Le CPA réclame la fin de la discrimination envers les Premières nations régies par la Loi sur les indiens



    Le chef national demande au gouvernement fédéral de déposer de nouveau la
    loi sur la protection des droits de la personne

    OTTAWA, le 12 oct. /CNW Telbec/ - Le plus jeune chef autochtone du Canada
à ce jour demande au gouvernement fédéral de déposer de nouveau la loi qui
doit veiller à ce que les Premières nations vivant sur des réserves régies par
la Loi sur les Indiens aient droit aux même mesures en matière de protection
des droits de la personne que tous les autres canadiens.
    Patrick Brazeau, chef national du Congrès des peuples autochtones (CPA),
a lancé ce défi aujourd'hui à Ottawa lors d'un point de presse donné
conjointement avec l'ancien Commissaire en chef de la Commission canadienne
des droits de la personne, Max Yalden. M. Yalden est également un ancien
membre du Comité des droits de l'homme des Nations Unies.
    L'article 67 de la Loi canadienne sur les droits de la personne porte sur
l'application des clauses de la Loi, notamment des éléments comme les
personnes qui sont admissibles à l'inscription en vertu de la Loi sur les
Indiens. C'est la seule exception de la Loi qui concerne principalement la
race de l'individu.
    "A tout bout de champ, l'imposition continue de la Loi sur les Indiens
éteint tout rayon d'espoir de protection des droits pour nos frères et nos
soeurs vivant dans des réserves régies par la Loi sur les Indiens. Que cette
situation perdure au Canada au 21e siècle est une incongruité sous tant
d'aspects", déplore le chef national.
    Le chef national s'est montré ferme dans sa demande de rétablissement de
la loi proposée qui vise à abroger l'article 67 de la Loi canadienne sur les
droits de la personne : "Nous étions satisfaits quand le gouvernement fédéral
a pris les moyens pour mettre fin aux mesures discriminatoires qui ont cours
actuellement et qui empêchent les citoyens des Premières nations de bénéficier
du même degré de protection des droits de la personne que tous les autres
canadiens.
    Les droits de la personne et les mesures prises par l'Etat afin d'assurer
leur protection, sont fondamentaux dans une société libre, démocratique et
responsable", rappelle le chef Brazeau.
    "Aucune raison ne justifie un délai, il n'y a aucune raison d'attendre.
Le Canada et tous les leaders Autochtones nationaux ont le devoir moral, et
l'obligation envers les Premières nations de mettre de côté les points de vue
partisans et d'agir avec clarté et conviction. Les Premières nations attendent
depuis trente ans qu'on s'occupe de la protection de leurs droits", affirme le
chef Brazeau.
    "Comment se fait-il que les Premières nations du Canada n'aient pas droit
à la protection de leurs droits de la personne? Nos concitoyens nous ont fait
confiance pour régler cette question. Quelle raison légitime pourrait
justifier de continuer à leur dénier ce droit essentiel et de menacer leur
liberté?", demande le chef national.
    M. Yalden a promptement appuyé la position du chef Brazeau. "Dès le
commencement, depuis plus de trente ans que la Commission des droits de la
personne existe, on nous demande d'abroger l'article 67. Il est temps de
passer à l'action."




Renseignements :

Renseignements: Al Fleming, Directeur, Affaires publiques, Congrès des
peuples autochtones, (613) 747-6022 (bureau), (613) 867-8696 (portable),
al@abo-peoples.org

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CONGRES DES PEUPLES AUTOCHTONES (CPA)

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