Le Conseil de presse confirme le droit des médias à diffuser les conseils municipaux



    MONTREAL, le 19 mai /CNW Telbec/ - Lors de sa dernière réunion, le comité
des plaintes et de l'éthique de l'information (CPEI) du Conseil de presse du
Québec a rendu neuf décisions, et le CPEI restreint trois. De ces deux
comités, neuf plaintes ont été rejetées, dont une plainte contre les médias
Point Sud et MédiaSud.ca accusés d'avoir tourné et diffusé des images des
plaignants lors d'une séance du conseil municipal de la ville de Brossard.
Deux plaintes ont été retenues, une contre le quotidien La Presse et son
journaliste, M. Nelson Dumais, pour ne pas avoir mentionné explicitement aux
lecteurs les voyages gratuits dont ils ont bénéficié, et une seconde contre la
chroniqueuse Isabelle Guilbeault de la Société Radio-Canada - Québec, pour
apparence de conflit d'intérêts. Enfin, un blâme fut prononcé contre la
station radiophonique 98,5 FM, pour manque de collaboration. Ces décisions
sont toutes susceptibles d'être portées en appel dans les 30 jours de leur
réception par les parties.

    D2008-08-007 Daniel Cuerrier et Denise Brunet Héon c. Maurice Giroux,
    rédacteur en chef; Francis Dugas, caméraman; Harold Beaulieu, journaliste
    et Point Sud et MédiaSud.ca

    Les séances publiques des conseils municipaux : un moment important de la
    vie démocratique qui justifie la présence des médias

    Les plaignants reprochaient aux mis-en-cause d'avoir, contre leur
volonté, tourné et diffusé sur Internet, des images d'eux, lors de la séance
du conseil municipal de Brossard du 18 août 2008 et ce, malgré la demande du
maire de s'en abstenir. Les plaignants s'en prenaient également à la
Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), pour avoir
méprisé les droits des citoyens à garder l'anonymat. Pour les plaignants, il
s'agit d'un manquement au respect de la vie privée.
    Aux yeux du Conseil, les séances publiques d'un conseil municipal sont un
moment important de la vie démocratique. Un citoyen qui assiste à une telle
assemblée publique participe ainsi à la vie démocratique et ne peut prétendre
se trouver dans sa sphère privée. Les médias qui couvrent ces séances
publiques, sous réserve de ne pas nuire à leur bon déroulement, peuvent
enregistrer les événements qui s'y déroulent et les diffuser.
    L'examen des documents fournis par les parties a indiqué, qu'au début de
la séance dont il est question, une résolution concernant le respect du
travail des journalistes a été adoptée à l'unanimité par le conseil municipal.
De plus, les plaignants n'ont pas démontré que les informations diffusées
outrepassaient la règle voulant que, dans leur traitement de l'information,
les médias et les journalistes ne révèlent que ce qui est d'intérêt public.
    Le Conseil ne rend pas de décision et ne fait pas d'interprétation en
matière juridique. Or, le plaignant invoque presqu'exclusivement des arguments
à caractère juridique et ne démontre pas de manquement à l'éthique
journalistique. Considérant que les plaignants ne démontrent aucun manquement
à l'éthique journalistique, ni de la part des mis-en-cause, ni de la part de
la FPJQ, le grief pour non-respect à la vie privée fut rejeté.
    Le Conseil a rejeté la plainte de Mme Denise Brunet Héon et de M. Daniel
Cuerrier contre MM. Maurice Giroux, Francis Dugas et Harold Beaulieu, ainsi
que contre les médias Point Sud et MédiaSud.ca.

    D2008-09-014 Gilles Pelletier c. Nelson Dumais, journaliste et le portail
    Internet Cyberpresse

    Les journalistes et les médias doivent mentionner les voyages gratuits
    dont ils bénéficient

