Le Chef national de l'APN accueille favorablement le rapport du Bureau du Directeur parlementaire du budget sur les écoles autochtones: "Le gouvernement abandonne à leur sort les élèves des Premières Nations"



    OTTAWA, le 25 mai /CNW Telbec/ - Le Chef national de l'Assemblée des
Premières Nations, Phil Fontaine, a déclaré que le rapport déposé aujourd'hui
par le Bureau du Directeur parlementaire du budget (BDPB) sur le financement
des écoles autochtones devrait être considéré comme une mesure exhortant les
parlementaires à s'attaquer à la mauvaise gestion des écoles des Premières
Nations par le gouvernement fédéral et à l'éducation des Autochtones en
général.
    "Le rapport du Bureau du Directeur parlementaire du budget est un rapport
indépendant, une étude validée par les pairs qui confirme le message véhiculé
depuis plusieurs années par les membres des Premières Nations : le
gouvernement abandonne à leur sort les élèves des Premières Nations", a
affirmé le Chef national Phil Fontaine. "Le rapport indique non seulement que
les écoles des Premières Nations sont extrêmement sous-financées, mais que le
gouvernement n'a aucun plan concernant la construction ou l'entretien des
écoles des Premières Nations."
    Le rapport a été préparé par le Bureau du Directeur parlementaire du
budget à la suite d'une demande du député néodémocrate Charlie Angus, afin
d'examiner l'approche du gouvernement en matière de construction d'écoles dans
les collectivités des Premières Nations. Le BDPB a relevé un manque flagrant
de données ou d'indicateurs de base dans ce domaine, ce qui signifie que les
décisions concernant le financement pour la construction d'écoles ou leurs
réparations sont prises de manière arbitraire. Le rapport du BDPB révèle que
les crédits alloués aux écoles des Premières Nations ne sont pas "assignés",
c'est-à-dire que le gouvernement fédéral peut réaffecter les crédits et les
dépenser dans d'autres secteurs. Le rapport du BDPB indique que les écoles des
Premières Nations souffrent d'un sous-financement annuel d'au moins 200
millions de dollars et que le manque à gagner augmente chaque année.
    "Le rapport indique clairement que le gouvernement gère mal ses
ressources et qu'il spolie les Premières Nations", a déclaré le Chef national.
"Nous avons besoin de meilleures données et d'une meilleure gestion. Les
Premières Nations peuvent jouer un rôle de premier plan pour améliorer la
situation parce que les écoles sont situées dans nos collectivités.
L'éducation est un droit issu de traités et le ministère des Affaires
indiennes ne devrait pas considérer le financement de l'éducation comme étant
"discrétionnaire". Le rapport du BDPB contient quelques recommandations très
utiles et nous espérons que les représentants élus et le gouvernement
collaboreront avec les Premières Nations pour trouver des solutions, parce que
l'éducation doit être un enjeu non partisan. Notre position n'a jamais changé
: les Premières Nations doivent gérer l'éducation des Premières Nations."
    Le Chef national a également fait référence à une vérification interne
des programmes d'éducation postsecondaire, menée par le ministère des Affaires
indiennes et du Nord Canada (AINC) et publiée en mars, dont les conclusions
étaient similaires : l'AIC gérait mal le programme et celui-ci est
sous-financé. Par conséquent, les étudiants des Premières Nations sont moins
nombreux à obtenir un diplôme d'études postsecondaires.
    "Nous vivons une période économique difficile et le Canada aura bientôt
une pénurie de travailleurs qualifiés et éduqués. Le Canada doit faire tout ce
qu'il peut pour s'assurer que les membres des Premières Nations, qui
constituent le segment de la population qui est le plus jeune et qui croît le
plus rapidement, obtiennent une éducation de qualité comparable à celle dont
bénéficient les autres Canadiens", a déclaré le Chef national Phil Fontaine.
"Le rapport du BDPB souligne également que nous devons changer notre attitude
fondée sur les "dépenses" et adopter une attitude fondée sur
"l'investissement". Une des mesures qui pourraient être prises est d'annuler
le plafond de financement arbitraire de 2 % concernant les dépenses pour les
programmes destinés aux Premières Nations, qui existe depuis 1996 et dont la
seule justification est de veiller à ce que nos peuples perdent encore et
toujours du terrain. Investir maintenant permet de réaliser des économies à
long terme et, ce qui est tout aussi important, permettra aux membres des
Premières Nations d'acquérir les compétences et la formation dont ils ont
besoin pour améliorer leur existence et leurs collectivités et pour faire en
sorte que le Canada demeure un pays solide et concurrentiel."

    L'Assemblée des Premières Nations est l'organisme national qui représente
les citoyens des Premières Nations au Canada.




Renseignements :

Renseignements: Don Kelly, directeur intérimaire des communications,
Assemblée des Premières Nations, (613) 241-6789, poste 334, cell.: (613)
292-2787, dkelly@afn.ca


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