Le bihebdomadaire De facto contraint de suspendre ses activités à la suite de poursuites judiciaires



    MONTREAL, le 3 juill. /CNW Telbec/ - Le 1er juillet 2008, la rédactrice
en chef du bihebdomadaire privé De Facto, Cholpon Orozobekova, a déclaré que
le journal allait suspendre son activité jusqu'au 20 août au moins, faute de
pouvoir paraître dans des conditions normales. Depuis son inculpation, le
14 juin 2008, pour "publication délibérée de fausses informations" (at.329 du
code pénal), le titre a les plus grandes difficultés à publier ses deux
éditions hebdomadaires. Deux perquisitions, assorties de la saisie de
documents financiers et du gel des avoirs et du compte bancaire de De Facto,
entravent la bonne marche du journal. Depuis peu, Cholpon Orozobekova a
commencé de recevoir des menaces téléphoniques lui signifiant qu'il lui
arriverait malheur si elle demeurait à la tête du bihebdomadaire.
    "Les poursuites engagées au pénal, alors qu'il aurait été possible de
requalifier les faits et d'ouvrir une procédure civile en diffamation, le gel
des comptes, les menaces reçues par la rédactrice en chef et la rapidité avec
laquelle les autorités judiciaires se sont empressées d'agir, laissent penser
que la fermeture du journal est l'objectif réellement recherché. Tout cela est
absolument disproportionné", a déclaré Reporters sans frontières.
    "Nous attendons des autorités la même diligence pour identifier et
sanctionner le ou les auteurs des menaces proférées à l'encontre de
Cholpon Orozobekova", a poursuivi l'organisation de défense de la liberté de
la presse.
    Le 12 juin, De Facto a publié le courrier d'une lectrice,
Zamira Moldoeva, dénonçant la corruption régnant parmi les membres de
l'inspection des impots de Bichkek et appelant le président Kourmanbek Bakiev
à intervenir. Le 13 juin, le chef de l'administration mise en cause,
Taalaibek Dalbaev a porté plainte. En moins d'une journée, le parquet général,
a ouvert une procédure criminelle, conclu que l'auteur de la lettre n'existait
pas et délivré le mandat autorisant la perquisition des locaux du journal,
sans informer ni entendre les membres de la rédaction. L'audience s'est
déroulée un samedi, jour habituellement chômé, en l'absence de tout
représentant du bihebdomadaire. Cholpon Orozobekova n'a reçu une convocation
que pour le 16 juin.
    Depuis, la rédaction a été perquisitonnée une seconde fois, son compte et
ses avoirs ont été gelés et malgré les dons de lecteurs, le journal n'a pu
publier qu'avec de grandes difficultés et en retard, les éditions suivantes.
Le 1er juillet, le porte-parole de la présidence, Nourlanbek Chakiev, a
démenti devant le club de la presse de Bichkek que les autorités avaient
l'intention de fermer le journal, dont il a déclaré être un lecteur assidu.
Mais il a aussi déploré les "manquements à l'éthique" de De Facto. Le même
jour, la rédactrice en chef a fait savoir, dans un entretien avec l'agence de
presse 24.kg qu'en dépit des soutien financiers reçus, il n'était pas possible
de poursuivre la publication de De Facto. Dans l'attente d'une évolution
favorable, les journalistes ont pris leurs congés et suspendu la parution du
journal jusqu'au 20 août.




Renseignements :

Renseignements: Katherine Borlongan, Directrice générale, Reporters sans
frontières, (514) 521-4111, Cell: (514) 258-4188, Télécopieur: (514) 521-7771,
rsfcanada@rsf.org

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