    M. Pelletier portait plainte contre Nelson Dumais, chroniqueur du blogue
"Technaute" hébergé par Cyberpresse, pour manque d'objectivité, résultant
d'une position de conflit d'intérêts, ainsi que pour sa gestion de la section
"commentaires" de son blogue qui ne serait pas conforme à l'éthique
journalistique.
    Le plaignant reprochait d'abord à M. Dumais de n'avoir considéré, dans
ses chroniques, que les produits de multinationales de l'informatique et de
n'accorder aucune couverture aux formats non propriétaires ou formats ouverts.
Or, l'analyse a permis de constater que le mis-en-cause, contrairement aux
affirmations du plaignant, a publié sur son blogue des chroniques qui traitent
de supports informatiques non propriétaires. Ces dernières sont néanmoins en
quantité moindre, que celles qui s'intéressent aux formats propriétaires.
Toutefois, le blogue qu'anime M. Dumais a pour objet les technologies au
Québec et, compte tenu du fait que les formats non propriétaires occupent une
part infime du marché, le chroniqueur pouvait en traiter dans une moindre
mesure. Le grief fut rejeté.
    Dans un second temps, le plaignant remettait en question la neutralité du
mis-en-cause qui expliquait, dans une de ses chroniques que, bien qu'il
accepte des voyages offerts par des multinationales de l'informatique, sa
neutralité journalistique n'était pas en cause. Dans un avis portant sur la
question de l'acceptation de voyages gratuits par les journalistes dans le
cadre de l'exercice de leur profession, le Conseil de presse mentionne d'une
part, que "les entreprises de presse doivent s'interdire, et interdire à leurs
journalistes et leurs collaborateurs, d'accepter de tels voyages" et d'autre
part que, "si en dernier recours et dans des circonstances exceptionnelles, un
média estime devoir accepter un "voyage gratuit", ce média devra informer
explicitement le public que le voyage et le reportage, ainsi rendus possibles,
ont été effectués en tout ou en partie aux frais de l'entreprise ou de
l'organisme concerné". Après analyse, le Conseil a conclu que le mis-en-cause
ne s'est pas caché des avantages dont il profite, mais a cependant constaté
que M. Dumais n'a que ponctuellement fait référence au fait qu'il bénéficie de
certains avantages de la part de compagnies informatiques, ne s'acquittant pas
ainsi de son devoir d'en informer explicitement le lecteur. Le Conseil est
d'avis que les médias doivent toujours mentionner explicitement les avantages
dont ils profitent. Le grief a été retenu.
    Le plaignant reprochait enfin au chroniqueur d'avoir personnellement
censuré des commentaires qu'il avait publiés sur son blogue et déplorait que
ce dernier puisse être juge et partie concernant la gestion des commentaires
des internautes. Le portail Internet Cyberpresse s'est doté de "règles de
Nétiquette", normes de publication auxquelles les blogueurs qui souhaitent
commenter les chroniques de M. Dumais doivent accepter d'adhérer et le Conseil
salue cette initiative. Le Conseil s'est intéressé, ensuite, à la question des
commentaires du plaignant qui auraient été censurés. Or, après analyse, le
Conseil n'a pas identifié d'interruption dans la suite logique des
commentaires analysés qui ont été échangés sur le blogue, ce qui ne lui permet
pas de conclure que de la censure ait été exercé par M. Dumais contre le
plaignant. Dans un second temps, le Conseil s'est penché sur la problématique
qui consiste à ce que M. Dumais, lui-même, soit en charge de faire respecter
les "règles de Nétiquette" sur son propre blogue. Le Conseil constate que, ni
dans son guide de déontologie, ni dans les normes de publication de
Cyberpresse, il n'est mentionné un quelconque principe qui interdirait au
journaliste d'assurer le contrôle des commentaires émis sur son blogue. Il
insiste toutefois sur le fait que la responsabilité lui incombe de veiller à
ce que les différents points de vue puissent librement s'exprimer. Le grief a
été rejeté.
    Le Conseil a retenu la plainte de M. Gilles Pelletier contre le quotidien
La Presse et son journaliste, M. Nelson Dumais, pour ne pas avoir mentionné
explicitement aux lecteurs les voyages gratuits dont ils ont bénéficié.

    D2008-10-023 Michel Laroche c. Isabelle Guilbeault, commentateur-
    interviewer et la Société Radio-Canada - Québec

    L'implication politique et le journalisme ne font pas bon ménage

    M. Laroche reprochait à Isabelle Guilbeault d'avoir pris part à une
vidéo, diffusée sur un site Internet aux visées politiques avouées et ce,
alors qu'elle exerce parallèlement des fonctions journalistiques pour la
Société Radio-Canada - Québec. La mise-en-cause répliquait, quant à elle, être
chroniqueuse et non journaliste et affirmait ignorer les visées partisanes du
site Internet sur lequel elle a exprimé des propos apolitiques. A ce propos,
le guide de déontologie du Conseil précise que les entreprises de presse et
les journalistes doivent éviter toute situation qui risque de les faire
paraître en conflit d'intérêts, ou donner l'impression qu'ils ont partie liée
avec des intérêts particuliers ou quelque pouvoir politique. Le Conseil ajoute
que, même si l'information transmise respecte les critères d'intégrité et
d'impartialité, il est important de souligner que l'apparence de conflit
d'intérêts s'avère aussi préjudiciable que les conflits d'intérêts réels et
qu'afin de préserver leur crédibilité professionnelle, les journalistes sont
tenus à un devoir de réserve quant à leur implication personnelle dans
diverses sphères d'activités politiques qui pourraient interférer avec leurs
obligations de neutralité et d'indépendance. Après analyse, le Conseil a
constaté que, bien que Mme Guilbeault soit, au titre de son contrat avec la
Société Radio-Canada, engagée en tant que commentateur-interviewer, elle
exerce des fonctions de chroniqueuse culturelle qui sont pleinement soumises
aux règles de déontologie journalistique. Par ailleurs, puisque les propos de
la mise-en-cause, relatifs aux subventions octroyées par le gouvernement au
milieu culturel, furent publiés au sein d'un média partisan, Mme Guilbeault se
liait ainsi à un groupe qui défendait activement un intérêt politique et se
plaçait, par conséquent, en apparence de conflit d'intérêts.
    Le Conseil a retenu la plainte de M. Michel Laroche contre Mme Isabelle
Guilbeault pour apparence de conflit d'intérêts.

