Le Canada ne doit pas empêcher les négociations de progresser à Bali



    BALI, Indonésie, le 13 déc. /CNW Telbec/ - Au moment où les négociations
des Nations unies entrent dans le dernier droit, les groupes environnementaux
demandent au gouvernement canadien de joindre sa voix aux pays qui souhaitent
une entente solide.
    "Rien n'est encore joué, mais nous sommes optimistes que les négociations
à Bali pourraient constituer un grand pas en avant dans la lutte aux
changements climatiques", affirme Steven Guilbeault d'Equiterre. "Maintenant
que la victoire est à portée de main, il ne faut surtout pas l'échapper".
    Au cours des deux dernières semaines, les négociateurs du monde entier
ont travaillé à l'adoption de la "feuille de route de Bali", une entente qui
permettrait de lancer les négociations de la seconde phase du Protocole de
Kyoto (la première phase de Kyoto s'étale de 2008 à 2012). Le Canada s'est
fait vivement critiquer par des scientifiques, des gouvernements et des
groupes environnementaux pour les positions qu'il a défendues pendant les
négociations, se retrouvant ainsi de plus en plus isolé.
    "Nous voyons de plus en plus de pays démontrer une réelle volonté de
faire plus, incluant des pays en voie de développement tels la Chine et
l'Afrique du Sud", souligne Dale Marshall de la Fondation David Suzuki.
"Malheureusement, le Canada n'a pas encore emboîté le pas pour suivre ces
leaders. Mais il n'est pas trop tard pour démontrer de la bonne volonté et
pour travailler avec le reste du monde pour protéger le climat", ajoute-il.
    L'entente de Bali doit comprendre :

    
    - Un engagement à lancer les négociations de la phase 2 du Protocole de
      Kyoto qui devraient se terminer au plus tard en 2009.
    - Une reconnaissance de la fourchette des réductions nécessaires pour
      éviter des changements climatiques dangereux. Le Groupe d'experts
      intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), l'autorité
      scientifique la plus reconnue mondialement, a conclu que les pays
      industrialisés devront réduire leurs émissions de 25 % à 40 % sous les
      niveaux de 1990 d'ici 2020 pour éviter un réchauffement planétaire de
      plus de 2 degrés C (par rapport aux températures pré-industrielles).
      En plus, les émissions mondiales devront plafonner d'ici 10 à 15 ans
      pour ensuite décroître d'au moins 50 % sous les niveaux de 1990 d'ici
      2050. Ces niveaux d'ambition doivent servir de guide pour la
      négociation d'une entente sur l'après-2012.
    - D'autres éléments clés tels qu'un financement adéquat pour l'adaptation
      ainsi que pour les transferts technologiques aux pays en voie de
      développement.
    

    "Bali est un test crucial de la volonté politique mondiale pour éviter
les pires impacts des changements climatiques", déclare Emilie Moorhouse du
Sierra Club du Canada. "Les 24 prochaines heures donnent une occasion au
gouvernement du Canada de changer son fusil d'épaule. Est-ce que le Canada
continuera de s'aligner avec les retardataires ou commencera-t-il à prendre
cet enjeu au sérieux ?", conclut-elle.




Renseignements :

Renseignements: Jean-Francois Nolet, Equiterre, +62-81-338-969139; Dale
Marshall, Fondation David Suzuki, (613) 302-9913; Emilie Moorhouse, Sierra
Club de Canada, +62-81-338-969125; Matthew Bramley, Institut Pembina,
+62-81-338-969113; Sarah Marchildon, Fondation David Suzuki,
+62-81-338-989047

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