement à la disposition du public sur le
site Web du COSEPAC (www.cosepac.gc.ca) et seront transmises en août 2007 au
ministre fédéral de l'Environnement pour une considération de l'inscription en
vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP). A compter de cette date, les
rapports de situation complets seront mis à la disposition du public dans le
Registre public de la Loi sur les espèces en péril (www.registrelep.gc.ca).
    Il y a maintenant 552 espèces inscrites aux diverses catégories de risque
du COSEPAC, y compris 222 espèces en voie de disparition, 139 espèces
menacées, 156 espèces préoccupantes et 22 espèces disparues du pays (c.-à-d.
on ne les trouve plus à l'état sauvage au Canada). De plus, 13 espèces sont
disparues et 45 espèces font partie de la catégorie données insuffisantes.

    Le COSEPAC est composé de membres provenant de chaque organisme
responsable des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et
territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune,
l'Agence Parcs Canada, Pêches et Océans Canada et le Partenariat fédéral
d'information sur la biodiversité sous la présidence du Musée canadien de la
nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des
coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances
traditionnelles autochtones.

    Définitions de la terminologie et des catégories de risque du COSEPAC

    Espèce sauvage : Espèce, sous-espèce, variété ou population
    géographiquement ou génétiquement distincte d'animal, de plante ou d'un
    autre organisme d'origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est
    soit indigène du Canada ou qui s'est propagée au Canada sans intervention
    humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.

    Disparue (D) : Espèce sauvage qui n'existe plus.

    Disparue du pays (DP) : Espèce sauvage qui n'existe plus à l'état sauvage
    au Canada, mais qui est présente ailleurs.

    En voie de disparition (VD) : Espèce sauvage exposée à une disparition de
    la planète ou à une disparition du pays imminente.

    Menacée (M) : Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de
    disparition si les facteurs limitatifs ne sont pas renversés.

    Préoccupante (P) : Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou
    en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses
    caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur
    elle.

    Non en péril (NEP) : Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne
    risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.

    Données insuffisantes (DI) : Catégorie qui s'applique lorsque
    l'information disponible est insuffisante (a) pour déterminer
    l'admissibilité d'une espèce sauvage à l'évaluation ou (b) pour permettre
    une évaluation du risque de disparition de l'espèce sauvage.




Renseignements :

Renseignements: Dr. Jeff Hutchings, Président, COSEPAC, Department of
Biology, Dalhousie University, Tél. (1): (902) 494-2687, Tél. (2): (902)
494-3515, Jeff.hutchings@dal.ca; Questions d'ordre général: Secrétariat du
COSEPAC, (819) 953-3215; www.cosepac.gc.ca; Questions sur les mollusques:
Janice L. Smith, Biologiste, Division, Recherche sur les conséquences pour les
écosystèmes aquatiques, Direction, Sciences et technologies, Eau, Direction
générale des sciences et de la technologie, Environnement Canada, (905)
336-4685, Télécopieur: (905) 336-6430, janice.smith@ec.gc.ca; Questions sur
les mammifères marins: Andrew Trites (Ph.D.), Director, Marine Mammal Research
Unit, University of British Columbia, Cellulaire: (604) 209-8182, Télécopieur:
(604) 822-8180, trites@zoology.ubc.ca; Questions sur les oiseaux: Marty
Leonard (Ph.D.), Department of Biology , Dalhousie University , (902)
494-2158, Télécopieur: (902) 494-3736, mleonard@dal.ca; Questions sur les
poissons d'eau douce: Robert Campbell (Ph.D.), (613) 987-2552, Télécopieur:
(613) 987-5367, snowgoose@sympatico.ca; Questions sur le Faucon pèlerin:
Gordon Court (Ph.D.), Provincial Wildlife Status Biologist, Resource Data and
Species at Risk, Fish and Wildlife Division, SRD, Dept. of Sustainable
Resources Development, Gouvernement de l'Alberta, (780) 422-9536, Télécopieur:
(780) 422-0266, gord.court@gov.ab.ca; Questions sur les arbres et les plantes,
Erich Haber, (613) 435-0216, Télécopieur: (613) 435-0217,
erich.haber@rogers.com; Questions sur les poissons marins: Howard Powles
(Ph.D.), (819) 684-7730, Télécopieur: (819) 684-7730, powlesh@sympatico.ca;
Paul Bentzen(Ph.D.), Resource Conservation Genetics, Dept. of Biology,
Dalhousie University, (902) 494-1105, Télécopieur: (902) 494-3736,
Paul.Bentzen@dal.ca; Questions sur les connaissances traditionnelles
autochtones: Henry Lickers, Conseil des Mohawks d'Akwesasne, Département de
l'Environnement, (613) 936-1548, Télécopieur: (613) 938-6760,
hlickers@akwesasne.ca; Pour obtenir des précisions au sujet des espèces
évaluées et des justifications des désignations, veuillez consulter le site
Web du COSEPAC à l'adresse suivante : www.cosepac.gc.ca


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