    D2008-09-015 Mohammed Boudjenane c. Benoît Dutrizac, journaliste et
    animateur, l'émission "Dutrizac, l'après-midi" et la station
    radiophonique 98,5 FM

    Jusqu'où Benoît Dutrizac peut-il provoquer ses invités?

    M. Boudjenane portait plainte contre Benoît Dutrizac pour avoir, lors de
l'émission du 10 septembre 2008 où il interrogeait Samira Laouni, candidate du
NPD dans Bourrassa, tenu des propos injurieux contre la communauté musulmane,
en plus d'inciter à la haine et à la violence.
    M. Boudjenane formulait deux reproches à l'endroit du mis-en-cause
concernant l'exactitude des propos tenus, précisant qu'il est inexact que les
musulmans forcent leurs enfants à aller à l'école affamés pendant le mois de
ramadan, en plus du fait que cette information donnait, selon lui, une image
inhumaine de la religion. Il ajoutait qu'il est également inexact que, selon
la loi musulmane, il faille trois témoins pour valider une plainte pour viol.
Il est difficile d'émettre une affirmation aussi tranchée que celle de M.
Dutrizac, selon laquelle les enfants musulmans seraient affamés en période de
ramadan, alors qu'ils vont à l'école. Pour le Conseil, il est toutefois un
fait que l'animateur a, pour style propre, l'utilisation de questions et de
constats généralistes, potentiellement provocateurs, avant de laisser la
parole à ses invités. Ces derniers ont alors le loisir de venir rectifier ses
propos, ce qui fut le cas ici. Quand à l'affirmation selon laquelle une
plainte pour viol n'est valide que si elle est confirmée par trois témoins, le
Conseil a remarqué que M. Dutrizac n'a pas été jusqu'à préciser le nombre de
témoins nécessaires, il a simplement mentionné que ceux-ci devaient témoigner.
Avec l'analyse, le Conseil a constaté que ce précepte est issu de la charia,
soit la loi islamique, c'est-à-dire un dogme à fondement religieux, ce que le
mis-en-cause a précisé. Le grief fut rejeté.
    Enfin, pour le plaignant, les propos de M. Dutrizac, en plus d'être
injurieux, encourageraient à la haine et au mépris de la communauté musulmane.
En procédant à l'analyse de l'entrevue en cause, le Conseil n'a relevé aucun
propos injurieux. Concernant l'incitation à la violence, le plaignant ne
donnait qu'un unique exemple, celui du viol qui requérait trois témoins pour
qu'en soit condamné l'auteur. Le Conseil constate qu'il est, encore une fois
ici, question du style propre à l'animateur qui a choisi d'utiliser une mise
en situation impliquant son invitée. Il est néanmoins clair que M. Dutrizac
n'appelle nullement à la violence contre cette dernière, pas plus qu'il ne
défend l'exemple qu'il prend. Concernant l'incitation au mépris de la
communauté musulmane, le Conseil a remarqué que l'usage d'images caricaturales
est un des éléments constitutifs du style de l'animateur, mais qu'il n'y était
pas fait appel dans le but de démontrer d'un quelconque mépris vis-à-vis de la
communauté musulmane. Le grief fut rejeté.
    Enfin, le Conseil regrette la non-participation des mis-en-cause visés
par la plainte, ce qui va à l'encontre de la responsabilité qu'ont les médias
de répondre publiquement de leurs actions. Le citoyen requérant dans ce
dossier a choisi de s'adresser au Conseil comme mécanisme d'autorégulation. En
ne satisfaisant pas à ce choix du plaignant et en refusant de répondre à la
présente plainte, sous prétexte que Corus ne répond maintenant qu'aux plaintes
adressées au CCNR, le média a privé le citoyen de son droit de choisir
l'organisme auquel il désire s'adresser et a ainsi refusé de participer au
processus d'autorégulation. Le Conseil insiste sur l'importance pour tous les
médias de participer à ces mécanismes d'autorégulation qui contribuent à la
qualité de l'information et à la protection de la liberté de presse. Cette
collaboration constitue un moyen privilégié pour eux de répondre publiquement
de leur responsabilité d'informer adéquatement les citoyens. Le Conseil
déplore le manque de collaboration du mis-en-cause.
    Le Conseil a rejeté la plainte de M. Mohamed Boudjenane contre M. Benoît
Dutrizac et la station radiophonique 98,5 FM, aux griefs de choix du sujet, de
l'inexactitude des propos et de propos injurieux, mais blâmé la station
radiophonique pour manque de collaboration.

