L'approche psychologique plus efficace que la médication pour le traitement à long terme de l'insomnie



    QUEBEC, le 19 mai /CNW Telbec/ - Le professeur Charles Morin de l'Ecole
de psychologie de l'Université Laval publie aujourd'hui les résultats d'une
vaste étude qui démontre que le traitement psychologique, ou thérapie
cognitive comportementale (TCC), donne de meilleurs résultats à long terme que
la médication dans le traitement de l'insomnie chronique. Les résultats
paraissent dans l'édition hebdomadaire du Journal of the American Medical
Association (JAMA). A court terme (six semaines), la combinaison de la TCC et
d'un somnifère permet d'améliorer la qualité du sommeil, mais dans la phase de
suivi à long terme (six mois), la TCC seule est plus efficace.
    L'insomnie chronique est un problème de santé publique majeur puisqu'elle
touche environ une personne sur dix. Elle se manifeste par la difficulté à
s'endormir le soir, un réveil prématuré ou encore de courtes périodes de
sommeil de mauvaise qualité. Les conséquences sur la qualité de vie des
personnes sont nombreuses : fatigue, difficulté à compléter ses journées,
absentéisme et, quand l'insomnie persiste sans traitement, le problème peut
dégénérer vers l'hypertension et la dépression majeure. Le professeur Morin,
associé au Centre de recherche Université Laval-Robert Giffard et titulaire de
la Chaire de recherche du Canada sur les troubles du sommeil, et son équipe
ont développé une thérapie psychologique contre l'insomnie qui inclut de
l'information sur le sommeil, la sensibilisation aux bonnes habitudes et la
prise en charge par le patient de la gestion de son sommeil. Cette approche a
déjà montré de bons résultats, mais l'étude dont les résultats paraissent
aujourd'hui voulait comparer la combinaison de cette thérapie avec la prise de
médicaments pour faciliter le sommeil.
    Les chercheurs ont divisé en deux les 160 participants à l'étude. La
moitié a été traitée par TCC seulement, les autres ont pris un somnifère, le
Zolpidem, en plus de suivre la thérapie. Après la première phase de l'étude,
ceux qui ont pris le médicament ont amélioré davantage la qualité de leur
sommeil. Par contre, après une seconde phase de six mois, ceux qui ont
continué de prendre le médicament ont obtenu de moins bons résultats (42 %)
que ceux qui ont cessé de le prendre tout en poursuivant la TCC (68 %). Pour
Charles Morin, "ces résultats sont certes prometteurs; il faut mieux faire
connaître la TCC auprès des cliniciens parce qu'elle contribue à améliorer la
qualité de vie de nombreux patients, mais il n'en demeure pas moins qu'une
trop grande partie des patients continue d'éprouver des problèmes d'insomnie
malgré nos efforts. Il faut poursuivre la recherche et surtout investir dans
le développement de la thérapie pour qu'elle génère des résultats positifs
chez une plus grande proportion de nos patients."
    Les chercheurs Annie Vallières, Bernard Guay, Hans Ivers, Josée Savard,
Chantal Mérette, Célyne Bastien et Lucie Baillargeon ont contribué au projet
dirigé par Charles Morin. Celui-ci a bénéficié du financement de l'organisme
américain, le National Institute of Health.

    Extraits audio et vidéo des entrevues avec Charles Morin et une de ses
patientes disponibles sur demande.




Renseignements :

Renseignements: Martin Guay, Relations avec les médias, Université
Laval, (418) 656-3952

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