Le Chef national salue la décision de la Commission canadienne des droits de la personne au sujet de la plainte déposée concernant les services de protection de l'enfance



    OTTAWA, le 16 oct. /CNW Telbec/ - Le Chef national de l'Assemblée des
Premières Nations, Phil Fontaine, et la directrice générale de la Société de
soutien à l'enfance et à la famille des Premières Nations du Canada (SSEFPNC),
Cindy Blackstock, ont salué la décision rendue aujourd'hui par la Commission
canadienne des droits de la personne qui permet à un tribunal d'entendre la
plainte déposée au sujet des enfants des Premières Nations confiés aux soins
de l'Etat.
    "Cette plainte pour atteinte aux droits de la personne est l'une des plus
importantes jamais déposées au Canada. Cette décision de la Commission
canadienne des droits de la personne est très positive, car elle signifie que
nous pouvons enfin commencer à tenter de résoudre la crise nationale découlant
du caractère inéquitable du financement et des services destinés aux enfants
des Premières Nations qui sont pris en charge par l'Etat", a déclaré le Chef
national Phil Fontaine. "Nous demandons également au gouvernement conservateur
minoritaire et à tous les partis fédéraux de procéder à l'instruction de cette
affaire sans plus attendre. Le fait de remettre l'audience à plus tard par des
appels inutiles ne fait que retarder le moment où la justice sera enfin rendue
aux milliers d'enfants confiés aux soins de l'Etat. Toutes les parties
concernées devraient collaborer afin de résoudre dès que possible le problème
de la discrimination dans le système de protection de l'enfance."
    "Lorsqu'un gouvernement qui assume ses responsabilités constate que des
enfants vulnérables sont victimes de discrimination, il doit agir rapidement
pour leur assurer un traitement équitable et cesser de tergiverser", a affirmé
Cindy Blackstock, directrice générale de la Société de soutien à l'enfance et
à la famille des Premières Nations du Canada. "De nos jours, les enfants des
Premières Nations pris en charge par l'Etat sont trois fois plus nombreux
qu'aux jours les plus sombres des pensionnats indiens, et des experts
indépendants ont indiqué que le sous-financement des services de protection de
l'enfance par le gouvernement fédéral est une des causes de cette crise. Je ne
comprends tout simplement pas pourquoi le gouvernement n'agit pas
immédiatement pour assurer un traitement équitable aux enfants des Premières
Nations."
    Le 23 février 2007, l'APN et la SSEFPNC ont déposé une plainte devant la
Commission canadienne des droits de la personne après que le rapport Wen:de de
2005 eut révélé que les organismes de protection de l'enfance des Premières
Nations reçoivent environ 22 % moins d'argent que les organismes provinciaux.
Depuis le dépôt de la plainte en 2007, le gouvernement fédéral a refusé par
deux fois d'aller en médiation et n'a jamais voulu discuter des solutions
nationales mises de l'avant dans le rapport Wen:de et le Plan d'action des
dirigeants des Premières Nations en matière de protection de l'enfance de
2006.
    En mai 2008, un rapport de la vérificatrice générale du Canada a révélé
que le gouvernement fédéral n'offre pas un financement suffisant aux
organismes de services à l'enfance et à la famille des Premières Nations
compte tenu du nombre d'enfants pris en charge et de leurs besoins. Dans son
rapport, la vérificatrice générale indique que le mode de financement n'a pas
été révisé depuis 1988 et qu'il n'a pas été corrigé en fonction de l'inflation
depuis 1995, ce qui laisse les services à l'enfance et à la famille des
Premières Nations dans un état de sous-financement par rapport aux organismes
provinciaux. La vérificatrice générale a également critiqué le nouveau modèle
de l'Alberta en matière de protection de l'enfance en faisant remarquer qu'il
suppose que seulement 6 % des enfants des Premières Nations seront pris en
charge, alors que cette proportion est beaucoup plus grande selon certains
organismes.
    Comme c'est le cas avec l'aide à l'enfance, le taux d'indexation d'autres
programmes essentiels pour les Premières Nations a été limité à 2 % par année,
pas assez pour suivre le rythme de l'inflation ou celui de l'accroissement de
la population des Premières Nations, ce qui crée un fossé de plus en plus
grand entre les membres des Premières Nations et les Canadiens en ce qui a
trait à la qualité de vie. Le montant des services que les gouvernements
fédéral et provinciaux et les administrations municipales offrent au Canadien
moyen est presque deux fois et demie plus élevé que le montant des services
reçus par les citoyens des Premières Nations. Après avoir oeuvré pendant plus
de douze ans pour assurer une certaine équité en matière de financement, l'APN
a conclu qu'il était de plus en plus important de déposer des plaintes
officielles liées aux droits de la personne et d'engager des contestations
fondées sur la Charte des droits afin que les Premières Nations puissent
obtenir un traitement équitable.
    Selon les estimations, 27 000 enfants des Premières Nations sont confiés
aux soins de l'Etat, dont 8 300 par l'entremise d'organismes de services à
l'enfance et à la famille des Premières Nations.
    L'APN et la SSEFPNC lancent également une collecte de fonds pour les
aider à payer les frais liés à cette plainte.
    Les personnes qui désirent faire un don peuvent communiquer avec l'APN ou
la SSEFPNC.




Renseignements :

Renseignements: Karyn Pugliese, Communications (santé et développement
social), APN, (613) 241-6789, poste 210, (613) 772-0156 (cell.),
kpugliese@afn.ca


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