    D2008-05-075 Marie-Louise Bussières, responsable des affaires relatives à
    l'éthique journalistique pour l'Eglise raelienne c. Alain Rochette,
    rédacteur en chef et le magazine Summum

    Le magazine Summum pouvait traiter des raeliens sans interroger de
    membres de ce mouvement

    Mme Bussières portait plainte contre un article intitulé "Les sectes",
publié dans l'édition de novembre 2007 du magazine de divertissement masculin
Summum. La plaignante reprochait à la rédaction d'avoir associé le mouvement
raelien à une secte et à l'image violente qu'en a souvent le public, en ne
présentant aux lecteurs qu'un unique point de vue, ainsi que des informations
non vérifiées. Bien que le représentant des mis-en-cause ait, dans ses
commentaires, invoqué le fait que Summum ne soit pas un média d'information
mais de divertissement, le Conseil a précisé que, dans le cadre de l'article
en cause, qui s'apparente à du journalisme d'information, la déontologie
journalistique s'applique pleinement et au même titre que pour n'importe quel
produit d'information.
    La plaignante évoquait trois inexactitudes dans l'article. Deux de
celles-ci sont attribuées à la journaliste, Mme McCann, dont les propos ont
été rapportés dans l'article. Elles porteraient sur l'encerclement, par des
membres du mouvement raelien, dont cette dernière dit avoir été victime au
Salon du livre de Montréal en 2004, ainsi que la propriété de la société
Clonaid. Or, l'analyse a permis au Conseil de constater que Mme Bussières ne
nie pas tant que Mme McCann fut victime d'encerclement, mais qu'elle ait été
physiquement encerclée lors de cet événement. De plus, l'analyse a permis de
démontrer que la société Clonaid n'appartient pas au mouvement raelien, mais
que sa directrice en est néanmoins membre. La dernière inexactitude relevée
avait trait aux propos rapportés de M. Vaillancourt, sociologue et spécialiste
des sectes, qui laissaient entendre que l'argent du mouvement raelien
appartient en propre à M. Vorilhon dit "Rael". Après analyse, le Conseil
constate que ce postulat n'a pas été émis par M. Vaillancourt, du moins dans
ce qui a été rapporté aux lecteurs. Le grief fut retenu sur la base de
l'inexactitude concernant la propriété de la société Clonaid. Il s'agit
néanmoins d'une inexactitude d'ordre mineur, aucun blâme ne lui étant assorti.
    La plaignante relevait également la présence de trois informations
faisant l'objet d'un manque de vérification. Selon elle, l'inexactitude
relative à la propriété de la société Clonaid aurait pu être évitée, si
l'information avait été au préalable vérifiée. La plaignante insiste également
sur le fait que l'accusation d'endoctrinement, formulée par Mme McCann,
n'aurait pas été vérifiée auprès de spécialistes du mouvement raelien. Enfin,
Mme Bussières évoque la déclaration de M. Vaillancourt à l'effet que M.
Vorilhon a des esclaves sexuelles, information qui n'aurait été vérifiée
auprès d'aucune autorité. Le Conseil a conclu que, puisque M. Vaillancourt
possède un statut d'expert sur la question des sectes, il est une source
fiable d'informations qui pouvait justifier que ces dernières ne soient pas
soumises à une contre-vérification avant publication. Pour ce qui relève de
l'accusation d'endoctrinement formulée par Mme McCann, le Conseil constate
qu'il s'agit d'une opinion de la journaliste qui découle de son expérience au
sein du mouvement et que, par conséquent, cette déclaration ne nécessitait pas
de vérification. Enfin, et bien que le Conseil est d'avis que de plus amples
vérifications auraient pu permettre d'éviter que soit publiée l'erreur qui
portait sur la propriété de la société Clonaid, le caractère mineur de cette
erreur ne conduit pas à retenir le grief pour manque de vérification.
    Mme Bussières insistait, aussi, sur le fait que l'article cherchait à
induire chez le lecteur une vision négative du mouvement raelien en associant
ce dernier à des groupes criminels, en présentant aux lecteurs des photos au
caractère dramatique, ainsi qu'en utilisant, sans la réserve nécessaire, le
terme "secte" tout au long de l'article. L'entrée en matière de l'article fait
référence aux écueils tragiques qu'ont connus certains mouvements sectaires,
en plus de proposer aux lecteurs une photographie d'une de ces tragédies. Un
paragraphe propose ensuite une mise en contexte qui rappelle aux lecteurs que
toutes les sectes ne se présentent pas sous le même jour et n'ont pas toutes
une issue tragique. Le Conseil a remarqué que le terme secte est utilisé tout
au long de l'article et vient, de fait, qualifier le mouvement raelien. Bien
qu'il soit difficile de s'entendre sur une définition unanime de ce vocable,
le Conseil remarque que l'article formulait un certain nombre de critères
permettant aux lecteurs de se faire une idée de ce qu'est et ce que n'est pas
une secte. Le grief fut rejeté.
    Pour la plaignante, aucun contrepoids n'a été présenté à l'idée que les
sectes sont dangereuses et que les individus qui en font partie sont des gens
faibles. De son avis, les personnes dont on retrouve les témoignages dans
l'article ont été sollicitées en raison de leur opposition au phénomène. Aucun
spécialiste ni adepte du mouvement raelien n'a été interrogé. Constatant que
des experts, MM. Vaillancourt et Kropveld, respectivement sociologue
spécialiste des sectes et directeur d'Info-Sectes, ont été sollicités dans le
cadre de l'article, de même qu'une journaliste qui a vécu l'expérience
raelienne depuis l'intérieur, le Conseil considère que l'information dont
disposait le lecteur était suffisamment complète pour qu'il ne soit pas
nécessaire de faire appel à un adepte du mouvement raelien. Le grief fut
rejeté.
    Le Conseil a rejeté la plainte de Mme Marie-Louise Bussières, responsable
des affaires relatives à l'éthique journalistique pour l'Eglise raelienne,
contre le magazine Summum.

