LANCEMENT DU RAPPORT 2007-2008 SUR LA SITUATION ET LES BESOINS DES FAMILLES ET DES ENFANTS DU QUEBEC : L'ENGAGEMENT DES PERES - QUELQUES CONSTATS



    MONTREAL, le 23 sept. /CNW Telbec/ - Voici quelques-uns des faits
saillants du rapport sur la situation et les besoins des familles et des
enfants du Québec, rendu public aujourd'hui par le Conseil de la famille et de
l'enfance. Il porte cette année sur l'engagement des pères envers leurs
enfants.

    Les statistiques n'ont pas suivi la réalité...

    Un des premiers constats est à l'effet que les statistiques concernant la
situation des pères sont rares et dispersées. La situation des pères seuls est
mieux documentée, mais les données ne reflètent pas la multiplicité des
situations familiales dans lesquelles se trouvent les pères contemporains. Par
exemple, il est impossible de savoir combien d'hommes sont pères au Canada et
au Québec et de ce nombre combien vivent avec leur(s) enfant(s). Des
adaptations aux questions posées lors des recensements devraient être faites
afin de permettre de fournir des données indispensables à une analyse sérieuse
de l'évolution de leur situation.

    Une diversité de situations et des trajectoires paternelles complexes

    Le rapport fait ressortir à quel point le parcours des pères n'est pas
linéaire et combien à l'image des familles qu'ils forment, leurs trajectoires
évoluent au fil de transitions qui peuvent se cumuler selon les cas. De père
d'une famille intacte à beau-père d'une famille recomposée en passant par père
sans conjointe ou père de deux fratries, tous les scénarios semblent possibles
et peuvent se succéder au courant d'une vie.

    La garde partagée en hausse

    Le rapport note que le nombre de cas de garde partagée après un divorce a
pratiquement triplé de 1995 à 2003, atteignant 29 %. Le nombre de pères
impliqués dans la garde partagée pourrait être plus élevé si on applique cette
tendance aux couples en union libre (les statistiques ne sont disponibles que
dans le cas des couples mariés). De façon générale, les données indiquent que
les conditions d'accès des pères à leur(s) enfant(s) après les ruptures
d'union se sont améliorées. Cela ne signifie que tous les problèmes d'accès
sont réglés, ni même que la répartition du temps de garde soit égale, mais
cela reflète néanmoins une tendance qui va dans le sens d'un plus grand
engagement des pères après une rupture d'union, ce qui est bénéfique pour les
enfants.

    Des pères de plus en plus engagés, tout le monde y gagne!

    Le rapport revient sur les résultats de nombreuses études qui concluent
que l'engagement des pères envers leur(s) enfant(s) est non seulement
bénéfique, mais qu'il est grandement souhaitable qu'il se fasse tôt dans la
vie du tout-petit et qu'il dure le plus longtemps possible.
    Un phénomène qui donne une bonne idée de leur engagement précoce est la
proportion de pères qui se prévalent du congé de paternité et du congé
parental. Or, après une année d'application du Régime québécois d'assurance
parentale, 36 % des personnes qui y ont fait appel étaient des pères. En fait
près de 46 000 pères ont pris le congé de cinq semaines prévu par le Régime,
dans les deux tiers des cas dans le mois suivant la naissance.
    En ce qui concerne le congé parental, soit celui qui suit le congé de
maternité ou de paternité, les parents l'ont partagé dans 12 % des cas et les
pères l'ont pris seuls dans 9,6 % des cas. Tout un ajustement pour les milieux
de travail et une révolution dans la façon d'exercer son rôle de père. Et ce
n'est qu'un début!

    Un engagement en conflit avec le travail rémunéré

    Un bémol dans cet énoncé plutôt favorable à un plus grand engagement des
pères : depuis 10 ans, le temps consacré au travail, incluant les déplacements
entre la résidence et le travail, a augmenté de façon importante, plus encore
chez les catégories socioprofessionnelles les plus qualifiées. En fait, il
s'est accru de six heures par semaine en moyenne chez les pères. Ce temps
additionnel entre bien entendu en conflit avec le temps consacré à la famille.

    Reconnaissance, les milieux s'adaptent progressivement,

    Soutien, les institutions emboîtent le pas

    Des études et des témoignages recueillis il ressort que tant dans les
milieux de travail que dans les institutions de santé (notamment le volet
périnatal) ou d'éducation (CPE, écoles), on tend à reconnaître davantage le
rôle des pères. Mais des adaptations doivent encore être faites, comme par
exemple leur donner automatiquement plein accès à l'information sur l'état de
santé de leur enfant ou toute l'information scolaire requise. Cependant, la
situation semble être en bonne voie et les mentalités progressent au rythme de
cette révolution tranquille des pères.

    L'action de l'Etat

    Reconnaître et soutenir davantage des pères à part entière

    La législation québécoise a changé dans le sens de la reconnaissance des
pères, notamment en ce qui a trait à la filiation, aux pensions alimentaires,
au régime d'assurance parentale, aux normes du travail, etc. Cependant, des
zones d'ombre demeurent : la question des droits du beau-père après la rupture
avec la conjointe, mère des enfants. Des améliorations au congé de paternité
et au congé parental pourraient également être apportées ainsi que des mesures
de conciliation travail-famille et un soutien mieux ciblé lors de la cruciale
période périnatale.
    En bref, cet état des lieux confirme que des changements importants sont
en place en ce qui concerne l'engagement des pères, que ces changements ont
des impacts sur les milieux de travail, les institutions publiques et sur la
société en général.
    "Comme dans toutes les révolutions, fussent-elles tranquilles, des
adaptations sont requises et il se trouve des gens pour considérer que
l'évolution des mentalités ne se fait pas assez vite. Nous, au Conseil, ayant
pris acte des transformations en cours, nous avons choisi de mettre l'accent
sur le travail accompli et de saluer le verre à moitié plein quitte à
continuer de le remplir plutôt que de se désoler qu'il ne soit pas encore
plein!", a conclu la présidente du Conseil de la famille et de l'enfance,
Mme Marie Rhéaume.

    A propos du Conseil

    Relevant de la ministre de la Famille, le Conseil de la famille et de
l'enfance est un organisme composé de 15 membres nommés par le gouvernement,
qui cherche à anticiper l'évolution de la situation des familles et des
enfants et à développer une vision prospective susceptible notamment d'aider
le gouvernement à orienter ses politiques sociales. Il produit des rapports,
des études et des avis sur tout sujet soumis à son attention par le
gouvernement ou qu'il juge à propos d'approfondir.

    Source : Conseil de la famille et de l'enfance
    -%SU: SOC
    -%RE: 1,40




Renseignements :

Renseignements: Catherine Escojido, (514) 927-8807

Profil de l'entreprise

Conseil de la famille et de l'enfance

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