Lancement de campagne - La solution à la crise économique passe par l'éducation postsecondaire



    MONTREAL, le 27 oct. /CNW Telbec/ - Ce matin, la Fédération étudiante
collégiale du Québec (FECQ), ainsi que la Fédération étudiante universitaire
du Québec (FEUQ) ont dévoilé les propositions qu'elles comptent défendre d'ici
le prochain budget du gouvernement Charest.

    L'éducation postsecondaire : une nécessité dans un monde de savoir

    "Nous nous inquiétons de la situation économique actuelle. A l'instar du
premier ministre Charest, nous croyons qu'il est vital d'investir dans les
ressources humaines pour survivre à la crise. Pour ce faire, il faut faciliter
l'accès aux formations techniques, de même qu'aux études préuniversitaires et
universitaires. Dans une économie du savoir, la formation continue et le
développement d'une main-d'oeuvre hautement spécialisée sont plus
qu'essentiels. C'est donc en ayant l'avenir de la totalité du Québec en tête
que la FEUQ et la FECQ présentent leurs solutions aujourd'hui, comme elles le
feront à la grandeur du Québec dans les semaines qui suivent", ont affirmé
d'entrée de jeu le président de la FEUQ, David Paradis, ainsi que Xavier
Lefebvre Boucher, président de la FECQ.
    "Pour favoriser l'économie du savoir, nul doute qu'il faut favoriser
l'accessibilité aux études. Le Québec a d'ailleurs su se doter d'un système
d'aide financière aux études pour s'y faire, a poursuivi le président de la
FECQ, M. Lefebvre Boucher. Cependant, le système de prêts et bourses n'est pas
adapté à la réalité des étudiants. Par exemple, l'aide financière prévoit
qu'il faut dépenser moins de sept dollars par jour pour se nourrir; soit moins
qu'il n'en faut pour acheter le menu du jour dans une cafétéria. Il devient
nécessaire d'augmenter ce que l'aide financière considère comme le minimum
requis pour que les étudiants puissent subvenir à leurs besoins et poursuivre
leurs études. Autrement, c'est le Québec qu'on pénalise. Sans soutien
suffisant, on diminue les chances de diplomation, donc l'offre de
main-d'oeuvre qualifiée pour faire face aux défis d'aujourd'hui et de demain."
En effet, selon les calculs des fédérations étudiantes, l'aide financière
considère que les dépenses mensuelles - réelles - des étudiants sont aussi
basses que : 376 $ pour le logis, 204 $ pour l'alimentation et 43 $ pour se
vêtir. Depuis 1994, l'aide financière aux études n'a été indexée au coût de la
vie que 5 fois. "En 14 ans, c'est au moins 71 millions de dollars que le
gouvernement a économisés sur le dos des étudiants. Malgré les temps moins
faciles pour les finances publiques, il faut non seulement s'assurer d'une
indexation récurrente, mais aussi d'un rattrapage du manque à gagner pour les
étudiants. Il nous semble tout à fait normal que l'aide suive l'augmentation
des dépenses nécessaires pour se loger, se vêtir, se nourrir et se déplacer",
a continué le président de la FECQ.

    L'éducation postsecondaire et le défi démographique : pour une
    conciliation famille-étude

    Suite à l'augmentation des naissances, jumelée à la crise économique
actuelle, la réalité de la population étudiante change. Il est de moins en
moins rare de voir des étudiants parents dans les salles de cours. "Quand des
parents décident de poursuivre ou de retourner aux études, il est essentiel de
leur apporter le soutien nécessaire. Concernant le défi démographique qui nous
interpelle depuis des années, nous entendons beaucoup parler de conciliation
famille-travail et qu'on veut faire du Québec le paradis des familles. Pour
continuer dans cette voie, il est maintenant nécessaire de parler de
conciliation famille-étude. La FEUQ et la FECQ ont des propositions très
simples pour améliorer le sort des étudiants parents : cesser de prendre en
compte les pensions alimentaires dans le calcul de l'aide financière,
améliorer l'offre de service de garde subventionné en milieu collégial et
universitaire, ou encore ajuster les frais de subsistances aux réalités des
étudiants parents", a ajouté M. Paradis.
    "En ces temps difficiles, il faut évaluer la réelle capacité des parents
à contribuer financièrement aux études de leurs enfants. Force est de
constater que l'aide financière aux études fait fausse route en considérant
que les parents peuvent contribuer aux études de leurs enfants alors qu'ils
gagnent aussi peu que 30 000 $ en revenu familial, soit sous le seuil de
faible revenu. Nous sommes donc en accord avec le Comité consultatif sur
l'accessibilité aux études qui recommande la hausse du seuil de contribution
minimale à 45 000 $. Il importe, pour tenir en compte la réalité de la classe
moyenne, d'augmenter le seuil de revenu à partir duquel les parents sont
censés contribuer financièrement aux études de leurs enfants", a renchéri
M. Lefebvre Boucher.

    Epargner la jeunesse de la crise de l'endettement

    Lors du dernier budget fédéral, le gouvernement nous a annoncé la
dissolution de la Fondation canadienne des bourses du millénaire pour le
remplacer par le Programme canadien de subventions aux étudiants. Ce nouveau
programme en est un de bourses versées directement aux étudiants. Le Québec
peut bénéficier d'un droit de retrait avec compensation. "Pour nous, les
sommes que Québec pourra retirer de ce nouveau programme doivent retourner
directement aux étudiants. Le gouvernement doit mettre ces 85 M $ dans la
baisse de la contribution parentale dans le calcul de prêts et bourses, mais
surtout pour limiter l'endettement étudiant en baissant considérablement le
plafond de prêts maximal accordé aux bénéficiaires de l'aide financière. Face
à la crise financière, ce n'est certainement pas en endettant la jeunesse que
nous nous assurerons un avenir prospère", a conclu le président de la FEUQ,
M. Paradis.

    La FECQ et la FEUQ mettent le cap dès cet après-midi, et pour le mois qui
suit, sur les régions du Québec afin de récolter des appuis à leurs
revendications. Ils en profiteront pour informer leurs membres sur le
fonctionnement de l'aide financière aux études. Vous pouvez retrouver la note
d'information pour cette tournée au www.feuq.qc.ca et www.fecq.org.
    Résumé des revendications sur l'aide financière aux études disponible
au : http://www.feuq.qc.ca/gestion/files/0809_CASP_BrefAFE.pdf

    La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et la Fédération
étudiante universitaire du Québec (FEUQ) représentent ensemble près de
160 000 étudiants au Québec.




Renseignements :

Renseignements: Dany St-Jean, vice-président aux communications FEUQ,
bureau: (514) 396-3380, cell.: (514) 212-5457; Merlin Trottier-Picard,
vice-président FECQ, bureau: (514) 396-3320, cell.: (514) 554-0576

Profil de l'entreprise

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