    D2008-06-087 Geneviève Manseau c. Marie-Eve Vaillancourt, ajointe aux
    communications et à la direction des études, organisation de
    l'enseignement, Cégep de Sept-Iles et la revue annuelle Littoral

    Tout débat a une fin

    La plaignante reprochait au comité directeur de la revue annuelle
Littoral, d'avoir publié des lettres comprenant des propos insultants et
injurieux à son égard, en réponse à un texte publié dans la même revue lors de
l'édition précédente. Elle reproche aussi, aux mis-en-cause, de ne pas lui
avoir accordé de droit de réplique face à ces propos.
    Au reproche que la plaignante adressait à la rédaction de la revue
Littoral d'avoir publié deux lettres de lecteurs comprenant des propos
insultants, injurieux et l'attaquant personnellement. Le Conseil rappelle que
les médias doivent veiller à ce que les lettres des lecteurs ne véhiculent pas
des propos outranciers, insultants ou discriminatoires pouvant être
préjudiciables à des personnes. Après analyse, le Conseil estime que les deux
lettres critiquées exprimaient une réaction ferme et passionnée de leurs
auteurs au texte de la plaignante, mais demeuraient néanmoins dans les limites
du journalisme d'opinion. Le grief fut rejeté.
    Ensuite, la plaignante reprochait aux mis-en-cause d'avoir coiffé la page
d'opinion des lecteurs, d'une introduction expliquant que le sujet ne serait
pas abordé de nouveau dans leurs pages. Elle aurait aimé répliquer aux lettres
de lecteurs qu'elle juge insultantes et injurieuses à son égard. En effet, dès
l'introduction les mis-en-cause écrivent qu'après la lettre de la plaignante
dans l'édition précédente, et la réplique de deux opposants dans celle mise en
cause, le "débat est clos". Le Conseil a rappelé que le public n'a pas accès
de plein droit aux pages des médias écrits, mais la presse a le devoir d'en
favoriser l'accès à ses lecteurs. Dès lors, le Conseil estime que les
mis-en-cause n'ont pas commis de faute déontologique en refusant un droit de
réplique à la plaignante et en mettant fin au débat que cette dernière avait
commencé. Le Conseil a rejeté le grief.
    Le Conseil a rejeté la plainte de Mme Geneviève Manseau contre la revue
annuelle Littoral.

    D2008-09-017 Christian Déjoie c. Patrick Lagacé, chroniqueur et le
    quotidien La Presse

    Le style polémiste de Patrick Lagacé était légitime

    M. Déjoie portait plainte contre Patrick Lagacé, chroniqueur au quotidien
La Presse, pour un article publié le 20 septembre 2008, intitulé "Les barbares
nous envahissent". Le plaignant reprochait au chroniqueur d'avoir utilisé des
propos haineux et méprisants. Il aurait fait preuve de discrimination à
l'égard d'un groupe de personnes ne partageant pas son opinion, quant aux
coupures des subventions culturelles. A la lecture de l'article en cause, le
Conseil n'a pas observé de propos discriminatoires ni haineux. La
discrimination se rapporte à des individus ou des groupes clairement
identifiables, qu'on prive de droits. Dans l'article contesté, les propos
polémistes dénoncent les idées propres à une idéologie et n'impliquent aucun
déni de justice ou de droits. Ils n'affichent pas, non plus, de haine mais un
ferme désaccord envers cette idéologie. Le grief fut rejeté.
    M. Déjoie déplorait, ensuite, que le journaliste n'ait pas respecté le
genre de la chronique en manquant de rigueur, d'exactitude et en utilisant les
propos considérés au grief précédent. Or, la chronique est un genre
journalistique qui laisse à son auteur une grande latitude dans le traitement
d'un sujet d'information. Elle permet aux journalistes qui la pratiquent
d'adopter un ton polémiste pour prendre parti et exprimer leurs critiques,
dans le style qui leur est propre. Le Conseil observe que le mis-en-cause est
clairement dans le genre de la chronique et qu'il a utilisé pleinement les
caractéristiques de celle-ci. Le Conseil n'estime toutefois pas qu'il ait
manqué de rigueur ou d'exactitude dans son rapport des faits. Le chroniqueur
répond clairement aux personnes qui appuient la décision du gouvernement
fédéral de couper les subventions accordées aux organismes culturels et
critique les arguments invoqués pour justifier cette décision. Le grief fut
rejeté.
    Le Conseil a rejeté la plainte de M. Christian Déjoie contre le
chroniqueur M. Patrick Lagacé et le quotidien La Presse.

    D2008-10-018 Marie-Claude Montpetit c. Claude Poirier, journaliste et
    animateur; l'émission "Le vrai négociateur" et le Groupe TVA-LCN

    Un chroniqueur peut utiliser des propos imagés et colorés pour illustrer
    son indignation

    Mme Montpetit portait plainte contre Claude Poirier pour avoir, lors de
l'émission "Le vrai négociateur" du 1er octobre 2008, diffusée sur la chaîne
LCN, qualifié une personne de "chien sale". La plaignante reproche au
mis-en-cause d'avoir tenu des propos discriminatoires, transmis de
l'information inexacte et usé de sensationnalisme.
    Selon la plaignante, les propos du journaliste réaffirment la condition
sociale de l'agresseur ou le groupe social auquel sa condamnation l'a associé
et laissent tendancieusement croire que toute personne criminalisée serait un
"beau chien sale". La déontologie indique qu'il n'est pas interdit aux médias
de faire état des caractéristiques qui différencient les personnes à condition
que cette mention soit pertinente et d'intérêt public ou soit essentielle à la
compréhension et à la cohérence de l'information. Or, le Conseil a estimé que,
dans le présent cas, il était impossible de présenter les raisons de
l'opposition de Mme Moisan et de Me Bellemare à la libération du prisonnier,
dont il est question dans l'émission visée par la plainte, sans exposer
minimalement ses gestes et le fait qu'il avait été condamné. Cette mention
s'avérait nécessaire à la compréhension du sujet et d'intérêt public. En ce
qui a trait à l'utilisation du qualificatif de "beau chien sale", le Conseil
estime que, malgré la force de l'expression, il s'agissait d'une réaction
d'indignation face aux souffrances et aux sévices que venait de décrire la
victime et non d'un jugement visant à caractériser un ensemble de personnes.
Le grief fut rejeté.
    Mme Montpetit reprochait ensuite aux mis-en-cause d'avoir prononcé et
permis la mise en ondes de propos non conformes à l'équilibre et à l'équité de
l'information. Selon la plaignante, l'omission par les mis-en-cause de
présenter l'ensemble de la situation judiciaire a eu pour effet de priver le
public d'une information complète et rigoureuse et, par conséquent, de
transmettre une information inexacte. Après examen, le Conseil a constaté que
les entrevues diffusées ne présentaient pas la partie des faits favorables à
l'agresseur. Cependant, le Conseil considère que le sujet des entrevues
n'était pas le procès antérieur de l'accusé, mais bien l'exposé des raisons
qui justifieraient actuellement de s'opposer à sa libération conditionnelle.
L'angle choisi n'étant pas le récit du procès, l'entrevue n'exigeait pas qu'on
présente l'accusation et la défense. L'individu impliqué était déjà condamné
et incarcéré. Ainsi, selon le Conseil, puisque l'angle de traitement des
entrevues avait été clairement défini au départ par la présentation de
l'animateur, il était tout à fait légitime pour les mis-en-cause d'aborder le
sujet comme ils l'ont fait. Le grief fut rejeté.
    Le dernier grief concernait la mise en ondes de propos sensationnalistes.
Selon le Conseil, un sujet comme celui des souffrances d'une victime peut être
très émouvant, sans être pour autant sensationnaliste. D'autre part, les
fonctions de chroniqueur et de commentateur appartiennent à un genre
journalistique qui permet à son auteur l'utilisation d'expressions colorées.
Rien, dans l'étude du dossier, ne permet d'arriver à la conclusion de la
plaignante. Le grief a été rejeté.
    Le Conseil a rejeté la plainte de Mme Marie-Claude Montpetit contre M.
Claude Poirier, journaliste, et la chaîne télévisée LCN.

    D2008-10-022 Benoît Trépanier, Coopérative des travailleurs de la radio
    CHNC c. Claude Roy, directeur de l'information et la station
    radiophonique CIEU-FM

    Les débats politiques et la liberté journalistique

    M. Trépanier, représentant la radio CHNC-FM, portait plainte contre la
station radiophonique CIEU-FM pour avoir diffusé un reportage d'un débat
politique organisé par CHNC-FM, sans mentionner que celle-ci en était
l'organisatrice et avoir repiqué des extraits sonores de la radio. Or, le
Conseil estime que la nouvelle a pour but d'informer le public des faits et
des événements nouveaux, significatifs et intéressants qui relèvent de
l'intérêt public, en les situant dans leur contexte. A ses yeux, la mention de
l'organisateur du débat électoral, n'était pas une information essentielle et
significative pour la compréhension du reportage. Il s'agit peut-être d'un
manque de courtoisie, mais pas d'une faute déontologique. Le grief fut rejeté.
    Le plaignant accusait ensuite le mis-en-cause d'avoir repiqué des
extraits sonores provenant de sa station. La partie en cause a expliqué la
démarche de sa journaliste. Celle-ci, assistant au débat électoral, aurait
réalisé ses propres enregistrements sur place en n'utilisant aucunement des
extraits de la radio organisatrice de l'événement. Le plaignant n'ayant pas
fait la preuve de ce qu'il avance en répliquant aux commentaires du
mis-en-cause, le grief fut rejeté.
    Le Conseil a rejeté la plainte de M. Benoît Trépanier contre le directeur
de l'information, M. Claude Roy et la station radiophonique, CIEU-FM.

    D2008-10-024 H. Claude Frédette c. Raymond Giroux, chroniqueur,
    Pierre-Paul Noreau, directeur de l'éditorial et le quotidien Le Soleil

    Le genre de la chronique permet l'utilisation d'expressions imagées

    M. Frédette portait plainte contre le journaliste Raymond Giroux,
concernant une chronique parue le 3 octobre 2008, dans le quotidien Le Soleil.
Il lui reprochait l'utilisation des expressions "homme à abattre" et "elle
vise la jugulaire".
    La fonction de chroniqueur donne une grande latitude dans le traitement
d'un sujet d'information. Elle permet aux journalistes qui la pratiquent
d'adopter un ton polémiste pour prendre parti et exprimer leurs critiques,
dans le style qui leur est propre, même par le biais de l'humour et de la
satire. Afin de bien comprendre l'utilisation des expressions contestées,
"homme à abattre" et "elle vise la jugulaire", le Conseil s'est penché sur la
chronique en entier. A la lumière de cette lecture, il faut retenir que la
chronique relatait le débat des chefs qui avait été télédiffusé à la veille de
la publication de l'article. Dans son ensemble, le chroniqueur rapportait les
forces et les faiblesses des intervenants et truffait son texte d'expressions
telles que : "par la peau des dents", "ne s'est pas laissé manger la laine sur
le dos", "les assauts de ses quatre rivaux", etc. Il relatait la joute qui
s'est jouée entre les participants. L'utilisation d'expressions apparaît de
façon récurrente dans la chronique et se justifie par la forme journalistique
adoptée. Le Conseil ne considère pas ces expressions comme excessives et n'y a
pas vu de manquements à la déontologie. Le grief fut rejeté.
    Le Conseil a rejeté la plainte de M. H. Claude Frédette à l'encontre du
journaliste M. Raymond Giroux et du quotidien Le Soleil.

    D2008-10-025 Giovanni (Wolfmann) Bruno et Fo Niemi, directeur général du
    Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR) c. Patrick
    Lagacé, chroniqueur et le quotidien La Presse

    Les écrits journalistiques, une source valable d'information

    Les plaignants reprochaient au chroniqueur, Patrick Lagacé du quotidien
La Presse, d'avoir alimenté sa chronique du 6 octobre 2008, intitulée " Fo
Niemi a (encore) tout faux", de propos inexacts. Ils accusent le journaliste
d'avoir discrédité le porte-parole du CRARR par la dérision, l'insulte et
l'injure. Enfin, M. Niemi reproche au journal de ne pas avoir publié de
rectification.
    En premier lieu, les plaignants accusaient le mis-en-cause
d'inexactitude. Plusieurs faits rapportés dans l'article en cause, sont remis
en question par les plaignants, notamment le fait que le dirigeant du CRARR se
serait montré "fâché" face à la décision de la Commission des droits de la
personne dans un dossier et qu'il aurait critiqué la diversité des membres de
cette dernière lors d'une conférence de presse. Or, le Conseil estime que le
journaliste n'a pas manqué de rigueur dans sa collecte d'informations. Les
propos jugés inexacts ou mal interprétés par le plaignant sont ceux repris par
le chroniqueur de diverses sources journalistiques professionnelles. En outre,
la latitude reconnue aux chroniqueurs leur accorde une grande liberté dans
l'expression de leurs points de vue, ainsi que dans le choix du ton qu'ils
adoptent pour ce faire. Ainsi, M. Lagacé pouvait utiliser le mot "fâché" afin
d'illustrer ses propos, à partir de l'information qu'il avait recueillie, sans
contrevenir à la déontologie. Le grief a été rejeté.
    En second lieu, les plaignants reprochaient au journaliste d'avoir
discrédité et méprisé le représentant du CRARR dans sa chronique. Le Conseil
estime que le mis-en-cause s'attaque, par le biais de sa chronique, au
personnage public qu'est M. Fo Niemi et non à sa personne propre. Le Conseil,
bien que conscient du vocabulaire coloré utilisé par le chroniqueur pour
contester les moyens utilisés par le CRARR, ne remarque aucune dérive
déontologique dans le texte du journaliste. Ce dernier utilise, certes, le ton
polémique, mais pas de terme irrespectueux ou insultant. Enfin, concernant le
titre qui coiffe la chronique, le Conseil l'analyse comme un jeu de mots
introduisant le ton polémique de l'article. Le grief fut rejeté.
    Enfin, M. Niemi reprochait au quotidien de ne pas avoir publié un
rectificatif. A la suite de l'analyse qui précède, le Conseil n'a pas estimé
qu'un rectificatif était nécessaire, parce qu'aucun manquement déontologique
n'a été observé. De plus, le Conseil a rappelé aux plaignants que tout citoyen
peut solliciter la publication de l'expression de ses opinions dans les pages
réservées à cette fin, ce qu'ils n'ont pas fait. Le grief fut rejeté.
    Le Conseil a rejeté les plaintes de M. Giovanni Bruno et de M. Fo Niemi à
l'encontre du chroniqueur M. Patrick Lagacé et du quotidien La Presse.

    D2008-10-026 Fo Niemi, directeur général, Centre de recherche-action sur
    les relations raciales (CRARR) c. Louise Leduc, journaliste et le
    quotidien La Presse

    Des propos repris tels que formulés

    M. Niemi portait plainte contre la journaliste Louise Leduc et le
quotidien La Presse. En tant que directeur général du CRARR, il reproche à la
mise-en-cause d'avoir tenu des propos inexacts et incomplets, dans l'article
du 3 octobre 2008 intitulé "Une remarque raciste isolée".
    Le plaignant remet d'abord en cause les propos que lui a attribués la
journaliste. Il affirme que ce n'est pas lui qui a parlé de la prétendue
absence de représentativité des membres de la Commission des droits de la
personne et des droits de la jeunesse, mais le représentant de la communauté
philippine, M. Tolentino. Il ne nie pas avoir prononcé ces paroles, mais pour
traduire les propos de ce dernier devant les journalistes francophones, car la
conférence était en anglais. Plus tard, dans la conférence, il aurait émis des
réserves au nom du CRARR quant à cette position. Or, selon la mise-en-cause,
le plaignant n'a pas fait de dissociation entre ses propos et ceux du
représentant de la communauté philippine. Pour évaluer les deux discours
contradictoires, le Conseil a visionné les reportages de CTV et Radio-Canada
sur le sujet. Or, le Conseil a observé que, dans les deux reportages, les
journalistes ont interprété les propos du plaignant de la même manière que Mme
Leduc, à savoir que M. Niemi observait un manque de représentativité au sein
de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. Si,
comme le plaignant l'affirme, il ne partageait aucunement ces propos, le
Conseil estime qu'il n'a pas été suffisamment explicite lors de la conférence
de presse. La journaliste n'a fait que reprendre les positions de chaque
acteur et remettre en perspective la décision de la Commission des droits de
la personne et des droits de la jeunesse. Le grief fut rejeté.
    En second lieu, le plaignant reprochait à la journaliste de ne pas avoir
fourni une information complète sur la position du CRARR, dont il est le
directeur général. Elle aurait notamment omis de mentionner le fait que le
plaignant considère important que la commission se dote d'une politique pour
mieux analyser les plaintes de racisme. Or, le choix des faits et des
événements rapportés, de même que celui des questions d'intérêt public
traitées, relève de la discrétion des directions des salles de nouvelles des
organes de presse et des journalistes. Ainsi, le Conseil estime que la
journaliste a décidé d'orienter le contenu sur d'autres propos tenus par le
plaignant, qu'elle jugeait plus pertinents au regard de l'intérêt public. En
cela, elle a exercé sa liberté rédactionnelle et n'a pas failli à la
déontologie journalistique. Le grief fut rejeté.
    Le Conseil a rejeté la plainte de M. Fo Niemi, directeur général du
Centre de recherche-action sur les relations raciales à l'encontre de la
journaliste Mme Louise Leduc et du quotidien La Presse.

    Le texte intégral des décisions ainsi qu'un résumé des arguments des
parties en cause peuvent être consultés au www.conseildepresse.qc.ca, à la
section "Les décisions redues par le Conseil".




Renseignements :

Renseignements: Guy Amyot, secrétaire général, Conseil de presse du
Québec, (514) 529-2818; Source: Marie-Eve Carignan, responsable des
communications, Conseil de presse du Québec, (514) 529-2818

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